“ Tu mettras les deux pierres sur les épaulettes de l’éphod, en souvenir des fils d’Israël ; et c’est comme souvenir qu’Aaron portera leurs noms devant l’Éternel sur ses deux épaules. Tu feras des montures d’or, et deux chaînettes d’or pur, que tu tresseras en forme de cordons ; et tu fixeras aux montures les chaînettes ainsi tressées. Tu feras le pectoral du jugement, artistement travaillé ; tu le feras du même travail que l’éphod, tu le feras d’or, de fil bleu, pourpre et cramoisi, et de fin lin retors. Il sera carré et double ; sa longueur sera d’un empan, et sa largeur d’un empan. ”
éphod
Définition et enjeux
L’éphod désigne, dans la tradition juive et chrétienne, une vêture sacrée portée par le grand-prêtre, symbole de médiation divine. L’Exode le décrit comme un tissu orné de pierres précieuses, conçu pour porter les noms des tribus d’Israël. Ainsi, Clovis Pinard et Fulgence Girard, dans des textes religieux ou philosophiques, ont interrogé son rôle symbolique, mêlant allégorie et spiritualité.
Les citations révèlent une diversité d’approches, allant de l’analyse liturgique à l’interprétation morale, illustrant l’éphod comme un objet de transmission de valeurs. Ce thème, lié à Aaron, David ou les onyx, reste central dans l’étude des symboles sacrés.
Citations sur “éphod”
Clovis Pinard, Pierre Lainné, modèle de la vie chrétienne et sacerdotale… (1847)
“ Si Dieu veut une victime, ce sera une grande consolation pour moi, en mourant martyr, de vous donner un dernier exemple d'abnégation et de courage..^ C'était absolument le langage du Maître qui, voyant un de ses disciples tirer l'épée pour le défendre, lui dit aussitôt : « Remettez votre épée dans le fourreau ; car tous ceux qui se servent de l'épée périront par l'épée. Pensez-vous que, si cela était nécessaire, mon Père n'enverrait pas ses Anges à ma défense ? Il faut que ce qui a été prédit s'accomplisse. » ”
Pierre Bion, L'anneau impérial (1864)
“ Votre dextérité à tenir une épée, et votre habileté à manier la parole me disent assez que votre Coeur est grand, comme est noble votre origine. Tombée au pouvoir d'un homme ordinaire, j'aurais fait le sacrifice de ma vie, et, oubliant la faiblesse de mon sexe, pour ne pas mourir de la main d'un sicaire, j'aurais saisi cette épée qui désormais n'aura plus de maître, et je l'aurais plongée dans mon sein. Mais, sous la garde de votre loyauté, seigneur, et sous la protection de ma faiblesse, je me sens tram-quille comme dans la maison de mon père. ”
