“ « C’est cela, oui c’est cela : tu arrives à Maraucourt ; ne brusque rien ; tu n’as le droit de rien réclamer, ce que tu obtiendras ce sera par toi-même, par toi seule, en étant bonne, en te faisant aimer... Te faire aimer,... pour toi, tout est là... Mais j’ai espoir,... tu te feras aimer ;... il est impossible qu’on ne t’aime pas... Alors les malheurs seront finis. ”
Citations sur “Maraucourt”
“ c'était vrai, ce Maraucourt dont elle avait tant de fois prononcé le nom comme une obsession, et que depuis son entrée en France elle avait cherché sur les bâches des voitures qui passaient ou celles des wagons arrêtés dans les gares, comme si elle avait besoin de le voir pour y croire, ce n'était plus le pays du rêve, extravagant, vague ou insaisissable, mais celui de la réalité. ”
Pétition relative à la Belgique… (1880)
“ Quantité de têtes de bétail furent abattues pour nourrir non-seule, ment les hussards qui occupaient Maraucourt, mais encore le reste de leur régiment qui était cantonné à Vrigne-aux-Bois. 12 — 182 — Lorsqu'après le départ des Prussiens les habitants de Maraucourt rentrèrent dans leurs maisons dont ils avaient été chassés, ils trouvèrent leurs armoires ouvertes, leur mobilier en partie brisé et le linge enlevé. Les cultivateurs de Maraucourt qui ont eu le plus à souffrir, sont les familles Crépin (belge) , Poulain, Henon, Mozet (français) . ”
Pétition relative à la Belgique… (1880)
“ En argent, pour être converti en bons de pain : A la famille Deckers, à Vrigne-aux-Bois fr. 200 A Falaise . . ... .200 A Voncq 200 A la famille Crépin, à Maraucourt . ... 80 Aux autres familles de Maraucourt . . . . 120 A Vrigne-aux Bois 100 Pour Sedan et ses environs 500 Postérieurement au départ de M. Rochedieu, le Comité a reçu de M. le baron Evain un exposé de la situation du village de Vrigne-sur-Meuse, arrondissement de Mézières, Cette commune, située à la limite de l'arrondissement de Mézières contre celui de Sedan, a une population de 172 habitants, tous cultivateurs. ”
Collectif, Lectures romanesques
“ Maurevert s’élança, suivi des mignons, excepté Quélus qui se plaignait de la tête. En même temps, le roi frappant du poing sur le bras du fauteuil où il s’était assis, grondait. — Par la mort-dieu, je veux qu’on fouille Paris ! Je veux que le rebelle soit tout à l’heure à la Bastille ! Je veux que son procès commence demain ! Ah ! monsieur de Montmorency, je vous félicite des gens que vous m’amenez ! — Monsieur le maréchal a toujours eu le tort de ne pas surveiller qui il fréquente, dit Catherine d’une voix miel et fiel. Le maréchal vient rarement au Louvre. Il choisit ailleurs ses amis... ”
Francis Maratuech, L'Échéance ! (1894)
“ Le braconnier mâchonnait des jurons et serrait les dents, le regard mauvais. Vaincu, il haussa les épaules dans son insouciance de vieux voyou. Jeanne pleurait des larmes silencieuses, douces comme des larmes de joie, à côté de Jacques qui, profitant de la préoccupation générale, s'était oublié à lui prendre la main. — La clef? demanda impérieusement le magistrat. L'assassin, toujours gouailleur, répondit : — Là, en désignant d'un mouvement de tête la main gauche de sa victime... — Oh ! vous pouvez y toucher, il n'est pas mort du choléra, allez ! ”
Francis Maratuech, L'Échéance ! (1894)
“ Le bandit s'attendrissait, étourdissant la pauvre femme ahurie en parlant de ses malheurs, de sa tendresse paternelle et surtout de sa fortune et de sa générosité. Brusquement, il se leva : — C'est convenu, je l'élèverai comme une princesse. La vieille, effarée, s'accrochait au berceau. Doctrové fit un signe. Lamaoüre saisit brutalement la fermière par les épaules : — Soyez paisible, la bourgeoise, faut pas empêcher monsieur de faire une bonne œuvre. D'ailleurs, votre fille ayant décampé, vous seriez une nourrice un peu sèche, sauf le respect que je vous dois, la mère. ”
Francis Maratuech, L'Échéance ! (1894)
“ Pauvre homme, pécaïré !... quel malheur !... Ne me serrez pas si fort, tonnerre ! je sais marcher seul. C'était Lamaoüre que les gendarmes entraînaient. Le braconnier salua obséquieusement à la ronde « tous ces bons messieurs, la pauvre demoiselle et même la compagnie », et, se tamponnant les yeux à l'aide d'un pan de sa blouse, il se prit à gémir de plus belle, hardiment planté devant le cadavre : — Quel « dépit » ! quel raide malheur, ma pauvre demoiselle! Si je connaissais le coquin qui vous l'a arrangé comme cela, foi de Lamaoure ! ”
