Voltaire,
Essai sur les mœurs et l'esprit des nations
“ Le prince de Condé allait finir par la main d’un bourreau, lorsque tout à coup le jeune François II, malade depuis longtemps, et infirme dès son enfance, meurt à l’âge de dix-sept ans, laissant à son frère Charles, qui n’en avait que dix, un royaume épuisé et en proie aux factions. La mort de François II fut le salut du prince de Condé ; on le fit bientôt sortir de prison, après avoir ménagé entre lui et les Guises une réconciliation qui n’était et ne pouvait être que le sceau de la haine et de la vengeance. On assemble les états à Orléans. ”
