Bardeau

Définition et enjeux

Ève Circé-Côté,  Bleu, blanc, rouge

“ Le barda ! Une eau forte parlée, dirait Richepin.
Si les maris voient poindre avec une certaine appréhension cette ère d’anarchie, les petits, eux, sont aux anges ! Le grand plaisir que d’être toujours guindés dans un grand collet raide comme un bardeau, ou pris dans une blouse empesée et d’aligner tranquillement des soldats de plomb sur une table. Vivent la liberté, la tignasse emmêlée, la grève avec l’essuie main et le peigne, les deux belles chandelles qu’on laisse se figer sous leur nez rose !
”
Source : Wikisource

Hannon,  [Mélanges d'histoire naturelle… (1858)

“ C'est l'origine des noms français de bardeau et de bourrique. Les désignations des anciens s'accordent avec le portrait que les naturalistes modernes nous donnent de ce métis -. Le bardeau (hinnus des anciens) , de la taille de l'âne et souvent moins grand, a la tête plus longue et plus mince à proportion, les oreilles un peu plus courtes, les jambes plus fournies, la queue moins garnie que celle du cheval. Il est toujours plus petit que le mulet, a l'encolure plus mince, l'épine plus saillante, en forme de dos de carpe ; la croupe plus tranchante et plus avalée. ”
Source : Gallica

Portrait de Achille de Jouffroy Achille de Jouffroy,  Dictionnaire des inventions et découvertes anciennes et modernes… (1852-1853)

“ On appelle bardeau de petites planches refëndues comme le merrain, mais qui n'ont que douze ou quatorze pouces de long; leur largeur varie
On fait aussi des bardeaux avec de vieilles douves de futailles. Quand le bardeau a été ainsi travaillé, les couvreurs l'emploient; ils le clouent sur la laite. Mais pour tailler proprement le bardeau et le mettre de largeur, les couvreurs se servent d'une hachette.
”
Source : Gallica

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