Loi de 1807

Définition et enjeux

Jassuda Bédarride Études de législation (1868)

Cela n'est plus possible : la loi de 1807 ne peut plus se soutenir ; le devoir du législateur est donc tracé.
La liberté des conventions est le corollaire forcé de nos institutions politiques.
Les considérations de morale, d'ordre public, que l'on a l'habitude de grouper autour de cette question de la fixation du taux de l'intérêt, ne sont plus de mise : En 1836, on agita la question de savoir s'il y avait lieu d'abroger la loi de 1807.
M. Lherbette avait soumis a la Chambre une proposition tendant à supprimer cette loi.
Source : Gallica

J. P. Revue des Deux Mondes

Les formules absolues entraînent souvent des conclusions bien fausses. On croit résoudre la question dont il s’agit par ce principe, qu’il faut une loi pour révoquer une loi, et que le décret de 1807 étant une loi, ce décret n’a pu être abrogé par l’ordonnance de 1822. Mais de quoi s’agit-il au fond ? S’agit-il de l’institution même de la cour des comptes, du principe de son inamovibilité, de ses attributions judiciaires, en un mot de ces dispositions fondamentales qui réclament la sanction suprême des lois ? Nullement.
Source : Wikisource

J. P. Revue des Deux Mondes

On prétend que le droit existe, qu’il est dans la loi ; c’est une arme toujours prête, et qui peut tomber dans toutes les mains : voilà le danger. Nous vivons aujourd’hui dans un temps calme, où tout est régulier ; les finances sont gérées avec ordre ; l’emploi de la fortune publique défie tous les regards ; l’administration, qui puise sa sécurité dans sa loyauté même, appelle un examen scrupuleux sur tous ses actes : dans des circonstances pareilles, l’article 18 du décret de 1807 n’est pas dangereux.
Source : Wikisource

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