Gabrielle Réval,
Les Sèvriennes
“ La voix semble pleurer, menacer, gémir, avant de s’éteindre en un murmure très doux, qui jette, sur ces âmes enfiévrées, une apaisante caresse.D’Aveline s’arrête. Toute la classe vibre. Il se penche sur elle, avec le plaisir d’un dilettante, suit la route mystérieuse, la route saignante qu’ont suivie ses pensées.Le cours de littérature, en troisième année, a pris un caractère nouveau. D’Aveline n’est plus le professeur qui, d’un doigt capricieux, feuillette l’esprit des Sèvriennes, pour y jeter ici, un ornement, et là, une retouche. Sa leçon perd son allure pittoresque, amusante. ”
