Antoinette-Joséphine-Françoise-Anne Drohojowska, Les grandes entreprises au XIXe siècle (1888)
“ Le chenal au nord des îles formées par le fleuve a une tendance à s'oblitérer. Au sud et à l'ouest de ces îles, le cano a une largeur moyenne de 200 mètres jusqu'à l'Atrato ; ses bords sont dessinés par une luxuriante végétation, mais il n'existe pas de rives à proprement parler; l'on peut pénétrer en pirogue à travers les arbres qui les composent; la terre est partout submergée, et l'on doit voyager nuit et jour ou camper sur un arbre à l'instar des nombreux singes qui pullulent dans ces vastes forêts aquatiques. La cuisine même ne peut se faire que dans l'embarcation. ”
