Martin Klein, Mondorf-les-bains
“ Il nous semble au contraire qu’on ne peut pas agir trop puissamment ni trop diversement pour arriver vite à un résultat. Chaque maladie constitutionnelle finit tôt ou tard par avarier les différentes fonctions ”
Martin Klein, Mondorf-les-bains
“ Il nous semble au contraire qu’on ne peut pas agir trop puissamment ni trop diversement pour arriver vite à un résultat. Chaque maladie constitutionnelle finit tôt ou tard par avarier les différentes fonctions ”
Du Besoin qu'a la France d'une régénération religieuse et morale… (1872)
“ Car, de même qu'une maladie est, chez l'homme, l'effet d'une perturbation dans sa constitution organique, l'effet d'un dérangement dans sa nature physique et corporelle, de même une révolution politique et sociale accuse et dénonce, chez un peuple, un désordre et un vice dans sa constitution ou bien une violation de cette constitution. Si la constitution ou l'ensemble des lois constitutives de l'Etat est sage et bonne, la révolution a sa cause et son principe dans le peuple qui est mauvais et mal inspiré. ”
Prosper Duvergier de Hauranne,
Discours prononcé par M. Duvergier de Hauranne…
(1847)
“ Je me suis demandé s'il n'y a pas une étrange inconséquence à parler, à écrire sans cesse en faveur du gouvernement représentatif, sans rien faire, sans rien tenter au moins pour l'arracher à la maladie qui le mine et le consume. (Très-bien!) Je me suis demandé enfin si la loi de 1831 est étrangère à cette maladie, et si des dispositions qui permettent, qui protègent, qui favorisent tant d'abus , ne renferment pas quelques vices secrets, quelques vices radicaux auxquels il importe de porter un prompt remède. (Oui! oui!) ”
Comtesse de Bohm, Mémoires sur les Comités de salut public de sûreté générale et sur les prisons… (1878)
“ Ne faut-il pas que toute maladie politique, aussi bien que physique, parcoure tous ses périodes? L'Etat est malade; ses membres souffrent; mais ils cesseront, un jour, de souffrir; la santé renaîtra, quand sa dernière crise, la crise décisive aura eu lieu. ”
Sylvestre de Pitti-Ferrandi, L'Outrage envers le sénat et la chambre des députés est-il un délit… (1890)
“ La République est atteinte d'une maladie qui est comme la maladie spéciale des gouvernements démocratiques. Cette maladie c'est la diminution de valeur morale chez le nombre de ceux qui, à tous les degrés de l'échelle et sous un titre quelconque, composent le personnel républicain. ”
Louis de Bonald,
Essai analytique sur les lois naturelles de l'ordre social…
(1847)
“ La plupart des hommes de nos jours n'ont vécu que dans les assemblées politiques. Une maladie épidémique, particulière à notre siècle, est la fureur de régner ; et comme on n'a pu guérir le mal, il a fallu tromper le malade, et décréter en principe la souveraineté du peuple. ”
Edmond Néel, De la Question constitutionnelle et des théories radicales… (1871)
“ Jamais constitution ne donna lieu à des débats plus approfondis et plus solennels que celle de 1848; toutes les théories se produisirent à la tribune. Dans un pays aussi mobile et aussi troublé, il semble que tout gouvernement nouveau n'a d'autre préoccupation que de faire le contraire de son devancier, et de se retourner du côté opposé pour y trouver le remède, comme le malade se retourne vainement sur son lit de douleur. ”
Prosper Duvergier de Hauranne,
De la Chambre des Députés dans le gouvernement représentatif…
“ Qu'il veuille bien y songer encore, et il verra que les prétendues causes auxquelles il fait la guerre ne sont que des effets, et que ces effets viennent précisément de ce que les Conditions essentielles du gouvernement représentatif sont oubliées ou méconnues ; il verra de plus que la maladie n'est point organique, et que, si on ne la traite pas à contre-sens, il y a grande chance de la guérir. ”
L. Paul-Dubois, Revue des Deux Mondes
“ Que l’Etat fasse, — et bien, — ce qui est de son devoir envers le travail, la misère, la vieillesse ou la maladie, mais qu’il le fasse en comptant strictement, et sans arrière-pensée électorale ou démagogique. ”
J.-C. Placet, Programme aux Chambres (1869)
“ Qui affirme trop, n'affirme rien. Nous ne disconvenons pas que, si l'administration se désistait de ses précautions sanitaires, les cas de maladie seraient plus fréquents ; mais nous soutenons aussi que les cas de désordre seraient moins multipliés parmi la jeunesse des deux sexes, et par une raison bien facile à déduire. Dans le système que nous soumettons aux méditations de l'administration, la santé publique ne trouvant plus, s'il est permis de nous exprimer ainsi, aucune garantie contre les maladies, on serait beaucoup moins tenté de s'abandonner au désordre. ”
