Claude-Henri Watelet,
Encyclopédie méthodique/Beaux-Arts
(1788)
“ Le sang dragon est résineux, friable, inflammable, d’un rouge foncé, se fondant aisément à l’eau, transparent quand il est étendu en lames minces, & ayant la couleur de sang quand il est pilé. Les Anciens ont cru que c’étoit du sang de dragon desséché, & c’est ce qui l’a fait nommer αίμα δρκοντοζ : sanguis draconis. On sait aujourd’hui que c’est une résine qui coule d’un arbre dont on connoît quarre espèces. Quelquefois on emploie le sang dragon à rembrunir le cinnabre dans la peinture a l’huile. ”
