Juge ecclésiastique

Définition et enjeux

Pierre Antoine Berryer L'avocat du prêtre calomnié : ouvrage non moins utile aux laïques dont il ouvre les yeux et détruit les préjugés… (1862)

Le recours en cas d'abus au bras séculier n'est, à proprement parler, qu'un appel comme d'un juge incompétent car il a le plus souvent pour objet de faire déclarer que le juge ecclésiastique a franchi les limites de la juridiction spirituelle. Ce recours est porté devant le Conseil d'Etat, et non devant les tribunaux.
Source : Gallica

Alfred Gautier Précis de l'histoire du droit français… (1887)

Quelle était la compétence des tribunaux ecclésiastiques ?
La compétence doit être appréciée tantôt à raison de la personne, tantôt à raison de la matière.
A raison de la personne. — 1° En principe, tous les clercs étaient soumis au for ecclésiastique pour leurs actions personnelles et pour leurs biens meubles (1) , et de même, dans les causes criminelles, ils ne pouvaient être condamnés que par un juge d'église. Si le juge laïque s'était avisé de connaître des causes des clercs, il aurait encouru les peines les plus sévères et notamment l'excommunication.
Source : Gallica

Abbé Desorges De l'origine et de la nature du pouvoir (1869)

Ils participent même à un pouvoir plus haut encore : ils sont juges de la foi. Le souverain pontife est assurément le juge principal, mais les évêques sont juges aussi, ils définissent avec lui la vérité catholique. L'autorité ecclésiastique, dans ses deux parties les plus hautes, ne réside donc pas dans le monarque seul; elle est partagée, et cela en vertu même de la constitution divine de l'Eglise, par les évêques. La monarchie dans l'Église est donc tempérée par l'institution divine de l'épiscopat.
Source : Gallica

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