Emmanuel Gonzalès,
Chroniques du temps de Duguesclin…
(1858)
“ Que t'importe son nom, répliqua la Mauresque en frémissant d'impatience. Elle est belle et elle trompe son mari; cela doit te suffire. Demain soir tu la trouveras enfermée avec son amant dans le morabethin, dernier débris de la vieille mosquée des Almoravides. Veille à la porte du lieu saint ; surprends l'adultère et inscris son nom sur ton rouleau de parchemin, pendant que tes compagnons l'emporteront à ton logis. Elle pleurera, elle te suppliera d'avoir pitié d'elle, elle embrassera tes genoux : sois inflexible comme tu l'as été ce soir ”
Charles Maurras,
Le Mont de Saturne : [conte moral…
(1950)
“ On craignit que Mariéton n'eût commis quelque gros impair. Le Chancelier du Félibrige s'était borné à émettre la prétention de lire d'autorité, sinon de force, dans les mains de Mlle Dulcinée. Agacée, la jeune fille s'était éloignée de son air de reine. Mais, de son œil « qui voit et entend tout » (1) , Maurras n'avait rien perdu de la scène, il l'avait complétée et sa première violence l'ayant mis en train, il jetait au pauvre Mariéton toutes les réflexions désagréables que la Provence entière murmurait derrière son dos : — Que faisait chez nous cet intrus ? Ce métèque de la Provence ? ”
Charles Maurras,
Le Mont de Saturne : [conte moral…
(1950)
“ Mariéton croyait avoir décroché son bâton de maréchal : directeur de la Revue félibréenne, chancelier du Félibrige, héros comblé d'un magnifique « envoi » de Mistral, à la fin du « Lion d'Arles » : « Mariéton, beau conquérant, — toi qui as fait mon pays tien... » De ce zénith, comment imaginer de gravir d'autres cimes ? Il insista : — Des succès littéraires ? Mondains ? Un mariage ? La Menoune n'ajouta rien. Elle Avait pris leurs mains gauches à Louis Bertrand et à Charles Maurras. ”
Maurice Sand,
Six mille lieues à toute vapeur
“ Les Mauresques sont généralement blanches et souvent même très blanches, mais il y a tant de mélanges que l’on commence à ne plus trop savoir quel type on a devant soi : celle-ci a des yeux magnifiques, à la fois très ouverts et très longs ; les yeux de gazelle ne sont pas une métaphore dans ce pays. Les cheveux sont bleus à force d’être noirs, le visage est régulier, le nez droit, la bouche petite, les dents blanches et serrées, les mains fines, bien attachées aux bras par un poignet délicat, les pieds mignons et les jambes d’une Diane chasseresse. ”
Charles Maurras,
Le Mont de Saturne : [conte moral…
(1950)
“ Nos actions de grâce rendues et bien reçues par les Divines, Ismène, à son tour, nous somma de confesser et de montrer les chansons que nous préférions. Mariéton cita celles de Mistral dont il avait fini par se juger seul dépositaire et droit héritier. Mais il se tint quitte de déclamer, ayant chanté. Louis Bertrand fit entendre comme un cri de guerre : — Prose ! Prose ! et tant pis pour les vers, Flaubert !... A l'appui, il rugit la page célèbre où sont crucifiés des lions... Hugo ! Hugo ! cria Gasquet, et Maurras : Moréas ! Ferventes et longues disputes ! ”
Francis Maratuech, L'Échéance ! (1894)
“ Le moissonneur qui conduit la ligne hausse ses robustes épaules en murmurant : « Faignants ! » et les faucilles s'acharnent de plus belle, — avec des grincements et de reflets d'épées... Entre temps, Jacques songeait aux hommes d'affaires qui l'ont leurré de promesses : — Six mille francs, monsieur Florenzac! ne vous préoccupez pas de cette vétille ; maître X... vous procurera la somme, et moi-même, si j'avais été prévenu huit jours plus tôt, j'aurais pu vous rendre ce léger service. — Justement, avait dit maître X... j'ai un client qui cherche à placer vingt mille francs dans la région ”
Francis Maratuech, L'Échéance ! (1894)
