“ En ajoutant le magistral (sulfate de cuivre) aux bottes métalliques renfermant déjà du sel marin, il se forme instantanément du bichlorure de cuivre ; ce bichlorure, en réagissant en partie sur le mercure et en partie sur le sulfure d’argent, donne naissance à du chlorure d’argent et de mercure, et passe à l’état de proto-chlorure de cuivre qui se dissout dans la solution de sel dont le minerai est imbibé, pénètre la masse à amalgamer et réagit énergiquement, comme l’expérience le fait voir, sur le sulfure d’argent, formant du chlorure d’argent d’une part et du sulfure de cuivre de l’autre. ”
Chlorure de cuivre
Définition et enjeux
Citations sur “chlorure de cuivre”
Pompeius Alexander Bolley, Manuel pratique d'essais et de recherches chimiques appliqués aux arts et à l'industrie… (1869)
“ Il faut surtout faire attention à l'argent et au cuivre : on reconnaît le premier au précipité blanc de chlorure d'argent qui se forme, lorsqu'on traite l'or par l'eau régale ; pour découvrir le second on précipite l'or de sa dissolution avec du sulfate de fer et l'on mélange le liquide filtré avec un excès d'ammoniaque : le réactif colore la liqueur en bleu, si le cuivre est présent. ”
August Wilhelm Hofmann, Exposition universelle de Londres… (1866)
“ Ce dernier chimiste a émis l'opinion que le chlorure cuivrique calciné en grand ne perd qu'un tiers de son chlore, au lieu d'en perdre la moitié. Ce procédé paraît avoir peu de chances d'être adopté par la pratique. La manipulation des chlorures cuivreux et cuivriques peut devenir préjudiciable à la santé des ouvriers, ces sels produisant, lorsqu'ils sont très-secs, une poussière extrêmement fine et délétère. Le prix du cuivre est élevé, et une petite perte de sel, qu'il est difficile d'éviter, lorsqu'on opère en grand, enlèverait toute économie au procédé. ”
A. Braly, Détermination et étude des minerais… (1927)
“ Réduction sur TC. — Les oxydes de cuivre mélangés avec soude et charbon se réduisent à FR. sur TC avec production d'une masse agglomérée rouge, se recouvrant d'une pellicule d'oxyde, dès qu'on arrête la flamme. En chauffant très fortement on peut agglomérer cette masse et la transformer en un globule de cuivre. (2) Coloration de la flamme. (Voir page 100.) . — L'oxyde de cuivre très-divisé colore la flamme en vert. Le chlorure de cuivre en bleu d'azur bordé de pourpre (réaction caractéristique) , l'iodure en vert émeraude. (3) Perles de borax et de sel de phosphore. ”
Congrès d'agronomie, Congrès d'agronomie du cinquantenaire…
“ Année 1926. Nous avons d'ailleurs reçu confirmation de ces faits par les agriculteurs auxquels nous avions envoyé un questionnaire sur le traitement des semences. La présence du chlorure cuivreux dans les poudres à base de chlorure cuivrique n'atténue pas les propriétés fongicides de celles-ci, puisque le chlorure cuivreux se transforme en chlorure cuivrique. Comme on le voit, l'usage de poudres chloro-cupriques dont l'efficacité a été démontrée (sur plusieurs milliers d'hectares) permet de réaliser une grande économie de cuivre, métal cher, et c'est là que réside leur véritable intérêt. ”
Auguste Belloc, Photographie rationnelle : traité complet théorique et pratique… (1858)
“ Cet effet se produit surtout lorsqu'on n'a pas soin de puiser le chlorure d'or avec une pipette. Un lavage dans une solution aqueuse faible, de cyanure de potassium, est le plus souvent un bon remède à ce manque de précaution. Les petites taches noires en moindre proportion sont ordinairement des taches de cuivre ; presque invisibles au début, elles grandissent de jour en jour, à mesure que le cuivre s'oxyde ; elles sont sans remède : c'est un défaut qui vient de la mauvaise qualité du doublé ou de l'usure considérable de la plaque. ”
Jules Chautard, Quelques mots sur les raies de la chlorophylle et leurs applications en physiologie… (1873)
“ Cette absorption se produit quelquefois d'une manière pour ainsi dire locale et se caractérise par des bandes plus ou moins foncées, nommées bandes ou raies d'absorption qui, généralement, constituent un caractère spécifique de la substance em- (1) Les dissolutions bleues de sels de cuivre, et en particulier le sulfate de cuivre ammoniacal, ne laissent passer que le bleu et le violet; les dissolutions de fuschine absorbent toutes les couleurs, sauf le rouge; le chlorure de cuivre ou celui de nickel ne donne que du vert et un peu de bleu ”
Mathey-Doret, Effets des éclats de cuivre sur les milieux de l'oeil… (1921)
