Rue des Rosiers

Définition et enjeux

Portrait de Georges Cain Georges Cain,  A travers Paris... (1909)

“ Au sortir du funiculaire qui de la place Saint-Pierre monte au Sacré-Coeur, suivons la rue Azaïs et, par la rue du Mont-Cenis, gagnons la rue du Chevalier-de-La-Barre, — ainsi s'appelle aujourd'hui la rue des Rosiers. C'est une ruelle tapie dans l'ombre immense de la Basilique ; elle est d'aspect provincial, édifiant et monacal! Les boutiques qui la bordent sont vouées à de dévots commerces : on y trouve des images de sainteté et des cartes postales pieuses, d'étroites couronnes d'épines qui semblent des nids de roitelet, des chapelets, des « Coeurs de Marie » ”
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet,  Souvenirs d’un homme de lettres

“ LE JARDIN DE LA RUE DES ROSIERS
Écrit le 22 mars 1871. Fiez-vous donc au nom des rues et à leur physionomie doucereuse !... Lorsque après avoir enjambé barricades et mitrailleuses, je suis arrivé là-haut derrière les moulins de Montmartre et que j’ai vu cette petite rue des Rosiers, avec sa chaussée de cailloux, ses jardins, ses maisons basses, je me suis cru transporté en province, dans un de ces faubourgs paisibles où la ville s’espace et diminue pour venir mourir à la lisière des champs.
”
Source : Wikisource

Félix Lazare, Louis Lazare ,  Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments

“ Commence à la rue du Roi-de-Sicile, nos 26 et 26 bis ; finit à la rue des Rosiers, no 1, et à l’impasse Coquerelle. Le dernier impair est 21 ; le dernier pair, 26. Sa longueur est de 112 m. — 7e arrondissement, quartier du Marché-Saint-Jean. Cette rue, qui était presque entièrement bâtie en 1230, était alors confondue avec la rue des Rosiers. Sous le règne de Louis XII on l’appela rue des Juifs, en raison des Juifs qui vinrent l’habiter. ”
Source : Wikisource

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