A. Augustin-Thierry, Revue des Deux Mondes
“ Protection sans tutelle, assistance amicale et pourtant subordonnée, voilà les deux conditions de la nouvelle vie qui commence pour moi, sans lesquelles je n’aurai plus ni liberté, ni dignité, ni force. ”
La protection désigne l'ensemble des actions ou mesures entreprises pour prévenir les risques, les dommages ou les incertitudes. Ce concept, abordé par divers auteurs, révèle des approches variées : A. Augustin-Thierry met en avant sa dimension éthique, liant protection et liberté, tandis que Louis Ducros souligne son rôle dans la défense des opprimés.
Adolphe Franck, quant à lui, la rattache à la justice sociale et à la dignité collective. Ces visions, mêlant biens matériels, droits humains et systèmes écologiques, illustrent la nature multidimensionnelle de la protection, allant des mécanismes biologiques aux politiques publiques.
A. Augustin-Thierry, Revue des Deux Mondes
“ Protection sans tutelle, assistance amicale et pourtant subordonnée, voilà les deux conditions de la nouvelle vie qui commence pour moi, sans lesquelles je n’aurai plus ni liberté, ni dignité, ni force. ”
“ Est-ce que nous ne sommes pas la civilisation et le progrès?... Arrière ces fléaux qui effrayaient jadis nos pères et leur faisaient implorer à genoux le secours de la Providence!.. Notre Providence, c'est notre science; notre protection, c'est notre force. ”
Louis Ducros, J.-J. Rousseau (Nouvelle édition…
“ Combien d'opprimés à qui la protection sert plus que l'argent ! Raccommodez les gens qui se brouillent, prévenez les procès ; portez les enfants au devoir, les pères à l'indulgence; empêchez les vexations, employez, prodiguez le crédit des parents de votre élève en faveur du faible à qui on refuse justice, et que le puissant accable. Déclarez-vous hautement le protecteur des malheureux. Soyez juste, humain, bienfaisant. ”
Adolphe Franck,
Philosophie du droit pénal
(1864)
“ Ce droit universel, qui est la protection, la sauvegarde, la dignité de tous, nous sommes dans l'obligation et dans la nécessité de le défendre contre les empiètements de chacun. De là la société; de là les lois dont se compose l'ordre social ”
Paul Sauzet, La chambre des députés et la révolution de février (1851)
“ C'est le besoin instinctif et conservateur: d'assurer la vie morale et matérielle de tous, de garantir à la faiblesse sa protection, au travail sa sécurité, à la vertu sa récompense , au crime son châtiment. Les gouvernements les plus parfaits sont ceux qui répondent le mieux à ces nécessités de salut. ”
Alexis Jacques Serre Saint-Roman, Suite de la Correspondance de M. le Cte De Saint-Roman et de M. Masuyer… (1820)
“ Le pouvoir sous la protection et sous la direction duquel chaque individu s'est rangé, à la charge par ce même pouvoir de suivre, sauf les moments de crise et d'extrême nécessité, l'ordre de choses qui garantit à cet individu la conservation de sa personne et de ses biens, et les avantages auxquels il a droit de prétendre dans la situation sociale où il est placé. ”
Célestin Bouglé,
Qu’est-ce que la sociologie ?
