Haro

Définition et enjeux

Pierre Janvier,  Vie de M. Dupont, mort à Tours en odeur de sainteté le 18 mars 1876… (1881)

“ Pour vaincre le démon, il conseillait avant tout la foi et la prière : « Le licou de « la bête » semble furieusement relâché, dit-il, et « le drôle » en profite. Donc il est temps de lui crier: Haro!... haro!... d'abord; puis, arrière!... et enfin, s'il ne fait pas mine d'obéir (ce qui lui coûte infiniment) : Vade rétro! en pensant à la foudroyante parole de Notre-Seigneur... Si nous étions toujours vivifiés par le sentiment de la foi, nous lui ferions souvent passer de tristes quarts d'heure, quand il nous barre le chemin. ”
Source : Gallica

Jésuites et imprimeurs de Trévoux,  Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ Clameur de haro, est une complainte ou réclamation par laquelle on implore le secours de la Justice, contre la force & l’oppression d’autrui. Appellatio ad Principem ad opem il lite ferendam. Du Moulin l’appelle Quiritatio Normannorum. Elle est expliquée par le titre second de la Coutume de Normandie. Le haro a la même force que l’interdit Retinendæ possessionis : celui sur lequel on a crié le haro, est obligé de cesser l’entreprise ”
Source : Wikisource

Théophile Frémy,  Des dégâts causés par le gros et petit gibier… (1879)

“ Le haro a le même pouvoir parmi nous que l'interdit, retinendœ possessionis. Car s'il ne se rencontre pas un juge compétent ou un sergent sur le lieu et sur l'heure, si celui qu'on veut déposséder ou troubler en quelque chose appelle l'aide du prince, sa partie est obligée de cesser et de suivre devant le juge le demandeur en haro. Il est vrai qu'on a beaucoup étendu le pouvoir du haro. ”
Source : Gallica

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