Garde-corps

Définition et enjeux

Arthur de Seine,  La tour du Temple (1861)

“ L'héroïque résistance des gardes-du-corps lassa un instant les assassins. D'anciens gardes-françaises, alors grenadiers dans la garde-nationale, revenant à leurs anciens sentiments de générosité, firent à ces braves gardes une barrière de leur corps. Le roi et la reine, qui tenait par la main ses deux enfants, parurent sur le balcon, et demandèrent eux-mêmes grâce pour leurs gardes. ”
Source : Gallica

Anonyme,  Oraison funèbre de très-haute et très-puissante Dame… (1784)

“ On y rencontre toujours ce qu’on appelle plastrons de corps-de-garde, c’est-à-dire, une douzaine de filles perdues, gangrénées, vérolées jusqu’à la moëlle des os, et dont le cœur et l’esprit encore plus corrompus, les rendaient propres à recevoir cette multitude effrénée de jeunes militaires oisifs, débauchés, sans argent, qui s’établissaient-là comme en garnison, et que la police, pour éviter de plus grands désordres, oblige les Abbesses de recueillir.
Juge, frère Eustache, que d’ordures doivent se débiter dans un pareil cercle ! Que d’horreurs et d’infâmies doivent s’y commettre !
”
Source : Wikisource

Charles Durand,  Marseille, Nîmes et ses environs en 1815… (1818)

“ La garde nationale , dont plusieurs membres pourtant se plurent à exciter le carnage , se comporta généralement bien. Des officiers et des soldats sauvés de la fureur de la populace trouvèrent un asile dans les corps-de-garde , où plusieurs gardes nationaux surent les protéger et les défendre. Gloire à ces hommes de bien ! que mille grâces leur soient rendues ! Ils nous ont montré seuls dans ce jour d'horreur , que le caractère français n'était pas éteint dans toutes les âmes. ”
Source : Gallica

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