Biscuit (céramique)

Définition et enjeux

Les arts chimiques à l'Exposition universelle de 1855 (1856)

M. Gille, de Paris, que nous rencontrons le premier dans l'exposition céramique de la France, est un industriel des plus habiles, qui s'est spécialisé dans la fabrication du biscuit, et a su en tirer un admirable parti, tout en y introduisant les perfectionnements les plus neufs et les plus ingénieux. Ses pièces en biscuit blanc attirent d'abord l'attention par leurs grandes dimensions et la perfection de leur sculptage.
Source : Gallica

Albert Jacquemart Histoire de la céramique : étude descriptive et raisonnée des poteries de tous les temps et de tous les peuples… (1884)

Quant au céladon gris-bleu qu'on nomme empois, on le trouve en grands vases, en jardinières polygonales à bord plat; il recouvre habituellement un décor tout particulier, posé sur le biscuit, et qui se compose de traits bleu foncé, de rouge de cuivre et de quelques touches ou rehauts en blanc d'engobe. Une fois glacé par la couverte colorée, ce décor est d'une harmonie parfaite; on voit surtout exécutés ainsi des bouquets de fleurs, des bambous ou des pêchers fleuris autour desquels voltigent des oiseaux à ventre blanc, qu'il est facile de reconnaître pour des hirondelles.
Source : Gallica

Edmond Le Blant Histoire artistique, industrielle et commerciale de la porcelaine… (1862)

Dans la langue céramique, on donne le nom de biscuit à une pâte cuite & non vernissée, c'est-à-dire sans couverte. La pâte de porcelaine se montre, dans la fabrication, sous trois états ; dans le premier, le vase tourné ou moulé, réparé avec soin, a été séché par l'action de l'air & du soleil : c'est le cru. En Chine, on exécute sur le cru les riches dessins en bleu pur & ceux où le cobalt & le rouge de cuivre se mêlent à un blanc de relief.
Source : Gallica

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