“ Vos biens et votre vie sont à la merci de tous. Pour les sauver il vous faut demander l’anaïa, la protection d’un grand chef, vous affilier à son çof, à la société de défense mutuelle dont il est la tête. ”
Thucydide,
Œuvres complètes de Thucydide et de Xénophon
“ Si vous recevez, si vous vengez des villes coupables, on verra vos sujets en aussi grand nombre recourir à notre protection, et la loi que vous aurez portée se tournera moins contre nous que contre vous-mêmes. ”
Henry Charles Carey,
Principes de la science sociale
“ Ailleurs nous trouvons instrument régulier pour mettre ce qui doit substanter le corps à sa portée, et sentinelle pour le garder contre les influences perturbatrices et nuisibles du dehors, donnant liberté à la vie intérieure et protection à la vie de relation, — protection qui embrasse à la fois assistance et défense. ”
Armand Du Mesnil, Paris et les allemands : journal d'un témoin… (1872)
“ Le seul moyen que nous ayons de combattre l'influence de certains hommes, me disait C. B., c'est de nous montrer à ce peuple qu'ils s'efforcent d'égarer, c'est de le rassurer sur nos intentions. Vous nous accusez de complaisance et de faiblesse, quand nous faisons seulement œuvre de prévoyance et de protection. ”
Aloïse Guthlin,
Le Problème politique de notre temps…
(1869)
“ En second lieu, le Pouvoir doit accorder une protection bienveillante et infatigable à tous les droits naturels ou acquis, à tous les intérêts privés ou généraux, matériels, religieux ou moraux qui constituent la vie d'un Etat ou d'une nation. ”
Jean-François Caze, La vérité sur l'Espagne , par F. Caze (1825)
“ La protection accordée à des hommes compris par erreur ou par une prévention injuste, dans certaines mesures de rigueur, a été interprétée par quelques esprits chagrins, comme extensive à tout le parti constitutionnel. ”
Antoine René Charles Mathurin La Forest, L'Interrègne, le règne et les moyens… (1835)
“ Ainsi, il faut que le gouvernement et l'administration soient fondés sur des principes vrais, en rapport avec le génie, les moeurs et les intérêts de la société sur laquelle ils sont appelés à régner. Il convient donc de fixer les vrais principes dans lesquels une société puisse,trouver la paix durable et la protection efficace dont elle a besoin pour avoir pleinement la satisfaction de son intelligence et la sécurité de son bien-être. ”
Henry Drapier, La Condition sociale des indigènes algériens… (1899)
“ Protection, sécurité, éducation physique et morale exigent des mesures bienfaisantes, subordonnée à l'intervention de l'État qui doit tenir en relation étroite les questions économiques et l'organisation administrative et judiciaire. ”
Marie-Armand de Guerry Maubreuil, M. de Maubreuil et la diplomatie… (1835)
“ Sorte d'épreuve nouvelle, à laquelle je me condamne encore dans ce monde, et par l'avis des hommes les plus sages. Puisse-t-elle produire ce que tous les honnêtes gens souhaitent : redressement, protection. ”
L.-P. Massip, Doctrine républicaine ou Principes naturels et économiques d'ontologie sociale (1871)
“ La société aura donc pour but et pour fin la conservation et le développement de la vie individuelle et collective, par la protection et la sécurité qu'elle assure à la propriété et à la famille, ces deux fonctions organiques etrudimentaires de la vie sociale. ”
Alphonse de Lamartine,
Oeuvres de M. A. de Lamartine. Le passé…
(1850)
“ Or, il faut payer ce système immense et indispensable de protection des citoyens dans leur personne, dans leur honneur, dans leurs biens, dans leur domicile, dans leur vie ! Il faut" que la société surveille non-seulement le corps, mais,l'âme, l'intelligence, la moralité des générations nouvelles qui viennent naître et grandir tous les ans dans son sein. ”
Léon Bourgeois,
Pour la Société des Nations
“ Créer par l’entente des hommes de bonne volonté de toutes langues, de tous pays, de toutes croyances, de toutes races, le réseau des protections et des assurances qui empêchera de naître et de se développer ces troubles sociaux, c’est notre tâche. ”
Claude Romieux, Les Éléments du Contrat social… (1792)
“ Les moyens de secours doivent être découverts par les hommes éclairés, et déterminés par la Loi : ils doivent avoir pour but le plus grand bien de l'humanité qui est l'accroissement des lumières et des vertus , la protection des arts, et la satisfaction des besoins physiques. X. Ils doivent être fournis par tous les individus à raison de leurs facultés physiques et morales; quiconque s'y refuse est injuste ”
