Dénier de justice

Définition et enjeux

Portrait de Édouard Portalis Édouard Portalis,  Guet-apens judiciaire, mémoire d'un condamné par défaut… (1896)

“ Le tribunal le croit, malgré les dénégations de l'accusé. Ainsi le dénonciateur devient juge, et comme le dénonciateur poursuit une vengeance personnelle, l'accusé est jugé par son ennemi, ce qui est le renversement de toute idée de justice. C'est l'ennemi qui prononce sur la culpabilité. Le tribunal ne fait qu'appliquer la peine.
Quelle est la moralité de ce dénonciateur, érigé à la dignité de juge souverain? Quelle raison le tribunal a-t-il de le croire sur parole? Qui prouve que c'est lui l'honnête homme plutôt que l'accusé?
”
Source : Gallica

Félicité Selves,  Dénonciation de déni de justice et récusation… (1812)

“ M. Selves, particulièrement, s'est trop avancé pour servir la chose publique , il serait si dangereux pour lui de reculer , quand il le voudrait, qu'on ne peut se dispenser de retracer rapidement les principales scènes qui ont précédé , accompagné et suivi un déni de justice si formel , si blâmable, si désastreux ”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue,  Les Mystères du peuple

“ Si criminelle que tu sois, n’auras-tu pas le droit de t’élever contre l’iniquité d’un jugement dépourvu de toutes les caractères que la loi, que la justice, que l’humanité, accordent aux plus grands coupables, afin de consacrer ainsi la légitimité de leur condamnation ? ”
Source : Wikisource

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