Rivière de la Plata

Définition et enjeux

Th. Page Revue des Deux Mondes

Le Rio-Négro coupe cette contrée en deux parties, à peu près comme la Loire traverse notre France ; une puissante rivière ou plutôt un fleuve, l’Uruguay, la borne à l’occident, et les eaux de la Plata baignent comme une mer, sa frontière méridionale ; mais les entrailles de cette terre ne recèlent pas le moindre filon d’or, elle n’était sur le chemin d’aucune mine : les Espagnols la dédaignèrent, et s’ils se décidèrent enfin à y jeter quelques colons, à la disputer aux sauvages, ce fut pour empêcher les Portugais de s’y établir.
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Les deux rives de la Plata

Les arbres dépérissent, les bancs de pierre se dégradent, le sol se creuse ou s’exhausse au hasard, des décombres s’y entassent, et tout indique l’abandon le plus complet. Le dimanche, néanmoins, on y va faute de mieux, et la population se répand sur le bord verdoyant de la rivière, parmi les trous pleins d’une eau sale, autour desquels viennent tous les jours s’accroupir les blanchisseuses.
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Henri Coupin Les plantes originales (1904)

Je parcourais en tous sens, raconte d'Orbigny, la province de Corrientes, lorsque, en mars 1827, descendant le Parana pour en relever le cours, je me trouvai dans une frêle pirogue sur cette majestueuse rivière, dont les eaux, à trois cents lieues de la Plata, ont encore près d'une lieue de large. Tout y est grandiose, tout y est imposant, et, seul avec deux Indiens Guaranis, je me livrais en silence à l'admiration que m'inspiraient ces sites si beaux et si sauvages.
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