Napoléon Ier,
Essai sur l'art de rendre les révolutions utiles…
(1801)
“ L'assemblée constituante elle-même ne mêla pas à tant d'erreurs qui caractérisent son ouvrage constitutionnel celle d'ôter l'hérédité au pouvoir exécutif. Cette erreur n'a pu être commise, après sa séparation, que par l'exagération, et on n'a pu différer de la corriger que parce qu'on s'est délié, jusqu'ici, des effets profonds des paradoxes sur l'esprit des Français. Une grande maladie, telle que celle d' une révolution, ne peut se guérir qu'en combinant les remèdes contre les nouvelles affections dangereuses, avec les remèdes contre les anciennes infirmités. ”
“ «L'assemblée nationale, disait Champfort en 1789, a donné au peuple une constitution plus forte que lui; il faut qu'elle se hâte d'élever la nation à cette hauteur. Les législateurs doivent faire comme ces médecins habiles qui, traitant un malade épuisé, font passer les restaurants à l'aide des stomachiques.» Il y a ce malheur dans cette comparaison, que nos législateurs étaient eux-mêmes des malades qui se disaient des médecins. On ne soutient point une nation à la hauteur à laquelle sa propre disposition ne l'élève pas. ”
Charles de Mazade,
Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 octobre 1871
“ Ils ne peuvent admettre qu’on leur dispute leur proie, qu’on ait recours à un régime où ils ne sont pour rien, qu’on répare du mieux qu’on peut le mal qu’ils ont fait. Ils revendiquent bruyamment, ils réclameront jusqu’à extinction le droit d’achever le malade selon leurs formules. ”
Louis Cruveilhier, Éléments d'hygiène générale (4e édition… (1862)
“ La répression, quelque inefficace qu'elle puisse être, implique du moins qu'un gouvernement s'efforce de réformer les abus, et l'on ne saurait trop signaler, à cet égard, l'abîme profond qui divise -les peuples libres des peuples asservis. Car, tandis que chez les uns le gouvernement, sans cesse tenu en éveil, se montre jaloux d'apporter des améliorations, et se préoccupe sans cesse, comme on le fait en Angleterre et aux États-Unis, d'arracher les populations aux causes de maladie et de dégénérescence physique et morale ”
Louis Antoine Léon de Saint-Just, Œuvres complètes de Saint-Just
“ J’ai moins voulu prouver que la France était libre que je n’ai voulu démontrer qu’elle pouvait l’être, car tous les jours le corps le plus robuste perd sa vigueur par un vice imprévu. Le gouvernement est à la Constitution ce que le sang est au corps humain ; tous deux entretiennent le mouvement et la vie. C’est là que la nature et la raison trouvent l’inévitable résultat de leurs principes. Où le sang est affaibli, le corps a le feu de l’altération ou le froid de la mort ; où le corps politique est mal gouverné, tout se remplit de licence ou tombe dans l’esclavage. ”
René Foignet, Manuel élémentaire de droit constitutionnel… (1892)
“ L'homme dans son libre arbitre, peut bien s'écarter des règles de l'hygiène, mais s'il le fait, la maladie ou la mort peut s'en suivre, et cette crainte l'amène à les observer fidèlement. Il en est de même du droit des gens. Les Etats dans leur souveraineté, peuvent bien le méconnaître ”
Alphonse Grasset Lagarde, Recherches sur les causes, la nature et le traitement des maladies constitutionnelles ou diathétiques… (1854)
“ Cependant ils ne s'arrêtent pas, le travail pour eux n'a plus d'attraits ; ils ne peuvent s'arracher à cette vie de luxe et de débauche qui mine sourdement leur constitution dont ils ne sont plus déjà si fiers, et, lentement épuisés à force d'avoir vêcu, ils succombent, les uns aux accidents épouvantables de la syphilis constitutionnelle, les autres, à la diathèse tuberculeuse. ”
“ C’est une maladie peu observée, et qui passe aisément inaperçue ; mais elle est dangereuse, et aggravée peut-être par notre Constitution Républicaine, elle a vicié le principe même de toute République : la souveraineté du peuple sur sa vie politique, la participation de chaque citoyen au gouvernement. Aujourd’hui chaque citoyen est indifférent à la vie politique, et la nation, prise en masse, est indifférente à son gouvernement. ”
Charles Émile Alix, Réflexions sur les transformations des doctrines médicales… (1873)
“ Il est évident que par cela même qu'un peuple a les mêmes habitudes, les mêmes mœurs, les mêmes modes d'alimentation, il en résultera pour ce peuple des conditions d'égalité constitutionnelle qui seront les premiers indices de la prédisposition à des maladies fréquentes. ”
Émile Dehais, Du Gouvernement de la France, précédé d'une lettre à M. Guizot sur la démocratie… (1851)
