Collectif, Encyclopédie anarchiste
“ L’architecture chinoise ne donne pas l’impression de puissance et de durée que nous éprouvons dans les édifices d’Égypte et d’Inde. Le chinois emploie le bois et la brique plus volontiers que la pierre. ”
Collectif, Encyclopédie anarchiste
“ L’architecture chinoise ne donne pas l’impression de puissance et de durée que nous éprouvons dans les édifices d’Égypte et d’Inde. Le chinois emploie le bois et la brique plus volontiers que la pierre. ”
Collectif, Encyclopédie anarchiste
“ L’architecture chinoise est à peu près immuable, des réglementations étroites paralysent l’architecte. Ce dernier, dans les constructions n’a pas le droit de dépasser telles dimensions adéquates au rang social qu’occupe celui dont il est chargé d’édifier la demeure. En revanche, toute liberté en ce qui touche la décoration. Aussi fleurissent le caprice et la richesse dans la fantaisie du meuble d’un art et d’un luxe inouïs. Parmi les constructions, le Temple de la lune à double toiture mérite d’être mentionné. ”
Auguste Gilbert de Voisins,
Ecrit en Chine : voyages. Tome 1
(1923-1924)
“ L' architecture chinoise vaut par le plan , parfois impérial , souvent heureux , toujours ingénieux , de ses inventions ; elle vaut encore par la couleur des matériaux employés et le placement pittoresque des œuvres , pagodes perchées dans un bouquet de pins , sur la pointe d' une colline nue , tours délicates et frêles qu' un pli de terrain découvre , mais ce sont là ses limites ; sa qualité n' est pas plus haute . Architecture de circonstance , elle ne recherche pas l' éternel . ”
Paul Claudel,
Connaissance de l’Est
“ L’architecture chinoise supprime, pour ainsi dire, les murs ; elle amplifie et multiplie les toits, et, en exagérant les cornes qui se relèvent d’un élégant élan, elle en retourne vers le ciel le mouvement et la courbure ; ils demeurent comme suspendus, et, plus la fabrique du toit sera ample et chargée, plus, par sa lourdeur même, s’en accroîtra la légèreté, de toute l’ombre que projette au-dessous de lui son envergure. ”
François Bournand,
Histoire des beaux-arts et des arts appliqués à l'industrie
(1885)
“ N'étant point portés aux idées poétiques ou mystiques, les Chinois n'ont guère cherché dans leur architecture que l'agrément et le clinquant, dédaignant la grandeur et l'élévation. La grande originalité de l'architecture chinoise est sa bizarrerie; c'est toujours la forme pyramidale qui domine. Les principaux monuments chinois sont des tours ordinairement octogones qui ont jusqu'à une hauteur de 150 pieds. Chaque tour est ornée d'un mur de couleur éclatante décoré de sonnettes pendantes. Les murs sont ou revêtus de plaques de porcelaine ou peints de différentes couleurs. ”
André Lefèvre, Les merveilles de l'architecture (1870)
“ L'architecture chinoise, plus variée, plus capricieuse encore que l'art persan, nous offrirait aussi bien des sujets d'admiration si elle ne s'écartait absolument de notre goût et des nos habitudes. Elle a su élever, deux cents ans avant notre ère, une muraille longue de six cents lieues, flanquée de tours, et si large que six cavaliers de front pouvaient courir sur son sommet ; elle a, vers le même temps, couvert d'une seule arche en plein cintre un vallon large de cent soixante mètres ; elle a connu les viaducs et les ponts suspendus. ”
Claudius Madrolle,
Chine du Sud. Java. Japon. Presqu'île malaise…
(1916)
“ Réglementée à la fois par les décrets officiels et par le fongchouei, l'architecture chinoise ne se prête à aucune inspiration artistique, en ce qui concerne surtout l'architecture civile: la fantaisie, exclue de la silhouette générale de l'édifice, se donne carrière dans les menus' détails de la construction ; sur les toitures, outre les tuiles vernissées de couleurs variées, les constructeurs prodiguent des animaux fantastiques en terre cuite et la même profusion de détails décoratifs, en relief ou peints, se répand sur l'ensemble de la construction. ”
Pham-Quang-Bach, Essai sur l'idée de la loi dans le code Gia-Long (1935)
“ La logique chinoise, a-t-on dit, est comparable à son architecture. Le schème de toute construction chinoise est une charpente que soutiennent de nombreuses colonnes. Tandis que l'architecte occidental utilise le bois dans le sens de sa plus grande résistance et le fait travailler à l'extension, l'architecte chinois le fait travailler à la flexion, procédant ainsi par « empilement », pour parler le langage technique. Le raisonnement chinois est l'exacte image de l'architecture en Chine. ”
