“ Edward Ferrars a gardé d’une éducation par une mère trop autoritaire une indécision qui le laisse tout désorienté dans les crises de l’existence. Il hésite toujours, il n’avance que pour reculer, ne recule que pour avancer ”
Edward Ferrars
Définition et enjeux
Citations sur “Edward Ferrars”
Jane Austen,
Raison et Sentiments
(1811)
“ Quel peut être le motif du colonel ?— Un motif tout simple, le désir d’être utile à M. Ferrars.— En vérité, chère Elinor, je croirais plutôt que c’est le désir de vous plaire, si vous pouviez encore vous intéresser le moins du monde à Edward ; mais après ce qu’il vous a fait ! Vous courtiser, laisser croire à tout le monde qu’il vous était attaché, indisposer votre belle-sœur contre vous à cette occasion, et puis être engagé à une autre, qui ne vous vaut pas ; c’est mal, cela, très mal, et vous devez le détester plus que personne ; mais vous avez un si bon cœur ! ”
François-René de Chateaubriand,
Mémoires d’outre-tombe
“ Ferrare, jadis tant agitée de ses femmes, de ses plaisirs et de ses poètes, est presque déshabitée : là où les rues sont larges, elles sont désertes, et les moutons y pourraient paître. Les maisons délabrées ne se ravivent pas, ainsi qu’à Venise, par l’architecture, les vaisseaux, la mer et la gaieté native du lieu. À la porte de la Romagne si malheureuse, Ferrare, sous le joug d’une garnison d’Autrichiens, a du visage d’un persécuté : elle semble porter le deuil éternel du Tasse ; prête à tomber, elle se courbe comme une vieille. ”
Victor Cherbuliez,
Revue des Deux Mondes
“ Personne non plus n’eut le pied si léger, ne poussa si loin la manie de changer d’air et de pays. Ferrare lui était apparue comme un séjour enchanté, comme un lieu de délices, où les ruisseaux charriaient de l’or, où les perles avaient plus de brillant que partout ailleurs, où les diamans n’étaient jamais faux ni les apparences jamais trompeuses, où tous les hommes étaient bons, où toutes les femmes étaient belles, où toutes les paroles étaient vraies, et quoi que lui dît son prince, il avalait tout doux comme lait. ”
Victor Cherbuliez,
Revue des Deux Mondes
“ Il avait rêvé, il se réveille, et Ferrare est un enfer, où l’on est tourmenté par les démons. Il n’y pourrait rester sans mourir; il part, il s’enfuit, et à peine échappé de sa galère, il ne pense qu’à y retourner. ”
Eugène Sue,
Les Mystères de Paris
“ Jetant son stylet et portant ses deux mains à ses yeux, le misérable tomba la face contre terre en poussant un cri qui n’avait rien d’humain. Par suite du phénomène dont nous avons parlé et dont une obscurité profonde avait suspendu l’action, lorsque Jacques Ferrand entra dans cette chambre vivement éclairée, il fut frappé d’éblouissements plus vertigineux, plus intolérables que s’il eût été jeté au milieu d’un torrent de lumière aussi incandescente que celle du disque du soleil. ”
Victor Cherbuliez,
Revue des Deux Mondes
“ À son arrivée, il trouve Ferrare en fête : Alphonse épouse en troisièmes noces Marguerite Gonzague. Partout des apprêts, un somptueux appareil, de la musique, des masques courant les rues. Hâve, décharné, le cœur en proie au vautour qui le ronge, il erre comme un fantôme parmi cette foule ivre de tumulte et de joie. Il s’approche du palais, il en contemple d’un œil hagard les murailles magnifiquement parées qui l’ont publié... « C’est moi ! Je suis le Tasse !.» » Quoi qu’il dise, elles ne le reconnaissent point. ”
George Sand,
Les Deux Frères
(1875)
“ Je vais vous dire, reprit Roger, quel homme est M. Ferras, car vous ne le connaissez pas ; non, pas même toi, Charles, qui l’as vu pendant douze ans dans l’intimité, et qui te crois très-pénétrant. Eh bien, M. Ferras, qui a l’air d’un bonhomme indifférent à tout ce qui n’est pas la bibliomanie et le jeu d’échecs, est beaucoup plus fin que toi. Il n’a jamais eu d’épanchements avec toi ; bien que tu aies beaucoup provoqué sa confiance, tu n’as pas pu l’obtenir, et tu en as conclu qu’il était froid ou nul. Le fait est qu’il n’approuvait pas ta conduite dans l’affaire de Gaston. ”
Raison et SensibilitéSense and Sensibility, Jane AustenTrad. : Isabelle de Montolieu
