“ Les races, pour autant qu’elles ont pu être observées, donnent lieu à des caractéristiques propres. Ainsi, dans l’espèce nègre, le cerveau est moins développé que dans l’espèce blanche, les circonvolutions sont moins profondes et les nerfs qui émanent de ce centre pour se répandre dans les organes des sens sont beaucoup plus volumineux. De là un degré de perfection bien plus prononcé dans les organes, de sorte que ceux-ci paraissent avoir en plus ce que l’intelligence possède en moins. En effet, les nègres ont l’ouïe, la vue, l’odorat, le goût et le toucher bien plus développés que les blancs. ”
Citations sur “otolithe”
Charles de La Roncière,
Quatre siècles de colonisation française…
(1931)
“ ESSAI SUR L'ILE D'OTAHITI, située dans la mer du Sud, et sur l'esprit et les moeurs de ses habitants. – Avignon, et Paris, Froublé, 1779. In-8°, pl. – Bibliothèque de l'Arsenal. « Vue de l'isle d'Otahiti. » – Curieux parallèle entre l'homme de la nature, « franc et sincère, ennemi de la haine, content de son sort, » et l'homme civilisé, « avide de tout ce qu'il voit, emporté jusqu'à l'excès, cruel et accablé par les préjugés. » ”
Paul Otlet,
Les Problèmes internationaux et la guerre…
“ Jusqu’ici — depuis trois siècles au moins, ou plutôt de tout temps, car, avant la découverte de l’Amérique et de l’Océanie, c’était l’ancien continent presque tout entier qui était à découvrir peu à peu — les colonies, les terres neuves, ont servi d’exécutoire et de purgation à nos humeurs malignes, autant que de refuge à nos indépendances, ou de mirage à nos chimères et de proie à nos ambitions. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ M. GROU. C’est celle de l’île d’Otaïti, sans aucune comparaison. J’ai parcouru les deux hémisphères ; je n’ai rien vu comme Otaïti et sa religieuse reine. C’est dans Otaïti que la nature habite. Je n’ai vu ailleurs que des masques ; je n’ai vu que des fripons qui trompent des sots, des charlatans qui escamotent l’argent des autres pour avoir de l’autorité, et qui escamotent de l’autorité pour avoir de l’argent impunément ; qui vous vendent des toiles d’araignée pour manger vos perdrix ”
“ Ce sont les heureuses conditions du sol, du climat, de la forme et de la situation du continent qui ont valu aux Européens d’être arrivés à la tête de l’humanité et non la vertu propre des races qui la composent. L’Europe très dentelée, très entourée de mers a pu de bonne heure donner lieu à des émigrations et à un concours entre les hommes. En Asie, les hauts plateaux centraux ont enlevé toute facilité géographique à l’accès des terres intérieures et des péninsules environnantes. L’Afrique présente une masse lourde et massive. ”
Paul Otlet,
Problèmes internationaux et la guerre
(1916)
“ Et il citait les deux pôles, le centre de l'Afrique, une partie du Continent australien, la Nouvelle-Guinée, les plateaux de l'intérieur de l'Asie. Aujourd'hui la terre entière est devenue le territoire où s'exerce l'activité humaine et celle-ci ne se laisse plus enserrer ni comprimer dans les limites arbitraires des frontières de chaque pays. Ce n'est plus seulement un échange de produits ou une circulation d'idées ; c'est une colonisation des uns chez les autres, des uns par les autres. ”
Ferdinand Denis,
Le Tour du monde
“ Un grand mystère de la science ethnographique se lie pour nous à l’existence de ces noirs Océaniens qui, en conservant tous les caractères de la race africaine, se fait voir aux portes de l’Inde et se propage en se modifiant à Bornéo, à Madagascar, aux Philippines, à la Nouvelle-Guinée, et dans tant d’autres îles du grand Océan que les géographes nommeront sans hésiter. ”
Guillaume Lejean,
Théodore II et le nouvel empire d’Abyssinie
“ Il y a dans le nœud de montagnes qui sépare le Choa du gros de l’empire un peuple musulman de race étrangère, les Ouollos, colonie avancée de cette puissante race galla qui bat depuis trois siècles, comme une mer mugissante, les frontières de l’Ethiopie, qu’elle a déjà dévorée à moitié. ”
A. de Quatrefages,
Histoire naturelle de l’Homme.…
