École bolonaise

Définition et enjeux

Céline Fallet L'école des beaux-arts (1864)

L'école lombarde est fière à bon droit de son dessin pur, de son goût formé sur l'antique, de sa belle composition, de son pinceau léger et moelleux, de sa manière noble et gracieuse. Elle reconnaît le Corrége pour fondateur.
L'école bolonaise, fondée par Francia, ne produisit pas d'abord de grands artistes ; mais les Carrache la relevèrent ; et si elle n'atteignit point à la gloire des précédentes, elle se distingua cependant par la science de la composition, la pureté du dessin, la vérité du coloris et l'entente du clair-obscur.
Source : Gallica

O Lescure Lettres familières sur Milan, Venise… (1906)

Quel charme naïf il y a dans ce chef de l'école romaine, qui a représenté la sainteté de l'âme d'une manière si élevée, et qui a produit un si grand élève A côté de lui se trouvent, au musée de Bologne, plusieurs admirables madones du vieux Francia, qui est à l'école bolonaise ce que Pérugin est à l'école romaine, et Jean Bellini à l'école de Venise. Il y
a des rapports étonnants entre ces trois maîtres, qui conservent pourtant, sous ces ressemblances, leur caractère propre.
Source : Gallica

René Ménard Les curiosités artistiques de Paris… (1878)

L'art, pour les peintres de l'école bolonaise, est la déduction logique d'un enseignement parfait. Il pourra être indifféremment religieux ou intime, passionné ou décoratif, et il atteindra nécessairement la perfection, si l'artiste a su combiner avec habileté les éléments dont se sont servis les maîtres. Les uns ont donné à leurs figures une tournure magistrale, on cherchera à quoi tient cette tournure ; d'autres ont été de grands coloristes, on verra de quelle manière ils ont combiné leurs tons.
Source : Gallica

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