Pétrarque,
Pétrarque à Laure : les sonnets…
(1933)
“ Le désir m'aiguillonne, Amour se fait mon guide, Plaisir m'attire à lui, Habitude m'entraîne, Espérance me flatte et, pour m'encourager, Tend à mon cœur bien las une main secourable. Le malheureux la prend et ne s'aperçoit pas A quel point est aveugle et perfide ce guide ; La raison disparaît, les sens deviennent maîtres, A de vagues désirs, désirs nouveaux succèdent. C'est pourtant la vertu, le charme, la beauté Et les mots bienveillants, qui surent m'engluer, Et m'ont si doucement emprisonné le cœur. ”