Antoine Sabatier de Castres, Dictionnaire des passions, des vertus… (1769)
“ Nous devons estimer la pratique de la justice & de l'humanité , à proportion du cas que nous faisons de notre propre bonheur ; ces vertus feules peuvent maintenir la confédération qui constitue la société , & faire recueillir à chaque homme les avantages de la protection & de l'assistance mutuelle. ”
George Sand,
Le Poëme de Myrza
(1855)
“ Mais puisque le monde officiel renie votre intervention, et que, pour la continuer, vous êtes forcé de vous créer par vous-même des ressources d'une certaine importance , il serait insensé, il serait indiscret de réclamer votre protection sans avoir songé à vous offrir les moyens de l'exercer et de l'étendre davantage. ”
“ Les autorités exigeaient l’ordre, le respect d’une religion sage, le triomphe de la raison ; tandis que le besoin d’être heureux emportait le peuple au désir exalté du salut, dans ce monde et dans l’autre. Oh ! ne plus souffrir, conquérir l’égalité du bonheur, ne plus marcher que sous la protection d’une Mère juste et bonne, ne mourir que pour se réveiller au ciel ! ”
Alphonse de Lamartine,
Voyage en Orient
“ Et voulant de notre part traiter favorablement les exposants : pour ces causes et autres considérations à ce nous mouvant, nous les avons pris et mis, comme par ces présentes signées de notre main nous les prenons et mettons en notre protection et sauvegarde ; nous voulons qu’ils en ressentent les effets en toutes occurrences ”
René de Belleval,
Nos pères, moeurs et coutumes du temps passé
(1879)
“ Ne dois -je pas à mes vassaux protection dans les dangers , assistance s' ils sont trop pauvres pour pouvoir vivre de leurs ressources , et enfin bonne et loyale justice ? Autant d' obligations que nous remplissons tous , soyez -en convaincus . ”
Octave Mirbeau,
La Grève des électeurs
“ Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les sociétés se déroulent et se succèdent, pareilles les unes aux autres, qu’un fait unique domine toutes les histoires : la protection aux grands, l’écrasement aux petits. ”
Eugène Sue,
Les Mystères de Paris
“ Cette charmante protection, accordée à la partie masculine de la société pour certaines friponnes espiègleries relevant du petit dieu d’amour, ne montre-t-elle pas que le Français sacrifie encore aux Grâces, et qu’il est toujours le peuple le plus galant de l’univers ? ”
Poutignac de Villars, Les Deux cloches, ou les Accusateurs en regard… (1820)
“ A Dieu ne plaise , Messieurs, qu'il sorte de ma bouche aucune parole propre à exciter les passions, ou à affaiblir le respect que l'on doit à l'observation des lois ! Personne n'est plus persuadé que moi, que force est due au gouvernement et à justice ; mais d'un autre côté , sûreté , protection et impartialité sont dues aux citoyens. Je dois dire qu'un cri général s'élève de toutes parts pour accuser les agens de négliger les formes ordonnées par les lois, conseillées par la prudence, indiquées par les localités , pour le déploiement et ”
Abbé Desorges, De l'origine et de la nature du pouvoir (1869)
“ C'est elle qui la porte et la fait exécuter. C'est donc elle qui fait la société civile. De plus, quelle est la raison d'être de cette société, quel est le motif et le but de son existence? C'est la sécurité, la tranquillité, la paix. C'est là ce que l'on cherche d abord dans la société civile et ce que l'on y trouve en réalité. Mais qu'est-ce qui donne cette sécurité, cette tranquillité, qu'est-ce qui la fait régner? L'autorité; c'est elle qui la réalise et l'assure. Sans l'autorité qui protége, réprime et punit, la vie et les biens de chacun seraient à la merci de la violence et de la force. ”
Henri de Bourbon Chambord, Lettres écrites par M. le comte de Chambord…
“ Mais, si les espérances du pays sont encore une fois trompées , si la France , lasse enfin de ces expériences qui n'aboutissent qu'à la tenir perpétuellement sur un abîme, tend vers moi ses regards et prononce elle-même mon nom comme un gage de sécurité et, de salut, comme la garantie véritable des droits et de ' la liberté de tous , qu'elle se souvienne alors que mon bras , que mon coeur, que ma vie , que tout est à elle et qu'elle peut compter sur moi. ”
J.-M. Sorel, La Vraie science du paysan, simples notions d'agriculture et d'économie rurale sous forme de causeries récréatives… (1879)
