Édouard Portalis,
Guet-apens judiciaire, mémoire d'un condamné par défaut…
(1896)
“ Le tribunal le croit, malgré les dénégations de l'accusé. Ainsi le dénonciateur devient juge, et comme le dénonciateur poursuit une vengeance personnelle, l'accusé est jugé par son ennemi, ce qui est le renversement de toute idée de justice. C'est l'ennemi qui prononce sur la culpabilité. Le tribunal ne fait qu'appliquer la peine. Quelle est la moralité de ce dénonciateur, érigé à la dignité de juge souverain? Quelle raison le tribunal a-t-il de le croire sur parole? Qui prouve que c'est lui l'honnête homme plutôt que l'accusé? ”