“ Giette propriété des solutions faibles dë chlorure de sodium, la facilité avec laqüelle le cuivre s’oxydant au contact de l’air humide, forme - des s;els vénéneux (c'e qui a conduit à étamer les usten-sü’es de cuisine faits de ce métal) , enfin le fait que le cuivre est un corps non magnétique, nous semble 'être, au poirit de vue qui nous occupe, les propriétés les plus importantes de ce métdl. Comme la plupart des métaux, le cuivre est asisez rarement employé dans l’industrie tel que nous venons dle le défïnir. ”
Armand Gautier,
Le cuivre et le plomb dans l'alimentation et l'industrie…
(1883)
“ Nous avons déjà dit plus haut que Millon pensait que le cuivre est normal dans le sang, qu'il s'y localise dans les globules rouges, et qu'il peut exister une chlorose par pauvreté de cuivre, comme il en existe une où le fer diminue notablement dans l'économie. ”
Alphonse Chevallier, Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires… (1875)
“ Inaltérable dans l'air sec, à la température ordinaire, il en absorbe l'oxygène au rouge et se change en oxyde noir de cuivre. L'air humide l'attaqué et le transforme peu à peu en vert de gris ou hydrocœrbonate de cuivre. Il se combine facilement au soufre, au chlore, et se dissout dans l'acide azotique. L'acide sulfurique concentré n'agit sur lui qu'à l'aide de la chaleur.Usages. — Ce corps est rarement employé à l'état métallique en pharmacie ; mais dans l'industrie, il reçoit une foule d'applications soit seul, soit allié à d'autres métaux. Il sert à préparer les sels de cuivre. ”
Emmanuel Ossian Henry, Traité pratique d'analyse chimique des eaux minérales potables et économiques… (1858)
“ On trouve encore du cuivre sulfaté dû à l'oxydation des sulfures, puis des arséniures, des arséniates, des vanadiates, des séléniures, des arsénio-sulfures et des carbonates (azurite, mysorine et malachite) , enfin des chlorures et des phosphates. La présence du cuivre dans les eaux minérales est peu fréquente. C'est encore aux recherches de F. Hoffmann (1) qu'on doit la connaissance du cuivre dans les eaux où, dit-il, on ne le trouve qu'à l'état de vitriol. Telles sont les sources de Neusohl en Hongrie, qui laissent précipiter du cuivre très pur quand on y plonge une lame de fer. ”
Alphonse Chevallier, Le cuivre et les sels de cuivre sont-ils toxiques… (1867)
“ Le docteur Toussaint a fait à ce sujet de nombreuses expériences à Kœnigsberg, en Prusse, tant sur lui-même que sur les malades (2) des hôpitaux et dans un gros mémoire où se trouvent les détails les plus complets: il en communique les résultats, qui contiennent ce que nous avançions plus haut. De ces expériences intéressantes el importantes au plus haut point, il résulte : 1° Que le cuivre pur, l'oxyde noir de cuivre et le sulfure de cuivre ne peuvent entraîner aucun trouble dans la santé, non plus que le chlorhydrate de cuivre ammoniacal à la dose de 20 gouttes dans la liqueur de Kœchlin (3) ”
Ed. Gasser, En Bourgogne, la vigne (1905)
“ De patientes recherches, de minutieuses analyses nous démontrent que l'absorption d'un millième de cuivre en dissolution par les organes floraux ou foliacés, suffit pour enrayer, arrêter le développement du champignon. Donc, pour qu'une préparation cuprique soit efficace, il est nécessaire qu'elle contienne ou qu'elle puisse, à un moment donné, fournir une quantité rationnelle de cuivre en solution. L'efficacité du remède dépend beaucoup de sa composition. La pureté de la matière première, le cuivre sous forme de sulfate, d'acétate, joue un grand rôle ”
Léopold Gautier, Nouveau traité de chimie industrielle… (1878-1879)
“ On laisse le sulfure de cuivre se déposer et on décante le liquide clair, que l'on met à part pour en précipiter par le fer le cuivre resté en dissolution ; on lave le sulfure de cuivre argentifère plusieurs fois avec de l'eau, on le comprime dans un filtre-presse et on lui fait subir un grillage chlorurant, sous l'influence duquel environ un quart de cuivre se transforme en sulfate et le reste en oxyde et oxychlorure ”
Armand Gautier,
Le cuivre et le plomb dans l'alimentation et l'industrie…
(1883)
“ Nous reparlerons dans un chapitre suivant de ce travail dont les conclusions tendent à établir que loin d'altérer la santé des ouvriers qui manipulent l'acétate de cuivre à haute dose, et l'absorbent par une grande surface de la peau, cette profession coïncide, en général, avec une santé parfaite et paraît même faire disparaître l'anémie et la chlorose chez les ouvrières qui en étaient atteintes. Le cuivre métallique et ses oxydes peuvent être introduits dans l'économie en quantité souvent considérable, soit par la bouche, soit par les poumons, sans qu'il en résulte d'inconvénients sensibles. ”
