L'Opéra-comique

Définition et enjeux

H. W. Revue des Deux Mondes

L’Opéra-Comique est un théâtre de fantaisie, le genre qu’on y exploite n’a de correspondant nulle part, ni dans la littérature ni dans la musique. Le Théâtre-Français a ses comédies, le Théâtre-Italien ses partitions ; ce qui n’est ni une comédie ni une partition, c’est un opéra comique, c’est-à-dire quelque chose qui se parle et se chante à la fois, quelque chose d’absurde qui doit vous amuser au moins deux heures.
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Revue des Deux Mondes

Si l’Opéra, tel qu’il existe en France depuis Lulli jusqu’à Gluck, et depuis Gluck jusqu’à Meyerbeer, est moins un théâtre national proprement dit qu’une grande institution dramatique, qu’une véritable académie ouverte à tous les talens de l’Europe,
Où les beaux vers, la danse, la musique,
L’art de tromper les yeux par les couleurs,
L’art plus heureux de séduire les cœurs,
De cent plaisirs font un plaisir unique,
il n’en est pas de même de L’Opéra-Comique.
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H. W. Revue des Deux Mondes

Cela ne peut guère s’appeler un opéra, nous le savons ; il n’y a guère là que des couplets et des chœurs, point de trio, point de quatuor ; un seul duo au premier acte. Mais n’importe, la grace, la coquetterie et la fraîcheur abondent ; à cause de ses petites proportions, ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais un bijou. Du reste, l’Opéra-Comique se prépare à de plus hautes destinées musicales ; nous croyons savoir, pour notre part, qu’on s’y occupe activement d’une œuvre qui portera sur son titre deux noms, dont un seul suffit au succès.
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