Gangrénie

Définition et enjeux

Portrait de Taxile Delord Taxile Delord Histoire du second Empire (1848-1869… (1869)

INVASION DU TYPHUS. 587
marcher, la chaleur amène à leurs pieds des douleurs insupportables; s'ils chaussent leurs souliers durcis par l'humidité, la gangrène naît sur chaque point comprimé; les maladies augmentent avec les travaux et les fatigues de l'armée, et toute maladie prend un caractère grave : l'ambulance où l'on coupe les membres, où le sang coule, où l'on crie, n'est rien à côté de celle où, dans un milieu infect et sans air, les malades sont entassés, où la suppuration des gangrenés se mêle à la fétidité des haleines.
Source : Gallica

Désiré Joseph Joulin Les causeries du docteur (1868)

Vous partagez peut-être l’opinion vulgaire que la gangrène est une affection mortelle qui dévore le malade sans rémission. C’est une erreur, la gangrène est simplement la mortification, en général très-limitée, d’un tissu dont l’inflammation a entravé la circulation. Bien loin de s’étendre indéfiniment, elle se circonscrit au contraire et se limite à une région peu étendue (excepté lorsqu’elle se développe sous l’influence de l’âge sénile) . Au bout de peu de jours, l’eschare tombe et la plaie qui en résulte prend la physionomie d’une plaie ordinaire.
Source : Gutenberg

Rudolf Apponyi Journal du comte Rodolphe Apponyi… (1913-1926)

De temps en temps, on lui met de la glace dans la bouche pour la rafraîchir. On n'a jamais vu une destruction pareille, la gangrène ayant passé de la plaie par tout le corps, il en est résulté que la pauvre marquise est toute noire et bleue, c'est une tête de mort avec deux yeux flamboyants; ses pauvres mains font pitié à voir : à moitié rongées par la gangrène, toutes brûlées, toutes desséchées, elles semblent appartenir à un squelette, et c'est avec une véritable horreur qu'on les voit se mettre en mouvement, se tendre à un fils, à une fille, à un mari !
Source : Gallica

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