“ Or toutes les populations blondes appartiennent aux rameaux les plus caractérisés de la grande race blanche. La présence d’individus de cette sorte à Otahiti atteste que le sang blanc était arrivé jusque-là, et s’il ne se montrait avec un de ses caractères les plus tranchés que chez les chefs, c’est que ceux-ci veillaient à la pureté de leur caste avec un soin poussé jusqu’à la cruauté. C’est donc chez elle qu’il faut aller chercher les traces de l’élément blanc, comme pour trouver celles des élémens nègres ou jaunes il faut s’adresser au contraire aux classes inférieures de cette société. ”
Pierre-Joseph Jousset, Nouvel atlas pour l'étude de la géographie et de l'histoire… (1895-1897)
“ Ses limites sont incertaines : les monts Otirals ne la séparent point de l'Asie, du moins d'une façon continue; Y Archipel lui-même, par ses îles, est un lien plutôt qu'une séparation. Vers l'Afrique, la Sicile et la Tunisie, l'Espagne et le Maroc se regardent de près. Mais l'océan Atlantique constitue une séparation réelle entre l'Europe et l'Amérique. En réalité l'Europe n'est que la péninsule occidentale du grand massif asiatique. ”
Alphonse Baralle, Atlas universel, contenant la géographie physique… (1877)
“ L'Océanie est peuplée de deux races principales, les Océaniens nègres et les Océaniens olivâtres. Les nègres paraissent indigènes, ils sont par leur constitution physique, leur profonde misère, leurs habitudes de férocité et d'anthropophagie, leur invincible attachement à l'état sauvage, au dernier rang de l'espèce humaine. Ils peuplent presque toute l'Australie et une desparties des îles asiatiques, mais leur nombre diminue rapidement devant l'envahissement du flot britannique, et tout fait prévoir la prochaine extinction de cette race. ”
Th. Aube, L’Océanie en 1869, les petits souverains insulaires et les immigrans
“ Des rivages, que défend comme une jetée avancée une ceinture de récifs sur lesquels l’Océan des tropiques brise ses flots bleus en longues nappes d’argent, jusqu’aux cimes les plus élevées, partout s’étale une végétation d’une puissance exceptionnelle qui couvre ces îles, surtout Opoulou, d’un immense tapis de verdure. ”
Henri Grégoire,
De la littérature des nègres
“ Othello peint en traits de feu la douleur et les sanglots d’enfans, de parens et d’amis, entraînés loin du pays qui les vit naître, pays toujours cher à leur cœur, par le souvenir d’une famille et des impressions locales ; tellement cher, qu’un des articles de leur superstitieuse crédulité, est d’imaginer qu’ils y retourneront après leur mort. Au bonheur dont ils jouissoient dans leur terre natale, Othello oppose leur état horrible en Amérique, où nus, affamés, sans instruction, ils voient tous les maux s’accumuler sur leurs têtes ”
“ Ces races se divisent en innombrables variétés qu’on peut presque seules distinguer uniquement en Europe, à part quelques Lapons, Mongols et Sémites, qui sont si bien mélangés avec nous que les distinctions s’effacent de plus en plus. Le métissage ou l’hybridation agit d’une façon rapide. Les habitants de l’Europe certainement présentent de fortes différences individuelles, mais on ne saurait y reconnaître d’une façon distincte des instincts de race. ”
Mme Henri Tardieu de Nesle, Petit atlas de toutes les parties du monde… (1828)
“ Il y a peu d'animaux domestiques dans ces îles; mais les oiseaux et les poissons y abondent. Les insulaires ont le teint rouge foncé; ils sont excellens nageurs. Leur langue est celle qu'on parle à Otahiti. Ils habitent des bourgades de cent à deux cents maisons, et se nourrissent de pisang, de cannes à sucre, de porcs, de chiens gras et de gibier. Les armes de ce peuple sont la lance, la fronde et la massue. Dans la religion barbare qu'il professe, les sacrifices humains sont regardés comme des actes de piété. On évalue la population des îles Sandwich à cent mille âmes. ”
Jack London,
Contes des mers du sud
“ Otoo et moi nous vécûmes, une semaine durant, avec les indigènes de l’île. Puis le croiseur français, qui faisait d’ordinaire la police de l’archipel, nous recueillit et nous ramena à Tahiti. Nous avions, auparavant, le noir et moi, mutuellement accompli la cérémonie de l’échange de nos noms. C’est une curieuse pratique qui, dans les mers du Sud, lie ensemble deux hommes, plus étroitement encore que la fraternité du sang. J’en avais pris personnellement l’initiative et c’est avec une joie intense qu’Otoo avait accueilli ma proposition. ”
