Rue de Clichy

Définition et enjeux

Les rues de Paris. Paris ancien et moderne… (1844)

La rue de Clichy et la rue Blanche, ensuite les rues de La-Tour-des-Dames, de La Rochefoucauld, Pigale, tout récemment la rue Neuve-Clichy, la rue Moncey, la rue Boursault, se sont frayé un passage à travers les pivoines et les lauriers-roses. Hélas ! ces pauvres fleurs, sorties de la poussière, sont retournées à la poussière ; le carrefour a usurpé la place du jardin anglais ; le trottoir a écrasé sous son asphalte brutal l'allée mélancolique où l'éperon du mousquetaire aimait à s'égarer avec le soulier mignon de la comédienne.
Source : Gallica

Théophile Lavallée Histoire de Paris, depuis le temps des gaulois jusqu'en 1850

La rue de Clichy était encore, au milieu du XVIIIe siècle, un chemin qui conduisait des Porcherons à Clichy. Quelques petites maisons y furent bâties alors par les grands seigneurs qui allaient faire débauche aux Porcherons; l'une d'elles appartenait au maréchal de Richelieu et a servi d'hôtel d'abord à madame Hamelin, ensuite à la duchesse de Vicence; on a ouvert sur son emplacement la rue Moncey. Une autre, construite avec un luxe royal par le financier La Bouxière, devint le jardin du Petit-Tivoli, détruit récemment et sur l'emplacement duquel ont été construites quatre rues nouvelles.
Source : Gutenberg

Portrait de Joseph Méry Joseph Méry Les nuits parisiennes (1860)

Messieurs, c'est une histoire très-simple, le roman qui se déroule tous les jours sous nos yeux.
Vous connaissez tous la rue de Clichy : c'est un des plus charmants quartiers de Paris, surtout à cause des nombreuses maisons d'éducation pour les jeunes demoiselles, qui s'y alignent des deux côtés, jusqu'à la barrière immortalisée par le maréchal Moncey, le père La Tuile et Horace Vernet, le peintre de toutes nos gloires et de tous nos malheurs.
Source : Gallica

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