“ Respecte-les donc si tu veux rester juste. Respecteles si tu veux vivre avec sécurité : c'est la loi, voistu, qui te protége contre les malfaiteurs, qui sauvegarde tes biens, ta personne et ton honneur. ”
Henri Blerzy, Un Pamphlétaire au XVIIIe siècle - John Wilkes
“ Fût-il le dernier des hommes, je défends en son nom la sécurité de tous. Le ciel nous préserve, messieurs, que l’usage s’établisse en ce pays de mesurer les droits civils d’un citoyen par la moralité de son caractère. ”
Paul Lescuyer, Manuel pratique d'administration communale… (1884)
“ Elles ne diffèrent essentiellement que sous le rapport du nombre plus ou moins considérable des personnes dont elles tendent, en assurant l'ordre, la tranquillité, la sécurité, la salubrité, à défendre ou protéger la vie, les droits ou les intérêts. ”
Charles Richet,
Discours prononcés à la Cour de cassation…
(1879)
“ Notre ordre matériel, profondément bouleversé par nos désastres, peut, malgré ses blessures, offrir aux existences privées et à la fortune publique sa sécurité et son abri, s'il sait s'appuyer sur l'ordre moral, dont la condition première est une pratique constante, progressive et surtout sincère de la liberté. ”
Faculté de théologie, Ouverture des cours, le 30 novembre 1868 (1868)
“ C'est ainsi enfin qu'elle règle et détermine les devoirs et les droits sociaux, les rapports mutuels des riches et des pauvres, de ceux qui commandent et de ceux qui obéissent, et qu'elle instruit les uns et les autres à se tenir également loin de la violence et de la peur, de l'insolence et de la servilité, et à porter dans le maniement des hommes et des choses, la justice, la charité, le respect, le dévouement et le souci de la dignité personnelle. ”
Justin Fèvre, La Mission de la bourgeoisie, suivie d'études sur le gouvernement… (1864)
“ Nous avons perdu le premier gage naturel de la sécurité publique. Tous ceux qui ont l'intelligence des choses contemporaines le savent, et tous ceux qui ont le coeur assez haut pour marcher au rebours du torrent, comprennent qu'il est grand temps de porter remède à ce grand mal. De toutes les restaurations qui sollicitent notre zèle, la plus urgente est la restauration du respect. Le respect, le respect de l'autorité, l'hommage des convictions et des sentiments rendu à toute puissance, naturelle ou positive, voilà le grand oeuvre des hommes de coeur et d'intelligence. ”
Charles Bénard, Alsace-Lorraine. Devoir de la France (1873)
“ Mais toute patrie possède une force organisée pour garantir à toutes les familles et à tous les membres qui la composent, la sécurité des personnes, la conservation de l'honneur et de la propriété, la liberté de la vraie religion. ”
Jules Isaac Mirès, J. Mirès à messieurs les membres du Corps législatif (1870)
“ Ma cause est celle de tous les citoyens; elle doit être défendue par tous les partis; je vous demande de protéger, en ma personne, les intérêts sociaux les plus sacrés, l'honneur des citoyens, leur sécurité et leur fortune ! intérêts méconnus avec une persévérance criminelle par ceux même que la loi a investis du devoir de protéger la société. ”
Charles-Jean-Baptiste Bonnin, Abrégé des "Principes d'administration" de C.-J.-B. Bonnin… (1829)
“ Par cette force, les citoyens veillent eux-mêmes à la défense de leurs personnes et de leurs propriétés; la sûreté de leurs foyers et de leurs familles repose sur le secours et la vigilance réciproque de tous : chacun s'intéresse aussi davantage à la chose publique, qui devient sa chose propre, et dont la conservation et la sûreté sont son propre ouvrage. Otez ces sentiments généreux du coeur des citoyens , étouffez-en les élans, et il n'y a plus ni Communauté ni citoyens ”
Gustave Allègre, Le code civil commenté à l'usage du clergé… (1888)
“ En acceptant cette proposition, que « nos impulsions naturelles, si diverses qu'elles soient, sont légitimes, sacrées », vous reconnaissez à toute créature vivante le droit de les satisfaire, et d'en revendiquer le respect par la force ; or, toutes les créatures ayant' le même droit et des moyens de défense pour en assurer le respect, l'état de guerre et le droit du plus fort deviendront l'état naturel de l'humanité. ”
Jean-Jacques Rousseau,
Du contrat social