“ Il s'assit sans façon dans un coin du parloir carrelé servant de salle à manger et de hall de famille. Jacques fronçait les sourcils. L'homme porta la main à son chapeau crasseux, mais ne le retira pas. — Non, Lamaoüre, vous ne nous dérangez pas, répondit madame Florenzac, de sa voix tranquille, en regardant son fils pour l'apaiser. — Quoi de nouveau? interrogea distraitement Jacques. — Pas grand'chose de bon : la misère me tutoie, mais elle se familiarise avec tant d'autres que ce n'est vraiment pas la peine d'en parler. ”
Salvatore Furnari, Voyage médical dans l'Afrique septentrionale… (1845)
“ Parmi les indigènes des villes les Maures fournissent le plus grand contingent déciles publiques presque toutes se prostituent par misère; la plus grande partie des filles admisses dans les dispensaires des vénériens d'Alger et de Constantine, sont des mauresques. ”
Louis Énault,
Angleterre, Écosse, Irlande : voyage pittoresque
(1859)
“ Maryburg est du reste un village assez indifférent quand il n'a pas une reine à déjeuner : il ne connaît de la civilisation que la fumée des steamers d'Oban à Inverness. Le fort a une poignée d'hommes pour garnison, mais ces hommes portent des habits rouges : c'est assez. ”
Francis Maratuech, L'Échéance ! (1894)
“ Le magistrat prenait des notes, installé dans le grand salon; il dit froidement, sans se déranger : — Vous voudrez bien m'excuser, monsieur, mais vous êtes trop voisin de La Marse pour ne pas nous fournir un renseignement, un indice capables d'éclairer la justice? — Ainsi que j'ai eu l'honneur de vous le dire tantôt, monsieur, je ne fréquentais pas ce personnage. La commune que j'habite est limitrophe de Dordé, en effet; mais, pour des raisons particulières, il y a beau temps que je ne quitte pas mon clocher, répliqua Jacques sur un ton cassant. ”
L'Afrique illustrée. 1er livret… (1893)
“ Chez elle, la Mauresque est vêtue d'un costume non moins éclatant que celui de son époux. Des pantalons bouffants en satin blanc, à fleurs d'or, serrés aux jarrets, retombent jusqu'au milieu de ses jambes nues. Sa chemisette à fleurs, transparente comme une buée, couvre sa gorge pure et blanche, sans la cacher, et descend au-dessous des hanches avec deux longues bandes de soie cramoisie. Autour de son cou, un collier à huit rangs de perles ; un foulard bleu à bandes d'or coupe son front, et disperse ses longues franges jusqu'au milieu de son dos ”
Amédée Roux, Un Misanthrope à la Cour de Louis XIV: Montausier…
“ La maison de Sainte-Maure, ainsi appelée de la ville de Sainte-Maure en Touraine, et qui s'est conservée jusqu'à la fin du dernier siècle, était, sans contredit, l'une des plus illustres et des plus anciennes du royaume; car sa noblesse remontait, par titres authentiques, aux temps des premiers Capétiens, et l'on avait vu l'éclat de ce nom s'augmenter encore par de brillantes alliances avec les familles de Luxembourg, de Polignac, de Rochechouart et d'Humières. ”
Francis Maratuech, L'Échéance ! (1894)
“ Lamaoüre surveillait sournoisement la manœuvre ; haussant les épaules, il ajouta sur un ton de menaçante bonhomie... — Je ne l'ai pas vue depuis la « bote » de Saint-Clair, mademoiselle Doctrové... Une fière fille, qui vous fait honneur 1 Excusez, patron, mais on dit par ici que c'est drôle tout de même qu'un homme comme vous... — Tais-toi ! Que veux-tu encore? Et Doctrové se retourna vivement à demi pour regarder fixement de ses yeux ronds Lamaoiire, dont les lèvres blêmes se contractaient en un mauvais sourire. ”
Francis Maratuech, L'Échéance ! (1894)
“ Et Doctrové, prenant le berceau sur ses genoux, se mit à conter d'une voix attendrie comme quoi il était seul depuis le commencement de cette affreuse guerre, sa femme étant morte de saisissement deux jours après sa fillette emportée par le croup. — Elle aurait un an, ma Jeannette, à peu près l'âge de celle-ci. — Non, elle n'a que six mois, mais elle tête du bon lait, rectifia la fermière flattée. — Il me semble que, si je pouvais l'élever à mon aise, elle me consolerait de tout ; et ce serait une bonne action, allez ! Isolées comme vous l'êtes, vous ne pouvez pas dorloter ça comme il faut. ”
Marius Bernard, Autour de la Méditerranée.... d'Alger à Tanger (1894-1902)
