Crime de guerre

Définition et enjeux

Charles Lucas La conférence internationale de Bruxelles sur les lois et coutumes de la guerre (1874)

Civiliser la guerre, c'est, selon moi, proclamer bien haut le seul principe qui puisse la justifier, celui de la légitime défense, et en dehors de ce principe la flétrir comme criminelle ; en un mot, c'est montrer ce qui est le droit, la guerre défensive, et ce qui est le crime, la guerre offensive de l'ambition et de la conquête.
Source : Gallica

La Paix, c'est la guerre ! Lettre à MM. les représentants du peuple français… (1871)

Si la violence est interdite au citoyen pour défendre ses droits ou son honneur, pourquoi serait-elle permise à une nation?
Si le meurtre est un crime ou tout au moins un délit, quelles qu'aient été les causes qui ont armé le meurtrier, pourquoi le droit international ne qualifierait-il point de crime le meurtre en masse organisé et prémédité qu'on appelle la guerre.
Source : Gallica

Gabriel Tarde L’Opposition universelle

Un peu partout dans les tribus sauvages, la guerre semble née d’un sentiment grossier mais profond de la justice pénale, du besoin de talion, de symétrie entre l’agression et la riposte : on s’arme par vendetta familiale pour venger le sang par le sang, et peut-on dire ici que la guerre est fille de la cruauté et de la rapacité, qu’elle est l’organisation du crime collectif ?
Source : Wikisource

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