John Barrow, Voyage en Chine et en Tartarie de l'ambassade de Lord Macartney… (1896)
“ Il est certain qu'une simple promenade dans une des grandes rues de Péking suffit pour donner à un étranger une idée exacte de toute la ville. Il s'aperçoit aussitôt que toutes les rues sont alignées de la même manière et toutes les maisons bâties sur le même plan. Il voit que l'architecture chinoise est dépourvue d'intelligence, de goût, de grandeur, d'élégance et même de solidité. Tous les édifices ressemblent à des tentes et n'offrent rien de magnifique, même dans le palais de l'empereur ”
Théodore Duret,
Voyage en Asie
“ En fait d’édifices, il n’y a plus après cela que des pagodes ; mais, avec la meilleure volonté du monde, entre Vou-Tchang, Han-Kau et Han-Yang, il n’y a pas moyen de trouver autrement que bizarres les pagodes de toute forme qui se rencontrent en assez grand nombre, et aucune d’entre elles ne nous a paru s’élever à la dignité d’un véritable monument d’architecture. Mais le caractère saillant, le trait dominant de la ville chinoise, c’est la saleté, une saleté sans nom, une saleté qui offense à la fois tous les sens. Le Chinois vit dans l’ordure et le nez sur la crotte. ”
Charles Blanc,
L'architecture (Nouvelle éd.)
(1904)
“ Percée à jour de toutes parts et n'ayant guère d'autre partie entièrement pleine que la toiture, la maison chinoise semble faite à l'image d'une volière d'oiseaux familiers. L'intimité domestique y est protégée, non par des murailles, mais par des stores, et, grâce à tant de légèreté, tout y respire un bonheur paisible, une vie riante et purement terrestre, dont la poésie ne s'élève pas plus haut que l'amour des fleurs. ”
Auguste Choisy,
Histoire de l'architecture. Tome 1
(1899)
“ La traînée d'influences que nous avons suivie de la Chaldée à la Perse et de la Perse à l'Inde, ne s'arrête pas là : l'histoire de l'art en Chine n'est nullement un hors-d'œuvre dans un tableau général des architectures. Par ses origines, l'architecture chinoise paraît se rattacher à la Chaldée; et la Chine, malgré sa tendance à l'isolement, exerça au loin une action dont il faut tenir compte. Dès une haute antiquité le commerce répandit en même temps que les produits de la Chine ses formes ornementales ”
André Duboscq, L’élite chinoise
“ L’architecture, si noble qu’elle soit dans les palais et les temples, cause une impression de monotonie qui provient de l’usage uniforme d’un même type de construction imposé aux bâtiments publics et privés et qui a persisté à travers toutes les périodes de l’histoire de la Chine. ”
John Lawson Stoddard,
Portfolio colonial, dépeignant les paysages…
(1895)
“ LE PAVILLON DE L'ÉLOQUENCE, A BAC-NINH, est un des vestiges les plus curieux de la civilisation chinoise, et de la culture raffinée des mandarins, dans tous les arts et toutes les sciences qui peuvent intéresser l'esprit de l'homme. L'architecture en est originale et typique. Ce n'est point tout à fait le style chinois dans toutes ses complications de clochetons et d'ornements, c'est un monument curieux de l'architecture spéciale au Tonkin. ”
Henry Houssaye,
Revue des Deux Mondes
“ On entre en Indo-Chine par une large porte qu’abrite un toit de tuiles vertes à forte projection et que couronne un fronton à contours extravagans, plus aigus et plus compliqués que les ramures d’un cerf dix cors. La fantaisie chinoise est dépassée. A côté de ce curieux spécimen de l’architecture annamite, s’élève le pavillon siamois, construit en chêne découpé à incrustations de nacre, et surmonté d’un toit de pagode à triple étage. ”
William C. Milne, La Vie réelle en Chine, par le révérend William C. Milne… (1860)
“ L'architecte chinois le moins doué d'imagination, dit-il, aurait produit' quelque chose de mieux que la simple pagode à neuf étages, s'il avait essayé d'imiter la pyramide ornementée des Indous. En réponse, je ferai remarquer qu'à la vérité la ressemblance de la pagode chinoise avec les monuments de l'Indoustan moderne est peu marquée, mais que probablement les originaux étaient identiques. En effet, les Indous peuvent avoir perfectionné leur architecture, tandis qu'à la Chine, grâce au goût dominant pour le statu quo, la tour-pagode a pu rester telle qu'elle était à son origine. ”