“ Le dernier paysage qu’elle a fait est vraiment très-remarquable. – Extrêmement beau, dit madame Ferrars ; elle excelle dans tout ce qu’elle fait, et rien ne peut lui être comparé ; mais aussi elle a une éducation si brillante, tant de talens naturels ! Maria, la sensible, la vive Maria ne put supporter ce qu’elle regarda comme un outrage à sa sœur ; elle était déjà très-irritée du ton et de la manière de madame Ferrars, mais de tels éloges donnés à une autre aux dépens d’Elinor, provoquèrent son ressentiment. ”
L. Rélier, Guide pratique de l'élevage du cheval (1889)
“ Avec ce système de ferrure, on évite, il est vrai, les inconvénients de la ferrure à chaud, mais comme l'adaptation du fer au pied n'est jamais aussi parfaite, il en résulte que la ferrure laisse à désirer au point de vue du coup d'œil et de la solidité. ”
Victor Cherbuliez,
Revue des Deux Mondes
“ Il s’en est inspiré pour peindre le château d’Armide, et sa forêt enchantée, et ces ravissantes féeries dont il égaya la trame un peu sombre de son poème. D’ailleurs ces magnificences ne bannissaient pas de Ferrare le goût des plaisirs de l’esprit. La renaissance, je le veux, n’était plus alors qu’un reste d’elle-même ; mais ce reste était beau et c’est Ferrare qui le recueillit. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Depuis ce temps, Ferrare devint déserte ; son terroir inculte se couvrit de marais croupissants. Ce pays avait été, sous la maison d’Este, un des plus beaux de l’Italie ; le peuple regretta toujours ses anciens maîtres. Il est vrai que le duc fut dédommagé : on lui donna la nomination à un évêché et à une cure, et on lui fournit même quelques minots de sel des magasins de Cervia. Mais il n’est pas moins vrai que la maison de Modène a des droits incontestables et imprescriptibles sur ce duché de Ferrare, dont elle est si indignement dépouillée. ”
Eugène Sue,
Les Mystères de Paris
“ Vous me dites, il est vrai, qu’en outre vous avez une communication très-importante à me faire... soit... mais alors vous ne devriez pas m’exposer à attendre un quart d’heure dans votre antichambre : cela n’est pas poli, monsieur. M. Ferrand, impassible, termina un calcul qu’il faisait, essuya méthodiquement sa plume sur l’éponge imbibée d’eau qui entourait son encrier de faïence ébréchée, et leva vers le vicomte sa face glaciale, terreuse et camuse, chargée d’une paire de lunettes. ”
Baron d' Étreillis, Dictionnaire du sport français… (1872)
“ Jusqu'au jour où la ferrure fut pratiquée, l'homme ne possédait que la moitié du cheval. L'invention de la ferrure, on peut le dire, achève la conquête. On peut ajouter, pourtant, que bien souvent cette conquête est compromise par la maladresse, la prétention, l'ignorance des ouvriers auxquels la ferrure est confiée. Mais, dira-t-on, est-il possible d'exiger d'un maréchal les connaissances multiples indispensables pour appliquer une ferrure rationnelle? ”
Jane Austen,
Raison et Sentiments
(1811)
“ Peu de jours après le départ d’Edward, Elinor était seule dans le salon, devant sa table à dessiner, et plongée dans ses rêveries, lorsqu’elle en fut tirée par un bruit de voix dans la petite cour verte. Elle leva les yeux, regarda par la fenêtre et vit beaucoup de monde près de la petite porte. C’étaient sir John, sa femme, sa belle-mère et, avec eux, un gentilhomme et une dame qu’elle ne connaissait point. ”
Alexandre Vallon, Cours d'hippologie à l'usage de MM. les officiers de l'armée… (1880)
“ On peut même arriver à rendre au pied, par la ferrure, les qualités qu'il a perdues, et corriger des défauts d'aplombs et de proportions. Or, pour qu'il en soit ainsi, la ferrure doit être exécutée par un ouvrier intelligent, instruit, habile, et d'après certaines règles dont la non-observation peut avoir des inconvénients graves et nombreux. ”
L'Utilisation et l'alimentation rationnelles du cheval… (1927)
“ Disons simplement que si le but de la ferrure est dempêcher les dégradations de la corne en conservant son élasticité, il est aussi d'assurer franchement et sûrement l'appui du pied dans la marche ; disons égalèment qu'une ferrure raisonnée devra toujours pouvoir corriger ou diminuer les déviations des aplombs et permettre au cheval de travailler librement sans souffrance. ”
Pierre-Jean Mariette,
Abecedario de P. J. Mariette : et autres notes inédites de cet amateur sur les arts et les artistes…
(1853-1862)
