Droit de garantie

Définition et enjeux

Auguste Sourdat,  Traité général de la responsabilité ou De l'action en dommages-intérêts en dehors des contrats… (1911)

“ La garantie a pour but de protéger le créancier contre le trouble de droit causé par des tiers qui manifestent des prétentions sur la chose, soit qu'ils en revendiquent la propriété, soit qu'ils prétendent seulement y exercer une servitude ou un autre droit. Elle n'a pas lieu quand ces tiers ne causent au créancier qu'un trouble de fait. ”
Source : Gallica

Théophile Dourdin,  Faculté de droit de Bordeaux. Droit romain… (1875)

“ Toute chose jugée est considérée comme vraie, et cette maxime de haute utilité sociale nous donne la solution de la question. Le vendeur est-il appelé en cause, il ne peut se fonder sur l'erreur judiciaire et se soustraire à la responsabilité de garantie ; s'il n'a pas été mis en cause, les avis sont différents. Pothier, et avec lui des auteurs modernes, pensent que la chose jugée n'étant que relative, ne s'appliquant qu'aux parties en instance, le vendeur y est étranger, peut contester le bien-jugé et se soustraire
ainsi à l'obligation de garantie.
”
Source : Gallica

Henry Bonfils,  Traité élémentaire d'organisation judiciaire… (1885)

“ La garantie formelle est l'obligation où se trouve une personne d'en défendre une autre contre une action réelle. Est formelle la garantie dont est tenu un vendeur envers son acheteur, dans le cas où celui-ci est, en sa qualité de détenteur de la chose vendue, inquiété par un tiers qui la réclame comme sienne ou prétend avoir sur elle quelque démembrement du droit de propriété. — Le garanti n'est lié par aucune obligation envers le tiers revendiquant; il n'est point son débiteur. ”
Source : Gallica

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