Giorgio Vasari, Vies des peintres
“ Luca Signorelli avait un fils qu’il aimait beaucoup, et qui fut tué à Cortona. Lorsqu’on lui apporta le corps de ce malheureux jeune homme, il sut assez maîtriser son amère douleur pour le faire dépouiller de ses vêtements et le peindre lui-même sans verser une larme. Il voulait que son art lui conservât au moins le souvenir de l’enfant chéri que la nature lui avait donné et que la fortune ennemie lui avait enlevé. ”
