Pain azyme

Définition et enjeux

A Boland Traité pratique de boulangerie (1860)

L'usage des farines étant devenu plus agréable et plus commun ; par la variété de ces apprêts, une limite se forma bientôt entre la nourriture du riche et celle du pauvre : le peuple, qui n'avait pas les moyens de se nourrir de pâtisseries, profita néanmoins, pour cuire son pain, des fours de métal et portatifs, qu'on chauffait en dehors et qui avaient été inventés pour la cuisson de la pâtisserie des riches.
Jusque-là, le pain du peuple, simplement préparé avec de l'eau et de la farine, était du pain azyme, du pain sans levain, lourd et indigeste
Source : Gallica

Jean-Baptiste Fonssagrives Hygiène alimentaire des malades… (1867)

Quant aux gaufres, leur extrême légèreté compense un peu le défaut de fermentation de leur pâte ; c'est par le fait un pain azyme mélangé de crème, sucré, et ayant pris un goût aromatique par suite d'un léger degré de torréfaction.
Les échaudés et les craquelins doivent à leur légéreté, à leur texture spongieuse, de simbiber aisément, et cette propriété qui les fait servir d'accompagnement aux aliments liquides, thé, café, chocolat, compense la fadeur de leur goût.
Plus les pâtisseries se rapprochent du pain, meilleures elles sont pour l'estomac
Source : Gallica

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