Louis Du Couret, L'Arabie heureuse : souvenirs de voyages en Afrique et en Asie… (1860)
“ En effet, une heure après, j'entrais dans la ville et me rendais au château accompagné de Sélim. Le chérif était un neveu d Hussein. Il s'appelait Ismaël. On avait choisi pour cette place importante, geôle de toute la contrée et clef de la frontière, une des plus rudes natures de ce rude pays. J'ai rarement vu un homme plus dur d'aspect et de forme que le chérif Ismaël. On comprenait, en le voyant, qu'un pareil homme ne demanderait pas plus grâce pour luimême qu'il ne la ferait aux autres. Disons, au reste, en passant, que, pour des Arabes, Tâës est à peu près imprenable. ”
