Lorillard

Définition et enjeux

Pierre Billotey La fortune de Fortuné (1923)

Tout en réfléchissant, il se représentait les beautés presque surnaturelles de sa femme, sa figure imposante, ses épaules rondes, son large ventre voluptueux, sa croupe rembourrée d'une chair débordante et veloutée, ses seins que l'on aurait cru moulés dans une soupière. Certes, Lorillard adorait ces merveilles. Pourtant il les eut volontiers cédées contre leur pesant d'or.
Source : Gallica

Pierre Billotey La fortune de Fortuné

Reconnais-tu Valentine ? prononça Gentillot.
Non, Fortuné ne la reconnaissait pas. Quel rapport pouvait-il établir entre cette élégante superbe et la fillette de jadis, aux jupes crottées, aux cuisses crasseuses, qui l’avait, lui Lorillard, déniaisé à treize ans ?
Elle s’assit près de lui et parut le revoir avec émotion. Toutes les femmes ont du cœur. On ne le dit pas assez. Valentine, si âpre dans sa carrière, comme on le saura, fut touchée de retrouver l’un de ses premiers amants.
Source : Gutenberg

Pierre Billotey La fortune de Fortuné

Et Lorillard était assis dans la cuisine. Il contemplait le fourneau à gaz, et les casseroles brillantes, si bien entretenues par Angèle, et les boîtes de fer pleines de farine, de poivre, de café, de chapelure, rangées par ordre de grandeur sur leur tablette recouverte d’un papier festonné. Jamais un homme n’observa, sans doute, un fourneau à gaz, ni des casseroles, ni aucune sorte de boîtes, avec un regard aussi terrifié, aussi chargé de douleur, de remords, avec un regard, enfin, semblable à celui que mon ami Fortuné reportait incessamment de l’un à l’autre de ces humbles ustensiles.
Source : Gutenberg

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