Impôt sur les sociétés

Définition et enjeux

Pierre Dareste Revue des Deux Mondes

La loi fiscale est dure pour toutes les sociétés, même les sociétés de commerce ou d’industrie. Outre les impôts ordinaires, qu’elles paient comme tous les particuliers, elles en supportent de spéciaux, et de fort lourds : le droit de timbre des titres, le droit de transmission, l’impôt, — récemment aggravé, — sur le revenu des valeurs mobilières, la taxe des biens de mainmorte.
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Portrait de Michel Chevalier Michel Chevalier Revue des Deux Mondes

Il faut aussi que la part de chacun de ceux entre lesquels se divisent les fruits, capitalistes, chefs d’industrie, ouvriers, soit soumise au moindre prélèvement. Dans les sociétés où il n’y a plus de privilégiés qui puissent se croire fondés à exiger des redevances semblables aux ci-devant droits seigneuriaux, l’impôt au profit de l’état ou de la localité est le seul prélèvement qui reste autorisé par la justice. Hors de l’impôt, il ne doit y avoir que des services rendus qui soient réciproques et équivalens.
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Victor Bonnet Revue des Deux Mondes

Les sociétés industrielles ou financières, qui émettent des actions et des obligations, ont payé comme les établissemens particuliers l’impôt foncier, la taxe des patentes, celle des portes et fenêtres, les droits d’enregistrement ; elles sont soumises en outre à un droit de timbre sur leurs titres ; pourquoi donc leur faire payer encore, par un privilège spécial, l’impôt sur le revenu ?
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