Paul Gaffarel,
Campagnes du Premier Empire, période des désastres…
(1891)
“ Alors commence la déroute, et quelle déroute! Sur l'unique chaussée qui traverse le champ de bataille, fantassins et cavaliers s'enfuient jetant leurs armes. « Escadrons et bataillons se brisent et se dispersent les uns contre les autres, les artilleurs coupent les traits de leurs chevaux et abandonnent leurs pièces, essayant de se frayer un passage. On s'écrase, on se foule, on marche sur les vivants. Une multitude vertigineuse emplit les routes, les sentiers, les ponts, les plaines, les collines, les vallées et les bois, encombrés par cette évasion de quarante mille hommes. » ”