Jack London,
Contes des mers du sud
“ Où Otoo se révéla plus étonnant encore, ce fut à Malaïta, réputée pour la plus sauvage et la plus redoutée des îles Salomon : Les indigènes nous avaient, à distance, prodigué tous les signes possibles de bienveillance. J’ignorais totalement, cela va de soi, que depuis deux ans le village « d’eau salée » [8] vers lequel nous nous dirigions faisait, parmi ses membres, des quêtes répétées ayant pour but l’acquisition d’une tête de blanc. ”
Adolphe Bitard,
Les races humaines et les grandes explorations du globe
(1880)
“ On a divisé les populations indigènes de l'Océanie en deux grandes familles : la famille papouane ou négro-australe et la famille malaise ou olivâtre. D'autre part, tout en consentant à cette grande division sommaire en deux familles ou races, olivâtre et noire, on a été forcé par la constatation de disparités bien évidentes dans chaque race, à faire deux subdivisions d'après lesquelles le groupe olivâtre se trouve contenir deux types, le Malais et le Polynésien, et le groupe noir, deux autres, le type négro-océanien et le type australien. ”
Peter Dillon, Voyage aux îles de la Mer du Sud… (1830)
“ Je partis de Valparaiso sur ce bâtiment, en octobre 1825, pour me rendre à la Nouvelle-Zélande , et ensuite à Calcutta. Dans ma traversée, je relâchai à OtaÏli. J'y trouvai Langhi et Thaki; ils me dirent qu'ils avaient quitté le port Jackson, parce que le climat y était trop froid pour eux , et que d'ailleurs on ne pouvait y avoir ni cocos, ni ignames; qu'en conséquence ils étaient venus à Otaïti avec un capitaine Henry qui résidait dans cette île. Ayant vu que les Otaïliens avaient embrassé le christianisme, ils s'étaient décidés à les imiter ”
Marau Taaroa, Etablissements français de l'Océanie… (1931)
“ ORIGINES. — Trois hypothèses se posent quant au peuplement de nos îles océaniennes. Les premiers navigateurs qui firent escale en Océanie, et entretinrent des rapports avec les indigènes, émirent l’idée que le peuplement s’était fait d’Indiens venus de l’Est, plus exactement de l’Amérique du Sud. ”
Jack London,
Contes des mers du sud
“ « J’ai souvent observé les blancs. Il y à dans les îles beaucoup d’entre eux qui, comme toi, furent jeunes et qui sont vieux maintenant. Ils furent riches et ne possèdent plus rien. Ils en sont réduits à mendier un verre à boire, près de leurs frères qui descendent des navires. » Sur ce point encore, je suivis ses conseils et m’en trouvai bien. Otoo avait d’instinct, dans sa sphère, ce que nous appelons le sens des affaires. À Guadalcanar, dans les îles Salomon, ce fut lui qui me signala une large bande de terrain située au bord de la mer, sur un point où l’ancrage était excellent. ”
Mme Henri Tardieu de Nesle, Petit atlas de toutes les parties du monde… (1828)
“ La plus grande est celle d'Otahiti, île composée de deux presqu'iles, jointes par un isthme. La végétation y est trèsbelle. L'arbre à pain, le pisang, le cocotier, le mûrier à papier, la canne à sucre et la patate suffisent à la subsistance des habitans et les dispensent des travaux pénibles de l'agriculture. Les fruits de trois arbres à pain peuvent nourrir une personne pendant huit mois. Les Otahitiens sont beaux, agiles et habiles dans tous les exercices du corps ; les femmes ont beaucoup de grâces naturelles. ”
Paul Gagnol, Histoire ancienne : temps préhistoriques… (1904)
“ Au rameau japhétique, encore appelé race indo-européenne, les Indous, les Mèdes et les Perses, les Arméniens, les Slaves, les Germains, les Grecs et les Romains, les Celtes et les Cantabres, probablement aussi les Hongrois, les Turcs et les Finlandais. — La race jaune, dont Cuvier place le berceau dans les monts Altaï, comprend les peuples de l'Asie centrale et orientale, Chinois, Japonais, Annamites, etc. — La race nègre, confinée au midi de l'Atlas, a peuplé les immenses régions de l'Afrique sillonnées de nos jours par de hardis et infatigables explorateurs 1. ”
Henri Blerzy, Revue des Deux Mondes
