Butor

Définition et enjeux

Henri Coupin,  Les animaux excentriques (1912)

“ Très singulier aussi le cri du butor (Jig. 70) qui, de l'aveu de tous ceux qui l'ont
Fig. 70. — Le butor.
Un animal qui n'a pas volé son nom par son aspect et la façon dont il beugle.
entèndu, est un véritable beqglement. Ce cri n'est guère poussé que la nuit, et il est par suite difficile de se rendre compte des circonstances dans lesquelles il se produit. Pour le savoir, un naturaliste, Wodzicki, est resté plusieurs heures dans l'eau, immobile: mais les butors, soupçonnant sa présence, refusèrent de mugir.
”
Source : Gallica

Ernest Bellecroix,  La sauvagine en France : chasse… (1898)

“ La femelle a les couleurs moins vives et de ton moins chaud que le mâle.
Ce cou qui rend le butor si gracieux dans certaines attitudes pendant sa vie, en fait, après sa mort, quand on le soulève par le bec, le plus disgracieux des oiseaux. Il ressemble alors à une boule de plumes roussâtres, suspendue à un long, trop long cordon emplumé. Ce cou étendu n'en finit pas : telle est l'impression que j'ai toujours éprouvée en ramassant un butor par le bec.
Le butor niche souvent en France, sur les marais du Nord, et pond trois ou quatre oeufs, d'un brun jaunâtre ou olivâtre, sans taches.
”
Source : Gallica

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