“ Des Négresses roulées, des pieds à la tête, dans de vastes draperies à petits carreaux blancs et bleus s'en vont, un fardeau sur le crâne, les bras un peu écartés du corps, en balancier ; des fantômes de Mauresques voilées d'un mouchoir et perdues dans d'immenses pantalons de calicot, s'ensevelissent dans -la blancheur flottante du haïk que leurs mains invisibles serrent sur leur poitrine ; pareilles à des dominos de bal masqué, d'autres passent, silencieuses, et se glissent, comme des visions, le long des murailles, du blanc sur du blanc ; des Maures reviennent de la basse ville ”
Charles Maurras,
Le Mont de Saturne : [conte moral…
(1950)
“ Mais, étant allé plus loin que son droit, Maurras avait résolu de se donner tous les torts. Ayant outragé après avoir frappé, il en était venu à exiger des excuses ou une réparation par les armes. On lui représentait que l'incontestable offensé Mariéton, seul, pouvait demander à aller sur le pré, et le pauvre n'y songeait guère, alors ? Tant pis, tant pis. Maurras n'en démordait pas. A force d'en faire un cas de conscience à la chevalerie provençale de Gasquet. à l'amitié parisienne de Louis Bertrand, il les décida à porter son cartel. ”
Paul Mahalin,
La Belle limonadière, par Paul Mahalin
(1884)
“ Un marquis ! s'exclama - t - elle. Allons donc ! Comme si je ne l' avais pas reconnu ! Aussi vrai que je m' appelle Mariotte et que j' ai servi , pendant trois ans , à l' auberge du Lion-d'Or , à Villeneuve - la - Guyard, c' est mon pays , Roland , le neveu des métayers de la ferme de Grandchamp , un de mes anciens amoureux ! Sir Jédédiah Moore bondit sur le mot , et avec un accent qui n' avait rien de britannique : – Roland !... C' était Roland !... Eh bien , foi de Vidocq , je m' en étais douté !... La jeune fille rouvrit les paupières : – Mon père ? Où est mon père ? soupira - t - elle. ”
Francis Maratuech, L'Échéance ! (1894)
“ Le pauvre Lamaoüre a assez trimé pour vous; faut le faire riche d'un coup, parce qu'il lui tarde de devenir brave homme et... rentier. Autrement il parlera, vous le connaissez ; il se moque du tiers comme du quart, et il est fatigué, bien fatigué I... Le braconnier menaçait d'une voix sourde, éraillée, traînante. Doctrové répondit par une sorte de grognement et crispa ses mains sur le bord du tiroir. — Soyez donc sage, patron : vous marierez ensuite mademoiselle avec le fils du capitaine et vous serez le roi du pays. ”
Pierre Alexis Ponson du Terrail,
Dernier mot de Rocambole. I. Les Ravageurs…
(1868)
“ Tandis que le marquis de Maurevers vit au milieu des plaisirs faciles de Paris, croyant n'avoir plus aucun devoir a remplir, l'ennemi acharné de sa race, le meurtrier de son père, sur d'avoir déjoué toutes les recherches, est heureux et paisible, dans un coin de l'Angleterre. ”
André Maurois,
Ni ange, ni bête
“ « Voyez, milord, fit une voix derrière Philippe, belles tours, deux cent vingt pieds de haut, mesurées par les Anglais..., beau portail, belles portes... — Laisse-nous tranquille, dit l’archéologue, tu vois bien que c’est moi. — Yes, milord, dit le vieux soldat, et il salua. — Il a d’ailleurs raison : ces portes sont très belles... Elles furent offertes à Saint-Vulfran au XVe siècle par le bourgeois Mourette, de cette ville, qui fit graver sur chacune d’elles : « Vierge aux humains la porte d’amour êtes. » ”
“ HYMNE III. Aux Marouts, par Agastya. (Mètres : Djagatî et Trichtoubh.) 1. Vous accourez d’une ardeur égale à tous les sacrifices. Amis des Dévas, vous accueillez les prières qu’ils vous adressent successivement. Venez pour le bien de la terre et du ciel ; par des chants harmonieux je vous appelle à notre secours. 2. Les Marouts naissent d’eux-mêmes, et se donnent une forme : impétueux et forts, ils produisent (pour nous) l’abondance et la prospérité. Ils se multiplient comme les flots des ondes (célestes) ; et si elles sont des vaches fécondes, ils en sont les taureaux. ”
Auguste Baron, Les merveilles de l'ancien monde et du nouveau… (1880)
“ LES MAURES. Les Maures, en général, sont forts et vigoureux. Ils ont les cheveux hérissés, la barbe longue, le regard féroce, de grandes oreilles pendantes et les ongles aussi effrayants que des griffes, et d.ont ils se font une arme dangereuse. Quand ils voyagent, et même dans leur pays, ils vivent sous des tentes qu'ils transportent à volonté. ”
