Camille Rousset, Revue des Deux Mondes
“ En avant des bataillons massés face au nord, le général Clauzel fît saluer la France d’une salve de vingt-cinq coups de canon. Pendant que l’avant-garde se reformait, les généraux prenaient ensemble le repas du matin ; depuis ce jour-là, ce ressaut de l’Atlas a gardé le nom de plateau du Déjeuner. L’ascension continuait, de plus en plus rude ; à droite, la colonne longeait un ravin étroit, profond, un abîme d’où montait le fracas d’un torrent ; à gauche se dressait une montagne dont les flancs mamelonnés, rongés par les eaux, semblaient refuser place au sentier qui les contournait. ”