“ FERRARI (FRANÇOIS) , né à Ferrare, le 25 janvier 1634, est le premier qui ait apporté dans Ferrare l'art de peindre del'architecture et des ornemens sur les murailles de façon à faire illusion; c'est ce que les Italiens appellent pittore di quadratura, genre de peinture dont les Bolognois sont en possession, et dans lequel il a paru parmi eux des hommes excellents. Il faut croire qu'avec ce talent il avoit celui de peindre supérieurement des scènes de théâtre, et c'est ce qui le, fit appeler à Vienne par l'empereur Léopold, à l'occasion du mariage de l'archiduc Joseph. ”
Arthème Fayard, Histoire de la Commune de Paris en 1871 (1871)
“ Figurez-vous un homme d'une taille plus que minuscule, ayant la figure presque couverte d'une barbe et de favoris noirs d'où émergent deux verres de binocles abritant deux prunelles du noir le plus foncé, et vous aurez une idée de la personne de Ferré. Mais où il est encore plue drôle c'est quand il parle ; il se lève sur la pointe des pieds comme un coq en colère et pousse des sons aigus qui constituent ce que l'on peut appeler improprement sa voix. Ferré a vingt-six ans. ”
Edmond Curot, La ferrure de course du galopeur & du trotteur au haras et à l'entraînement… (1908)
“ L'action de la ferrure chez le poulain peut devenir curative tandis que chez l'adulte elle n'est que palliative. Dès qu'on s'aperçoit de la déviation et de l'irrégularité de la surface d'usure du sabot, il faut abattre le quartier le plus haut de manière à rétablir l'aplomb du pied; on doit même laisser dominer le quartier opposé. ”
Pierre Louis Ginguené, Histoire littéraire d'Italie (4…
“ Il viendra ensuite le jeter au même endroit où il aura laissé le corps et le reste de l'armure. Cela dit et convenu, l'Argail expire, et Ferragus, après lui avoir ôté son casque, et s'en être couvert, va précipiter le corps dans la rivière. Ce n'est pas sans avoir versé des larmes sur la mort prématurée de ce brave guerrier. Il reste quelque temps les yeux fixés sur l'endroit où il l'a jeté, et reprend tout pensif le chemin qui l'avait conduit au bord du fleuve 484. On reconnaît à ce trait de nature le poëte sensible et l'homme nourri de l'étude des anciens. ”
Éphrem Houël,
Traité des courses au trot, par Éphrem Houël
(1842)
“ Ces Hippiatres reconnaissent donc les vices de la ferrure à clous pratiquée à chaud ou à froid ; aucun d'eux, malgré son talent et ses lumières , n'a pu réussir à arrêter les effets pernicieux de la ferrure par tâtonnements, et ceux qu'exerce principalement sur le pied l'influence du calorique. Les accidents que déplorent ces auteurs revèlent l'importance de la découverte qui met à l'avenir le pied du cheval à l'abri des ferrures vicieuses ; car le cheval n'a plus à redouter les conséquences de l'apposition du fer brûlant sur le pied, puisqu'on ferre à froid ”
“ Excusables, gaies et charmantes chez des petites mondaines, ces pauvres vues se traduisent, chez ce gros garçon à tête de cocher anglais, par un sourire irritant et par une prodigieuse servilité pour tout ce qui représente une influence sociale. Il plaisante volontiers sur les femmes de la société républicaine, mais il admire profondément M. Jules Ferry. Il n’a pas l’intelligence assez large pour concevoir que l’intérêt n’est pas seul à mener le monde, qu’il se mêle souvent et qu’il cède parfois à des passions plus fortes, voire à des passions nobles. ”
Lucie Félix-Faure-Goyau,
La vie et la mort des fées
“ Un suprême rayon de poésie se pose encore sur Ferrare, illuminant le front dolent du Tasse. Fils du poète auquel on doit l’Amadis italien, et d’une mère, belle, recueillie, mélancolique, l’enfant de Bernardo Tasso et de Porzia de Rossi était né sur le rivage étincelant de Sorrente, rivage destiné aux suaves harmonies, puisqu’il devait inspirer à Lamartine des vers qui sont une caresse pour notre âme. Les sites les plus radieux ne peuvent qu’enchâsser la tristesse de la destinée humaine. ”
L' Arioste, Roland furieux : poème héroïque (1879)
“ Quand Ferragus, qui l'aimait et le tenait en grande estime, le voit tomber, il ressent une plus vive douleur de sa mort que de la perte de mille autres moissonnés auparavant, et il happe si rudement celui qui l'a tué, qu'il le pourfend depuis le cimier du casque, à travers le front, les yeux, la tête, jusqu'au milieu de la poitrine, et il le précipite à terre, privé de la vie. 74. Il ne s'en tient pas là : il fait tourner autour de lui son épée, brise tous les casques, émiette toutes les cottes de mailles. A l'un il balafre le front, à l'autre la joue ; à d'autres il coupe la tête ou le bras ”