“ D’autre part, il est impossible de traiter comme des Ilotes ces tribus qui montrent une rare aptitude pour la civilisation, différentes sous ce rapport des Indiens de l’Amérique du nord ou des Maoris de la Nouvelle-Zélande qui reculent devant la conquête européenne jusqu’à ce qu’ils disparaissent de la surface de la terre. ”
“ La surface entière de la terre est partagée aujourd’hui entre les états souverains et constitue soit leur territoire métropolitain, soit leurs colonies, possessions ou protectorats. Les particularités physiques propres à chaque fragment de la superficie terrestre contribuent à accentuer les différences nationales entre les peuples qui les occupent. Mais d’autre part certains caractères généraux de la terre sont communs à tous les lieux ou n’offrent que des variations sans importance pratique. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ ÉTOLIE, Ætolia, contrée de la Grèce propre, séparée de l'Acarnanie à l'O. par l'Achéloüs, avait à l'E. les Locriens Ozoles, le Parnasse et l'Œta; au N. l'Épire et la Thessalie, au S. le golfe d'Ambracie et la mer de Corinthe. Thermus et Calydon en étaient les principales places. Thermus était le siège du Panætolium, ou assemblée générale des Étoliens. Les Étoliens étaient grossiers, violents et querelleurs; ils furent sans cesse en guerre, soit avec leurs voisins, soit entre eux. — On donne à l'Étolie pour premiers habitants les Curètes ”
Saint-Remy, Vie de Toussaint-L'Ouverture..… (1850)
“ Pourquoi donc les nègres et les mulâtres ne veulent-ils pas pareillement accepter leur dénomination et s'en faire un titre de gloire, comme Otello se faisait gloire d'être maure et comme L'Ouverture se faisait gloire de s'appeler et de s'entendre appeler nègre? Les préjugés, dès lors tomberaient dans les colonies, et les hommes ne seraient plus que des hommes , que la vertu et le mérite seulement différencieraient. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ OTHRYS, chaîne de montagnes de la Grèce, célèbre dans la Fable comme ayant été la demeure des Lapithes, se détache du Pinde vers la source du Sperchius, et court de l’O. à l’E. jusqu’au golfe du Pagasétique. Elle séparait les Dolopes et l’Achaïe phthiotide au N., des Énianes ou Œtéens et de Lamia au S. Elle sert auj. de frontière entre le royaume de Grèce et la Turquie, et porte le nom de Katavothry. OTRANTE, Otranto en italien, l’Hydruntum des anciens, v. de l’Italie mérid. (Terre d’Otrante) , sur l’Adriatique, à 38 kil. S. E. de Lecce ; 3000 hab. ”
Conrad Malte-Brun,
Précis de la géographie universelle…
(1862)
“ Je crois toutefois pouvoir l'évaluer à 60,000 habitants, divisés en 45 tribus, parlant différentes langues et presque toujours en guerre. Ce petit peuple, séquestré du reste du monde, est bien plus étrange qu'on pourrait le supposer. Il diffère enfièrement des peuplades grossières qui habitent les autres îles de l'Océanie, et j'ai rencontré chez lui plus d'un vestige des civilisations antiques. Cette race est douée de traits distinctifs qui, à eux seuls, donnent beaucoup à réfléchir; les hommes sont beaux, ont le nez droit, effilé, les lèvres minces, et portent généralement un collier de barbe ”
Paul Otlet,
Problèmes internationaux et la guerre
(1916)
“ Dans un siècle l'Amérique du nord parlera l'anglais, l'Amérique du Sud espagnol et portugais, l'Afrique anglais et français, l'Asie parlera russe, anglais et chinois. Aucun continent ne parlera allemand à moins que des transformations immenses et imprévues ne se produisent après cette guerre. ”
Paul Otlet,
L'Afrique aux Noirs
“ «L’Afrique aux noirs.»⁂Aujourd’hui, s’il faut en croire les dernières nouvelles, les circonstances viendraient faciliter au plus haut point la réalisation d’un tel programme.Il existe dans les États de l’Amérique des millions de nègres déjà christianisés, habitués au travail régulier et faits à [Pg 13] toutes les exigences d’une civilisation avancée. Ces nègres pour la plupart sont instruits; beaucoup sont dans une enviable aisance ou même disposent de forts capitaux dus à leur travail intelligent. ”
Auguste Michelot, Nouvelle géographie méthodique… (1841)
“ L'Océànie, qui est plus grande que l'Europe, est occupée par deux races principales : la race basanée ou malaisienne, répandue dans la Notasie., la Polynésie et la Nouvelle-Zélande ; et la race des nègres océaniens, qui occupent l'Australie. ”
