Prison de la Tour

Définition et enjeux

Louis-Napoléon Blangis Le Prisonnier de la tour de Gisors… (1872)

Pauvre prisonnier! Ton cachot se creuse d'un abîme sans fond. Cette fois, malheur à toi ! Tu n'as plus rien à espérer. Ton étoile pâlit affreusement.
Faut-il te le dire? Eh bien! Ne compte plus sur cette main amie qui travaillait si généreusement à ta délivrance, en te faisant signe d'espérer; car cette douce main que, dans les fêtes de la chevalerie, tu as pu presser ardemment sur tes
lèvres, est aujourd'hui froide et glacée.
Ecoute les échos de la tour, ils te répéteront la triste nouvelle : Marie de Bourgogne n'est plus !
Wolfhang est frappé de cette nouvelle comme de la foudre.
Source : Gallica

Étienne Dupont Les prisons du Mont Saint-Michel… (1913)

Ce rocher, dit-il, sert toujours de prison à ceux qui ont été condamnés à la déportation pour délits appelés politiques. Les partis vainqueurs y ont, tour à tour, enfermé leurs ennemis. Tel qui fut banni il y a vingt-cinq ans par une faction triomphante peut être aujourd'hui juge de ceux qui le bannirent autrefois. Mais quel est celui qui, échappé aux misères de l'exil ou seulement témoin de nos malheurs, ne pensera pas qu'il est des occasions où une longue détention doit apaiser la justice elle-même ?
Source : Gallica

Histoire de Paris, l'ancien et le nouveau… (1879)

La grosse tour était destinée à renfermer le trésor et l'arsenal de l'ordre ; les quatre petites tours ou Itourelles servaient de prison aux chevaliers qui avaient enfreint la discipline monastique ; l'esplanade du Temple était assez vaste pour laisser manœuvrer librement trois cents hommes, armés de leurs arbalètes et de leurs hallebardes.
Source : Gallica

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