Paul de Musset,
Course en voiturin
“ Mais si on gravit la montagne, et qu’on regarde Catane des hauteurs où Empédocle laissa ses pantoufles, envoyant la ville comme un point perdu dans l’espace, on se rassure, et on comprend combien il faut que le hasard se donne de peine pour la frapper. Il est certain cependant que l’existence de Catane est éternellement suspendue à un calcul de probabilités qui doit finir par amener son anéantissement, et que cinquante mille habitants jouent leur vie sur une martingale qu’ils perdent toujours une fois environ en quatre siècles. ”