Julius Otto, Instruction sur la recherche des poisons et la détermination des taches de sang dans les expertises chimico-légales… (1872)
“ Comme la destruction de certaines matières organiques à examiner en vue de la recherche du cuivre est très-difficile, surtout quand il s'agit de confitures, de fruits confits, etc., on emploie, au lieu de chlorate de potasse et d'acide chlorhydrique, un mélange de soude et de salpêtre, en opérant dans cette circonstance comme il a été recommandé page 113 pour l'examen^du résidu R. On obtieni ainsi dans le produit de la fusion le cuivre à l'état de nitrate ou d'oxyde, suivant la quantité de salpêtre employée et l'élévation de la température. ”
Alphonse Chevallier, Le cuivre et les sels de cuivre sont-ils toxiques… (1867)
“ Ils ont fait voir combien d'accidents affreux produits par le cuivre sont attribués tous les jours à de causes toutes différentes; ils ont prouvé qu'une multitude de gens périssent, et qu'un plus grand nombre encore sont attaqués de mille différentes maladies par l'usage de ce métal dans nos cuisines et dans nos fontaines, sans se douter eux-mêmes de la véritable cause de leurs maux. ”
Alphonse Chevallier, Le cuivre et les sels de cuivre sont-ils toxiques… (1867)
“ Tous les chimistes de l'Europe nous avertissent depuis longtemps des mortelles qualités du cuivre et des dangers auxquels on s'expose en faisant usage de ce pernicieux métal dans les batteries de cuisine. ”
Armand Gautier,
Le cuivre et le plomb dans l'alimentation et l'industrie…
(1883)
“ Nous avons déjà donné, au chapitre premier, un certain nombre de renseignements qui démontrent le peu de danger de l'absorption du cuivre, même à doses relativement notables, dans diverses professions où l'ouvrier est sans cesse en contact avec ce métal, ses oxydes ou ses sels. ”
François Marie Paris, Des Ateliers insalubres, par M. Paris (1833)
“ Mêlé avec les 67 d'eau et de potasse, il n'est plus qu'à 12, et n'est pasassez fort pour dissoudre le cuivre; il ne fait quelescorier en partie, et ne peut attaquer celle inhérente à l'argent, sur lequel il n'agit pas. Il agit encore moins lorsque la matière est inquartée , car le cuivre alors se trouve garanti par l'or et l'argent tout à la fois. Pour terminer l'affinage commencé par le salpêtre, l'on soumet la matière, par une seconde opération, à l'action de l'acide sulfurique, soit affaibli, soit concentré à 66°, en ayant soin de pousser l'acide concentré audessous de 86° de chaleur ”
Alphonse Devergie,
Médecine légale théorique et pratique…
(1852)
“ Si l'on frotte une lame de cuivre avec une petite quantité de sublimé, ou si, plaçant le sublimé sur la lame, on verse une goutte de dissolution de chlore, la lame de cuivre se recouvre à l'instant d'une couche métallique argentine qui, dans le cas de l'emploi du chlore, est d'abord masquée par une plaque grise noirâtre qui s'en détache très facilement par le frottement. ”
Léopold Gautier, Nouveau traité de chimie industrielle… (1878-1879)
“ État naturel du cuivre. — Le cuivre est un des métaux qui se rencontrent le plus fréquemment. Il était connu dès les temps les plus anciens ; les Grecs et les Romains tiraient la majeure partie de leur cuivre de l'île de Chypre, d'où le nom de cuprum, cuivre. Il se trouve quelquefois à l'état natif, mais le plus généralement sous forme d'oxyde et de sulfure. Aux minerais de cuivre oxydés appartiennent le cuivre oxydulé (cuivre rouge) , l'azurite (cuivre carbonaté bleu) , et la malachite (cuivre carbonaté vert) ”
Alphonse Devergie,
Médecine légale théorique et pratique…
(1852)
“ La raison en est simple: cette décoction acide dissout beaucoup plus de gélatine que la décoction aqueuse, et comme pour ses incinérations M. Orfila ajoute un quinzième de chlorate de potasse, non seulement il obtient du charbon, mais encore des cendres, et dans ces cendres se trouvera d'autant plus de cuivre normal qu'elles proviendront d'une solution plus concentrée de matière animale. Ainsi donc, c'est aujourd'hui un fait parfaitement acquis à la science, qu'il existe du cuivre et du plomb dans tous les organes et tissus de l'économie. ”
Collectif, Encyclopédie anarchiste
