Coquille d'œuf

Définition et enjeux

Isidore Bourdon Notions d'hygiène pratique (2e édition… (1860)

La coquille d'œuf est tellement poreuse, qu'il suffit de deux ou trois jours pour qu'il s'évapore un ou plusieurs grammes de la portion aqueuse du blanc de l'œuf, et qu'il s'introduise, à la place du fluide évaporé, une masse d'air proportionnelle qui occupe le lieu le plus élevé de l'enceinte de la coquille, endroit vers lequel se dirige le jaune, toujours surnageant : c'est là ce qu'on appelle chambre à louer.
Source : Gallica

Jules Pizzetta Dictionnaire populaire illustré d'histoire naturelle… (1905)

Quand l'œuf n'est pas revêtu d'une coquille assez solide, il est protégé, tantôt par un enduit gommeux, tantôt par une humeur corrosive, quelquefois par une moelleuse enveloppe, composée de poils soyeux que la mère arrache de son propre corps. Il y a, dans les soins qui entourent la ponte des œufs, mille ruses, mille artifices qu'on ne saurait soupçonner. Tantôt l'œuf,est caché dans une fente adroitement pratiquée sur la tige des végétaux, comme celui de nos cigales; tantôt par un étui solide, semblable à un fourreau de cuir, comme celui de la blatte.
Source : Gallica

G. d’Avenel Revue des Deux Mondes

On s’applique toujours plus ou moins aujourd’hui à rendre imperméable la coquille, naturellement poreuse et accessible aux influences extérieures : — on sait que les œufs, posés sur des fleurs, s’imprègnent de leur parfum ; ils font des omelettes à la rose ou au jasmin. — Dans une coquille imperméable l’œuf, sorte d’animal vivant, désormais privé d’air, s’étiole, meurt et se décompose.
Source : Wikisource

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