Adrien Van Ostade

Définition et enjeux

National Gallery : les grands musées du monde illustrés en couleurs… (1912)

Adrien Van Ostade, écrit Théophile Gautier, n'est certes pas le peintre de la beauté, il n'a fait que d'affreux petits bonshommes trapus, communs, balourds, fumant leur pipe ou buvant leur chope de bière dans des intérieurs aux murailles brunes, éclairées par quelque vitrage à mailles de plomb, ou assis sur des bancs ombragés d'une brindille de houblon à la porte des hôtelleries, écoutant un ménétrier ou un joueur de vielle.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Lucien Huard Charles-Lucien Huard Paris et ses merveilles, par L. Huard (1890)

Adrien Van Ostade est aussi un caricaturiste, si l'on n'examine que ses petits bonshommes trapus, luttant de laideur avec ceux qu'ont commis, non loin de là, Brauwer et son élève et ami le boulanger Craesbeke; mais si l'on étudie l'ensemble de ses tableaux, c'est surtout un peintre de genre, qui dépense énormément de talent dans des sujets vulgaires et qui sait mettre de la poésie jusque dans la trivialité
Source : Gallica

Portrait de Gustave Geffroy Gustave Geffroy Les musées d'Europe. 6, La peinture au Louvre…

Les maisons Sont éteintes, mais les canards barbotent dans la mare, un chien rêve, un homme passe avec un cheval, deux bourgeois prolongent leur causerie, et tout est pénétré de fine lumière pâle, les gens, le sol, les arbres aux feuillages immobiles.
De Van der Neer, je vais à Adrien van Ostade ( 1610-1685) . Celui-ci, comme Brouwer et Teniers pour la Flandre, a aidé à fixer la renommée des petits tableautins, des scènes de genre où revit l'existence intime d'un peuple. Adrien van Ostade a rempli cette tâche avec infiniment d'esprit, de verve et de talent.
Source : Gallica

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