“ L’état ou la cité faisant une personne morale dont la vie consiste dans le concours et l’union de ses membres, le premier et le plus important de ses soins est celui de sa propre conservation, soin qui demande une force universelle et compulsive pour mouvoir et disposer chaque partie de la maniere la plus convenable au tout. ”
Conférence internationale du service social… (1938)
“ Nous devons nous consacrer une fois de plus à reconquérir les droits anciens et sacrés pour lesquels l'humanité a constamment lutté: le foyer, le bien-être et la sécurité individuelle. Le chemin qui mène à ces biens est la voie du progrès. Ni vous ni moi ne nous déclarerons satisfaits avant d'avoir donné tout notre effort pour nous rapprocher de ce but. ”
Henri-Dominique Noble, L'amitié (1941)
“ Tous et chacun, nous devons pouvoir vivre de la vie corporelle et matérielle, jouir de notre liberté, fonder une famille, nous développer intellectuellement et moralement, être protégés dans notre propriété, notre sécurité individuelle et notre réputation, participer au bien commun selon nos mérites personnels. ”
F. Malaurie, Mal et remède, ou De ce qui tue la société en France et de ce qui peut la faire vivre… (1852)
“ Tous, vous reconnaîtrez que c'est aux lois de la patrie que vous devez la paisible jouissance de vos biens, la sûreté de la vie, les douceurs du foyer domestique et les suréminents bienfaits d'une ample liberté. ”
Henri Entz, Delenda Germania (1871)
“ Le travail et le silence, voici quel doit être désormais notre rôle; organisons-nous, c'est notre droit, faisons tous nos efforts pour faire la France grande et respectée, en un mot pour être maître chez nous, c'est notre devoir et notre sûreté! ”
Pierre de Coubertin,
Histoire universelle — Tome II
“ Content d’avoir assuré la sécurité nécessaire, il employa tout le reste de son règne aux travaux de la paix, à accroître la richesse et le bien-être, à élever de beaux monuments, à développer la civilisation. ”
Nicolaĭ P. Demidoff, Études politiques (Nouvelle édition… (1844)
“ En étudiant et résumant l'histoire des peuples et leurs codes divers, nous remarquons que toutes les sociétés civiles, toutes les diverses coutumes des nations, les législations de tous les pays et leurs lois, n'ont pour résultat que la sûreté ou la sécurité particulière et générale des individus et de leur société. ”
Joseph Durieux, Près de la reine Marie-Antoinette (1933)
“ Citoyen, vous jurez et promettez d'examiner avec l'attention la plus scrupuleuse les charges portées contre un tel, de ne communiquer avec personne jusqu'après votre déclaration, de n'écouter ni la haine ou la méchanceté ni la crainte ou l'affection, de vous décider d'après les charges et moyens de défense et suivant votre conscience et votre intime conviction, avec l'impartialité et la fermeté qui conviennent à un homme libre. ”
A. de Lapradelle, Revue des Deux Mondes
“ La conscience, le bon sens et le sentiment du devoir imposés à l’humanité seront les guides les plus sûrs. Nos officiers, je le dis hautement, rempliront toujours de la manière la plus stricte les devoirs qui découlent de la loi non écrite de l’humanité et de la civilisation. ”
Longtemps perçue comme un simple réservoir à exploiter, la nature est désormais reconnue comme un patrimoine vital. Des esprits prévoyants du XIXe siècle aux lois de protection actuelles, retracez la difficile prise de conscience — et la complexe mise en œuvre — d’une interdépendance qui nous oblige à repenser radicalement notre place dans le vivant.
Du télégraphe à l'internet, l'histoire des réseaux est une lutte incessante. L'État veut contrôler, l'innovation pousse à l'ouverture. Entre souveraineté et liberté, sécurité et commerce, une tension politique millénaire se reconfigure sans cesse. La promesse d'un cyberespace affranchi s'est heurtée à un implacable retour du réel, rappelant que la gouvernance des flux d'information est une question toujours aussi prégnante et irrésolue.
La maladie n'est plus une simple affaire privée, mais un enjeu national. À travers le XIXe et le début du XXe siècle, l'État a progressivement imposé son autorité pour faire de l'hygiène un devoir civique, transformant la charité en politique. Mais à quel prix pour la liberté individuelle ?
Le contrôle de l’éducation est-il un devoir de l’État pour protéger l’enfance et forger la nation, ou une ingérence tyrannique dans les libertés individuelles et parentales ? Depuis le XIXe siècle, les démocraties libérales peinent à concilier ces deux impératifs fondamentaux. Un paradoxe qui nous hante encore.
