Barbé-Marbois

Définition et enjeux

Victor Pierre La terreur sous le Directoire… (1887)

Barbé-Marbois, homme de philosophie courte et modérée, s'était créé des occupations manuelles qu'il alternait avec quelques lectures ; Laffon de Ladébat poursuivait des études de botanique; Guerry de la Vergne maniait le tour comme naguère dans son manoir de Vendée ; Givry des Tournelles s'était fait agriculteur ; les ouvriers, les artisans avaient trouvé à exercer leur métier. Ces ressources qu'avaient les laïques étaient
comme interdites aux prêtres1.
Source : Gallica

Portrait de Arthur Lévy Arthur Lévy Un grand profiteur de guerre sous la Révolution… (1929)

Barbé-Marbois, lui, sortait du rang des parlementaires.
Il était intendant de Saint-Domingue, aux derniers jours de la monarchie. A son retour, il fut nommé maire de Metz, puis élu membre du Conseil des Cinq-Cents. Suspect au Directoire, proscrit le 18 fructidor, il rentra en France au 18 Brumaire. Ce qui avait séduit Napoléon dans Barbé-Marbois, c'était la réputation de sévère intégrité qu'il rapportait de Saint-Domingue. Sur ce point, il ne fut pas trompé. Si Barbé-Marbois se laissa duper
par les roués de la finance, sa probité n'en est pas moins à l'abri du soupçon.
Source : Gallica

Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury Voyages et voyageurs, 1837-1854 (1854)

Barbé-Marbois avait inventé, comme préservatif contre les piqûres des insectes, des bottines de gros papier; et cette merveilleuse chaussure, qu'il fallait, bien entendu, renouveler chaque jour, avait eu un immense succès; l'ouvrier ne pouvait suffire à la consommation. La Villeheurnois donnait des leçons d'anglais à Pichegru, qui tuait du gibier pour La Villeheurnois et pour tout le monde. Bourdon labourait, suait, sou flait sous un ciel de feu. Laffon-Ladébat nourrissait des poules.
Source : Gallica

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