Albert de Pouvourville, L'Art indo-chinois, par Albert de Pouvourville… (1894)
“ Le temple indo-chinois a, en dehors des détails dont peuvent l'entourer les architectes imaginatifs, une construction traditionnelle, un type dont on ne s'éloigne que rarement. Il rappelle la construction chinoise, non pas que les Chinois aient importé là leurs principes d'architecture, mais bien parce que la chaleur du climat et la violence des orages imposent, dans tout l'extrême Orient, des règles identiques dans la construc- tion de toutes les habitations, maisons, temples ou casernes, ou l'on recherche avant tout la fraîcheur et la solidité. ”
Auguste Choisy,
Histoire de l'architecture. Tome 1
(1899)
“ Au 2e siècle la Chine se retranche derrière sa Grande Muraille, et elle ne sort de son isolement qu'au début de notre ère, au moment où la propagande bouddhiste renoue les relations entre elle et l'Inde : c'est de cette époque que date l'introduction des éléments indo-persans dans l'art chinois. Les éléments originaux de l'art chinois, sa diffusion. — Nous venons de faire la part des influences étrangères, faisons celle du génie propre de la Chine : L'art de la charpenterie chinoise paraît un art indigène. Le système des toitures à versants est exclusivement chinois ”
René Ménard, Le monde vu par les artistes : géographie artistique (1881)
“ Mais si la civilisation chinoise remonte à une très haute antiquité, l'architecture dé ce pays offre peu de monuments anciens, par la raison qu'ils étaient le plus généralement construits en bois. La grande muraille, qui s'étend sur une longueur de cinq à six cents pieds, est un gigantesque mur crénelé et flanqué de tours, dont l'élévation est de six à sept mètres et dont la largeur est telle que six cavaliers peuvent marcher de front sur le terrassement. Elle a été bâtie par Tsin-Hoang-Té, pour préserver la Chine des invasions des Mongols, deux siècles et demi avant notre ère. ”
Comte Vay de Vaya et Luskod, Revue des Deux Mondes
“ Les Chinois peuvent en savoir gré à leur civilisation millénaire. J’arrive maintenant près d’un vaste édifice qu’on est en train de restaurer. Il a un toit pointu à larges bords, pareil à ceux du Palais de Pékin. Il y a toute une forêt dans le bois de ces poutres. Tandis que j’observe la précision avec laquelle les ouvriers assemblent les diverses pièces sans faire usage de clous, je me réjouis que les traditions de l’ancienne architecture ne soient pas encore éteintes. ”
Évariste Huc,
L’Empire chinois
“ On trouve souvent en Chine, surtout dans les villes les plus importantes, un grand nombre de ces édifices indéfinissables et qui ont une foule d’usages. Leur genre de construction est aussi très-difficile à préciser ; on peut dire que c’est chinois. Les monuments, les temples, les maisons, les villes du Céleste Empire, ont un cachet particulier, qui ne ressemble à aucun genre d’architecture connue ; on pourrait l’appeler le style chinois ”
Jean-Baptiste Du Halde, Description de la Chine
“ Les Chinois aiment la propreté dans leurs maisons ; mais il ne faut pas espérer d’y rien trouver de bien magnifique : leur architecture n’est pas fort élégante, et ils n’ont guère de bâtiments réguliers que les palais des empereurs, quelques édifices publics, les tours, les arcs de triomphe, les portes, et les murailles des grandes villes, les digues, les levées, les ponts, et les pagodes. Les maisons des particuliers sont très simples, et l’on n’y a égard qu’à la commodité. ”
Henri Focillon,
L’Art bouddhique
“ Les Han, mieux assis et mieux inspirés, firent régner au profit du Confucianisme la paix morale dans l’empire. Leur art nous est connu par la céramique, les vases de bronze et la sculpture décorative. Les historiens chinois parlent d’une architecture monumentale, de luxueuses parures, de demeures solides, de tours de bois et de briques et surtout du formidable rempart par lequel ces Romains de l’Extrême-Orient isolèrent l’Asie mouvante de la Chine stable. ”
Albert Bouinais,
De Hanoï à Pékin : notes sur la Chine
(1892)
