Alfred de Musset,
Comédies et proverbes
(1840)
“ Barberine, ton sourire ne m'appartient pas ; ta beauté est à tous les yeux, au premier passant qui lève la tête quand tu te penches à ta croisée. BARBERINE. Tu es jaloux ? ULRIC. Non, mon amour, mais vous êtes belle ; que feras-tu si je m'en vais ? Tous les seigneurs des environs ne vont-ils pas rôder par les chemins ? Et moi, qui m'en irai si loin courir après une ombre, ne perdrai-je pas le sommeil ? Ah ! Barberine, loin des yeux, loin du coeur. ”
