Léocadie Penquer,
Les chants du foyer
(1862)
“ Tu cherches donc toujours le secret d'un mystère, Poëte? quand tu peux, en marchant sur la terre, Quand tu peux, sans sonder les secrets du Seigneur, Trouver, à tes côtés, le secret du bonheur? Partout ce doux secret à tes yeux se révèle : Il est dans l'espérance et la saison nouvelle; Dans l'épi mûrissant, dans l'humble fleur des bois ; Il est dans cette coupe où, poëte, tu bois ! Dans ce nectar que Dieu mit aux lèvres d'Homère, Versant la poésie à la vie éphémère Pour que l'homme, ici-bas, ce fils du noir péché, Ait au fond de son cœur un coin d'azur caché ! ”
