Gustave von Manteuffel

Définition et enjeux

A.-C. de Saint-Auvent,  Histoire de la guerre franco-prussienne… (1875)

“ C'est en 1866 qu'il fut nommé général de cavalerie. Ce fut lui qui ouvrit la campagne contre le Hanovre et s'empara de Stade; il gagna ensuite plusieurs batailles livrées contre les Allemands du Sud. C'est à battre leurs futurs alliés que ces messieurs se sont préparés à nous vaincre.
Dans la dernière guerre, il a commandé en principe un corps d'armée dans le Nord, où il a rencontré l'énergique résistance du brave général Faidherbe. En décembre 1870, Manteuffel fut dirigé sur l'armée de l'Est, avec le corps du prince Frédéric-Charles.
”
Source : Gallica

Gustave Ramon,  L'invasion en Picardie (1871-1873)

“ Le jeudi 29 décembre, le feld-maréchal Manteuffel, commandant en chef de la première armée allemande, arrive d'Amiens vers trois heures, et s'installe dans la maison de M. Lefeuvre, conseiller général, alors enfermé dans Paris.
Manteuffel est un vieillard, vert encore, bien que septuagénaire ; il porte fièrement sa haute taille, que les années ont toutefois courbée légèrement. Sa barbe inculte est entièrement grise : le favori de la reine Augusta porte des lunettes d'or.
”
Source : Gallica

Anonyme,  Revue des Deux Mondes

“ D’une intelligence ouverte, toujours en éveil et des plus cultivées, il est de plus homme d’esprit au meilleur sens du mot. Un seul trait suffirait à le classer comme tel : dans un temps qui a vu tel illustre pédant de l’académie de Berlin pousser la teutomanie jusqu’à s’excuser publiquement du nom français qu’il tient de ses ancêtres, M. de Manteuffel ne craint pas de louer tout haut la civilisation française et de confesser son faible pour elle. ”
Source : Wikisource

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