“ Depuis les temps les plus reculés, la Chine n'a eu qu'un seul type d'architecture, et la reproduction de ce type est singulièrement monotone, en dépit de la diversité des détails sculptés, dragons, oiseaux, moulures, arabesques, tuiles vernissées de différentes couleurs, employés sans succès pour distinguer les bâtiments. Partout l'usage du bois et de la brique : les Chinois ne construisent pas pour l'éternité. Au bout de quelques années les édifices tombent en ruines. On ne les répare pas ; on laisse le temps faire son oeuvre de destruction ”
Résumés historiques sur la Perse moderne… (1843)
“ Elle a été l'ancienne capitale de l'empire et la demeure de ses premiers souverains. On y voit encore quelques restes du vieux palais qu'ils y habitaient. Ses murailles, d'une grande épaisseur, sont fort élevées et flanquées d'une quantité prodigieuse de tours qui ne sont distantes l'une de l'autre que de la portée d'un trait. Ses portes sont remarquables par la beauté de l'architecture. Les Chinois ont la plus haute idée de cette ville qu'ils comparent à Chun-thian (Pé-kin) pour l'étendue, quoique le circuit de celle-ci soit plus vaste d'un tiers. ”
Claudius Madrolle,
Chine du Sud. Java. Japon. Presqu'île malaise…
(1916)
“ « La liberté est l'atmosphère de l'Art », et la liberté est en Chine ce qui a manqué le plus à l'architecture, réglementée comme tant d'autres choses. C'est peut-être cette obligation stricte de bâtir suivant des règles invariables qui a porté le Mécène chinois à encourager surtout les petits arts secondaires, porcelaine, bronze, laque, ivoire, etc., afin de remplir son logis d'objets agréables à son goût. ”
Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ Les maisons, les temples, les palais du roi sont bâtis à la japonaise ; mais les maisons des Chinois, l’hôtel de l’ambassadeur de la Chine, le collége impérial, le temple de la déesse Tien-fey, sont construits à la chinoise. Dans un grand nombre de temples et de bâtimens publics, on voit des tables de pierre et de marbre où sont gravés des caractères chinois à l’honneur des empereurs de la Chine, depuis l’empereur Hong-hou jusqu’à présent. ”
Évariste Huc,
L’Empire chinois
“ L’architecture religieuse des Chinois ne ressemble nullement à la nôtre. Ils n’ont aucune idée de ces édifices grandioses, fermés de toute part, d’un style grave, majestueux, un peu sombre et mélancolique, en harmonie enfin avec les sentiments que doit inspirer un lieu consacré au recueillement et à la prière. Lorsque les Chinois veulent construire une pagode, ils choisissent, sur les flancs d’une montagne, ou dans le creux d’un vallon, un site riant et pittoresque ”
Adalbert de Beaumont,
Les Arts décoratifs en Orient et en France…
“ Quelque imposantes que soient les lignes, ce sont toujours des masses amoncelées sur des masses et s’allongeant sur terre sans pouvoir se redresser. Les pyramides ne sont qu’une montagne, les monumens de l’Inde et d’Ipsamboul ne sont que des excavations et des sculptures en plein roc. L’antique civilisation de la Chine ne nous offre aucun monument sérieux, car l’architecture en bois, si gracieux qu’en puisse être le décor, n’atteint jamais les proportions de l’art. ”
John Thomson, Dix ans de voyages dans la Chine et l'Indo-Chine (1877)
“ Je ne crois pas cependant que les artistes chinois contemporains puissent produire des œuvres non pas meilleures, mais même aussi bonnes que ces statues de Ming. Le grand cénotaphe peut être considéré comme la contre-partie du genre d'architecture qui règne en Chine dans les temples, les palais et même les habitations particulières. ”
Auguste Choisy,
Histoire de l'architecture. Tome 1
(1899)
“ En Chine comme dans tout l'Orient, la couleur est le complément obligé de l'architecture : on s'attache à faire valoir les tons chauds et la veinure des bois ; les charpentes sont vernies avec rehauts de bronze et d'or. Ou bien elles sont couvertes de laques éclatantes à fond rouge sombre ou noir, avec incrustations de nacre. L'émail, la porcelaine viennent à leur tour ajouter un éclat scintillant aux sombres colorations des laques et des métaux : les tuiles, les faîtières surtout sont émaillées; les panneaux des pagodes, incrustés de porcelaines. ”
Jean-Baptiste Du Halde, Description de la Chine
“ On n’y remarque rien qui ressemble à nos chapiteaux, ni à nos corniches ; ce qui a quelque rapport à nos frises, est d’une hauteur, qui choque un œil accoutumé à l’architecture européenne : toutefois cette hauteur est d’autant plus du goût des Chinois, qu’elle donne plus de place aux ornements qui bordent les inscriptions qu’on y veut graver. ”
