Culture vivrière

Définition et enjeux

Hyacinthe Daudin L'utopie socialiste et le travail… (1873)

Il faut qu'ils s'unissent de tout coeur, et avec un dévouement réel, à ces nobles travaux de la culture, source première du bien-être individuel et de. la prospérité publique. Que celui qui, à quelque titre que ce soit, a pris part à la culture d'un champ, prenne un intérêt sérieux à son oeuvre ; qu'il en observe les effets, et qu'il s'applaudisse du résultat heureux auquel il a contribué. Il s'affranchira ainsi de la monotonie fastidieuse d'un travail manuel et journalier.
Source : Gallica

Portrait de Michel Verret Michel Verret Chevilles ouvrières (1995)

Immergés au contraire en elles, parmi eux, dans les grands corps à corps, et côte à côte, et face à face de la vie. En ce temps tout occupé à la gagner : sur le besoin par le travail, sur le travail par la lutte, sur les deux par la détente. En autant de libertés, qui, pour ne pas être encore celles du loisir cultivé, définissent bien cette capacité à viabiliser la vie, à la maîtriser, à l'humaniser, qui fait la culture. Car qu'est-ce que la culture, sinon ce plus de sens de lumière, de douceur, de beauté que l'homme ajoute à la nature?...
Source : Gallica

Simples Pensées d'un travailleur sur la question sociale (1870)

Allez, messieurs les bourgeois, allez cultiver vos terres puisque vous en possédez, c'est votre affaire; quant à nous, nous avons notre métier, notre fonction dans la société : c'est à vous qui ne faites rien de saisir cette occasion de trouver un emploi. Qui, du reste, consentirait à nous employer, nous qui ne savons manier ni la pelle, ni la faux? qui voudrait nous payer à notre désir nous qui n'avons aucune idée de la culture?
Source : Gallica

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