Paul Féval, Les Mystères de Londres
“ Le cheval du marquis de Rio-Santo allait comme le vent. Le voyage se faisait en silence ; mais Clary, forcée de se serrer contre Edward, était heureuse. C’était son rêve, son beau rêve qu’elle avait fait durant sa captivité chez le docteur Moore. Elle respirait avec délices l’air froid de la nuit qui venait frapper son front brûlant. Elle regardait fuir de chaque côté, comme de féeriques chimères, les masses sombres des maisons et les brillantes lignes dessinées par le gaz. Où allait-elle ? — Ah ! ceci importait peu. ”
Eugène Sue,
Les Mystères de Paris
“ Jacques Ferrand prit, à travers le guichet, l’arme dangereuse avec précaution, et la jeta au loin dans le corridor. — Cécily... tu me crois donc ? — s’écria-t-il avec transport. — Si je te crois ! — dit la créole en appuyant avec force ses deux mains charmantes sur les mains crispées de Jacques Ferrand. — Oui, je te crois... car je retrouve ton regard de tout à l’heure, ce regard qui m’avait fascinée... Tes yeux étincellent d’une ardeur sauvage. Jacques... je les aime, tes yeux ! ”
Giorgio Vasari, Vies des peintres, sculpteurs et architectes
“ Quant à nous, nous aimons mieux penser que l’histoire a péché ; que l’histoire, par une coupable indifférence, a laissé Ferrare dans l’oubli. Nous aimons mieux penser que la barbarie des ignorants, les fureurs des guerres et les ravages du temps ont détruit les monuments qui auraient attesté que Ferrare ne s’était pas condamnée à une honteuse immobilité au milieu des glorieux travaux des villes voisines. ”
Jacques Bret, Messieurs de Cisay
“ Rien dans sa vie n’avait jamais sollicité son activité, et les goûts de M. de Ferrand le portant aussi vers ce qui était tranquille et raffiné, ils s’étaient arrangé l’existence la plus perfectionnée du monde, existence qu’elle avait continuée depuis son veuvage. ”
Jules Le Fèvre-Deumier,
Poésies
(1842)
“ Avant ce dernier voyage de découverte, l'émule obscur du martyr de Ferrare est revenu dans ses foyers. Il les a trouvés aussi tristes, aussi froids, aussi déserts, qu'au départ. Quelques années d'absence n'avaient pas desséché, dans sa coupe, le philtre vénéneux qu'une femme y versa. Qui sait! quelque main charitable avait peut-être pris soin d'entretenir le poison, pour qu'il ne lui manquât pas au retour. Philosophe vaincu, il a crié vers le Dieu dont il doute. Mon Dieu, lui a-t-il dit, que votre liqueur de vie est amère! Assez ! Le ciel n'en a pas assez, et le barde avorté vit toujours. ”
Alphonse de Lamartine,
Cours familier de Littérature - Volume 16
“ On doit reconnaître que le duc de Ferrare, à cette époque, cherchait sincèrement à le guérir de ses imaginations, derniers assauts de son mal, en lui procurant les distractions propres à évaporer ses songes. On le menait visiter les églises et les monastères; on le conduisait même par l'ordre du duc aux mascarades du carnaval; on le laissait passer des jours et des semaines dans les maisons de ses amis. Il raconte lui-même les fêtes de Ferrare auxquelles il avait assisté dans la maison de Gianlucco, un de ses admirateurs ”
Eugène Sue,
Les Mystères de Paris
“ Vous ne pouvez donc être en rien compromis : affirmez seulement... homme irréprochable, affirmez que tout a été autrefois concerté entre vous, moi et madame Séraphin, et l’on vous croira. Quant aux cinquante mille écus placés sur la tête de ma fille, cela me regarde seule ; ils resteront acquis à votre client, qui doit ignorer complètement ceci ; enfin vous fixerez vous-même votre récompense... Jacques Ferrand conserva tout son sang-froid malgré la bizarrerie de cette situation si étrange et si dangereuse pour lui. ”
Edmond Curot, La ferrure de course du galopeur & du trotteur au haras et à l'entraînement… (1908)
“ Les ferrures française et anglaise, pendant la période de l'entraînement, où l'épaisseur du fer est assez considérable, apportent non seulement un obstacle au fonctionnement de la fourchette,mais elles intervertissent l'ordre naturel des rôles attribués à la paroi et à la sole. Avec ces ferrures, en effet, le sabot ne fait son appui que par le bord plantaire de la muraille et l'os du pied manque d'équilibre par la soustraction de la sole à toute participation à l'appui. Le poids du corps ne trouve d'autre résistance que l'enchevêtrement podokéraphylleux. ”
