Extirpateur

Définition et enjeux

Hippolyte de Chavannes de La Giraudière La ferme-modèle, ou L'agriculture mise à la portée de tout le monde… (1860)

L'extirpateur, plus que toute autre machine aratoire, a besoin d'être approprié au sol dans lequel il doit agir. Une bonne charrue se tire partout d'affaire; il n'en est pas de même de l'extirpateur : celui qui ferait merveille dans une contrée sablonneuse, ne rendrait aucun service dans une terre tenace et collante; il suffit de jeter un coup d'œil sur les instruments que voilà pour vous en convaincre. Cet extirpateur est celui de Roville ; il est armé de cinq socs disposés sur deux lignes et solidement fixés à un
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Maison rustique du XIXe siècle… (1835)

L’extirpateur à cinq pieds mobiles et à socs en fer, à établir sur un avant-train ordinaire de charrue, coûtait 105 fr. — Le même, avec roue sous l’age pour remplacer l’avant-train, 120 fr. — À pieds fixes et à socs entièrement en acier, il ne coûte dans le premier cas que 87 fr. ; — dans le second que 105 fr. — Chaque pied de rechange est du prix de 11 fr.
Fig. 262 L’extirpateur de M. de Valcourt (fig. 262) , qui a été adopté à Grignon, où on le fabrique, est à cinq socs. Il pourrait en avoir deux de plus dans les terres légères.
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Maison rustique du XIXe siècle… (1835)

Si le sol est couvert de mottes dures, elles enlèvent la herse qui ne remplit plus son office ; si le labour est ancien et qu’il y ait une croûte superficielle, la herse ne mord pas. Dans ces cas, on se sert avec avantage de l’extirpateur. Ce dernier instrument est même employé à Roville et à Grignon pour suppléer au labour qui suit quelques récoltes sarclées. Après l’extraction de la récolte on sème sous labour et on enfouit à l’extirpateur. Cette méthode convient au céréales qui n’exigent pas une terre remuée à une grande profondeur.
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