Rue des Lombards

Définition et enjeux

Le Prisme : encyclopédie morale du XIXe siècle (1841)

Le poëte de la rue des Lombards est à moitié confiseur.
Outre sa spécialité annuelle et quotidienne, qui comprend les baptêmes, les fiançailles, les fêtes patronales et toutes les cérémonies où le bonbon joue un rôle ; outre l'approvisionnement clandestin des magasins les plus brillants et les plus achalandés de Paris, la rue des Lombards a, pour ce qui concerne ses pralines et ses étrennes, un jour, une semaine à elle, où elle est inabordable, où elle vend à elle seule autant peut-être que les douze arrondissements. Le jour de l'an paraît inventé exprès pour elle.
Source : Gallica

Portrait de Arthur Bazin Arthur Bazin Topographie de l'ancien Compiègne (1905)

Toute la rue des Lombards actuelle s'appelait, en 1430, rue de Pierrefonds, en souvenir de l'ancienne porte de ce nom élevée sur la première enceinte de la ville, au temps de Philippe-Auguste, et elle était désignée, en 1315, sous la dénomination de rue des Forges, à cause d'un hôtel des Monnaies qui se trouvait sur son parcours. Elle portait aussi, en 1720, le nom de rue du Porc-Epic. A propos de cette vieille rue des Lombards, on ne peut s'empêcher d'établir une corrélation assez suggestive avec celle nommée rue Vide-Bourse et située dans ses parages.
Source : Gallica

La ville lumière : anecdotes et documents historiques… (1909)

Les magasins occupent actuellement tout l'emplacement compris entre la rue Saint-Denis, la rue de Rivoli, le boulevard Sébastopol et la rue des Lombards, dont le nom vient des usuriers lombards, qui, au xiiie siècle, habitaient presque tous dans cette rue. L'impatience que ces usuriers mettaient à poursuivre leurs débiteurs pour le moindre retard était si connue qu'elle en était devenue proverbiale : on disait par dérision : « Patient comme un. Lombard. »
Source : Gallica

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