“ Comme il est moins rare que l’argent, partant meilleur marché, on l’emploie chaque fois qu’on a besoin d’un bon conducteur calorifique ou électrique. Aussi est-il fait une grande consommation de cuivre, dans les industries électriques, la fabrication des chaudières, d’alambics, d’appareils de distillerie, de raffinerie, etc... On rencontre le cuivre dans la nature, à l’état d’oxyde, de carbonate, mais surtout de sulfure. Le cuivre natif, très peu oxydé, est simplement soumis à la fusion dans un four à réverbère. À l’état d’oxyde le minerai est réduit par le coke en présence d’un fondant. ”
Encyclopédie méthodique/Arts et métiers mécaniques (1789)
“ Il commence par prouver, ce qui n’est plus guère contesté, que les ustensiles de cuivre sont dangereux pour la santé, à cause du verd-de-gris qui s’en détache pour l’ordinaire. Il remarque en même-temps que la manière commune d’étamer les ustensiles n’est pas moins nuisible que le cuivre même, parce qu’on y mêle le plomb avec l’étain. ”
Ambroise Tardieu, Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité… (1862)
“ Lorsque l'on veut reconnaître l'existence du cuivre, il faut faire évaporer jusqu'à siccité le liquide ou la décoction, incinérer dans un creuset le produit de l'évaporation, traiter le produit obtenu par l'acide azotique, filtrer le liquide et l'évaporer pour chasser l'excès d'acide; puis, reprenant par l'eau distillée la dissolution évaporée, on reconnaît par les réactifs connus, tels que le cyanure jaune de potassium et de fer, l'acide sulfhydrique, l'ammoniaque et le fer, la présence du cuivre. Dans d'autres circonstances, on procède directement par l'incinération. ”
Pompeius Alexander Bolley, Manuel pratique d'essais et de recherches chimiques appliqués aux arts et à l'industrie… (1869)
“ I. Le cuivre du commerce est rarement pur, il contient fréquemment de l'arsenic, du bismuth, du plomb, du zinc, du fer, de l'étain, de l'antimoine, du nickel, du soufre, du protoxyde de cuivre, plus rarement un peu de carbone ; il renferme aussi quelquefois de l'argent, et le potassium et le calcium peuvent également s'y rencontrer. ”
August Wilhelm Hofmann, Exposition universelle de Londres… (1866)
“ Quelle que soit la méthode qu'on emploie pour obtenir la solution de chlorure cuivrique, on l'évaporé à siccité; il faut dessécher parfaitement le résidu solide, qu'on mélange à cet effet avec du sable pour diviser la masse. On introduit le mélange séché dans des cornues ou des cylindres pareils à ceux qu'on emploie dans la fabrication du gaz d'éclairage. Si les cornues sont en fer, on les revêt d'un mélange d'argile et de charbon de bois, afin de protéger le fer. Le chlorure cuivrique, fortement chauffé, se décompose en chlorure cuivreux et en chlore libre. ”
Alphonse Chevallier, Le cuivre et les sels de cuivre sont-ils toxiques… (1867)
“ Tous les faits que nous venons de rapporter, faits qui sont parve- nus à notre connaissance, démontrent bien positivement que l'emploi de vases de cuivre présente du danger, et qu'il y a tout au moins imprudence-à chercher à démontrer que le cuivre et les sels de cuivre ne sont pas toxiques, et que les ustensiles de cuivre ne sont pas dangereux. Il est cependant à craindre que notre voix ne soit point entendue et que ces yases soient encore pendant longtemps employés à préparer des aliments, et soient des causes de danger ; on sait que le danger peut être en partie prévenu par l'étamage ”
Alphonse Chevallier, Le cuivre et les sels de cuivre sont-ils toxiques… (1867)
“ Il faut cependaht dire que nous avons trouvé des hommes qui admettent l'opinion de M. Toussaint. Nous allons en donner un exemple : En 1844, le Conseil de salubrité ayant pris des mesures pour que les eaux distillées apportées du midi de la France à Paris fussent exemptes de sels de cuivre et de plomb, cette mesure contraria plusieurs fabricants ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Tous les dissolvans, tels que l’eau, les huiles, les acides, les alkalis, les sels neutres, les résines, &c. agissent sur le cuivre, & il les colore en verd ; c’est à cette couleur verte qu’il est facile de reconnoître la présence du cuivre. Les alkalis volatils changent cette couleur ver e en bleu. Quand ce métal est en fusion, le contact de la moindre humidité ou d’une goutte d’eau lui fait faire une explosion très-considérable & très-dangereuse pour ceux qui voudroient en tenter l’expérience. La nature ne nous présente que rarement & en petite quantité le cuivre sous sa véritable forme ”