“ Or, voilà pourquoi dans ce que vous demandez, monsieur, je ne puis voir désormais qu'un danger, un immense danger au lieu des conditions de sécurité sociale. Ces conditions en France, et surtout en France, aujourd'hui, c'est que la guerre, l'insurrection, la résistance ne soient un droit, même apparent, pour personne ; c'est que la nation y soit véritablement souveraine, c'est que sa Constitution soit démocratique. L'instinct de ces vérités va s'épandant chaque jour parmi les masses à mesure que se propage et s'épand l'esprit de vraie liberté. ”
Charles Hugo-Amber, La Constitution de l'Avenir, précédée de réflexions républicaines sur la Constitution et d'une dédicace au czar Nicolas… (1848)
“ Or, de même qu'il y a des hommes bien portants pendant toute leur vie, soit qu'ils n'abusent jamais de leur bonne constitution, ou, s'ils le font, chez lesquels celle-ci s'efforce aussitôt de repousser les quelques abus qu'ils se sont permis, sans que, dès lors, la santé se soit jamais réellement troublée ; de même, une constitution complète , étant la santé parfaite de la société humaine , laquelle constitue la véritable république, devient aussi bien possible que positive. ”
Dominique Dufour Pradt, De l'Affaire de la loi des élections… (1820)
“ Vous prenez l'effet pour la cause, lorsque vous comptez n'avoir à vous occuper que de lois d'élection, tandis que c'est de l'état de votre corps politique qu'il s'agit, et que c'est de lui que procède le mal. Médecins malhabiles, vous vous inquiétez d'une blessure qui n'affecte qu'un seul membre, et c'est la masse entière du sang et des humeurs qui fermentent sous l'aiguillon d'un venin intérieur qui le brûle et le prive de repos. ”
A. Delagrange, A MM. les membres de la Chambre des Pairs et de la Chambre des Députés… (1847)
“ Quoi ! on aurait le droit d'enlever un citoyen hors de son domicile, sous le prétexte qu'il a la peste ! et les honorables membres se disputent chaque jour avec leurs confrères, pour établir le diagnostic d'une simple maladie ! Faut-il donc s'étonner de ces révoltes qui accompagnent si souvent les mesures sanitaires? « Tous les habitants de la maison se rendront dans un endroit dé« signé par l'autorité, où ils seront soumis à la surveillance d'un « médecin. » Nos Chambres n'accepteront pas certainement des propositions qui nous semblent criminelles. ”
Frantz Despagnet,
Cours de droit international public…
(1910)
“ Il peut être justifié comme mesure sanitaire, afin d'éviter la contagion d'une maladie, ou comme mesure de police pour empêcher la révélation d'un événement,que l'on a intérêt à tenir secret, par exemple la mort d'un souverain, une révolution, des préparatifs de guerre ”
Antoine Chapelle, Traité d'hygiène publique (1850)
“ La maladie remplit donc ici le triste office de la loi Spartiate : elle retranche impitoyablement de la société les membres que la nature a le plus déshérités, a rendus les plus faibles et les plus souffreteux. ”
Constitution du temps, garantie des moeurs nationales (1814)
“ Si les maladies des nations se trouvoient incurables , il faudroit bien qu'elles renonçassent au régime de la santé ; si quelque peuple avoit péché contre le Saint-Esprit , la justice' lui devroit une constitution infernale. ”
Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ La loi fondamentale, la constitution elle-même, obtenue avec tant de peine, pratiquées peu de temps, les origines de la chambre, l’existence du sénat, tout est déjà contesté, attaqué par les pouvoirs publics, comme dans ces accès où les malades, non contens de menacer autour d’eux, tournent leur fureur contre eux-mêmes. Il est naturel que cette haine contre l’ordre établi s’adresse surtout aux pouvoirs qui l’ont fondé ou le maintiennent. ”
Edmond Scherer,
La révision de la constitution
(1882)
“ Une fois la santé sociale cherchée dans des redressements de textes au lieu d'être demandée au simple et mâle exercice des droits acquis, un peuple s'est livré à un terrible maître et qui le mènera loin. ”
Edmond About,
Causeries, deuxième série
“ L’État prend à forfait la vie et la santé des citoyens ; il délègue son pouvoir médical à ceux qu’il juge dignes du bonnet ; il est prêt à frapper l’usurpateur qui leur fera concurrence. Grâce à ce système libéral autant qu’ingénieux, la France, mon cher maître, abonde en médecins inférieurs aux nôtres. Mettez-vous à la place d’un malheureux garçon qui a épuisé toutes ses ressources pour gagner le fameux bonnet. Un bonnet ne se mange pas ; or, il faut vivre : il faut se mettre à l’œuvre et gagner n’importe comment le pain de chaque jour. ”
Alphonse Grasset Lagarde, Recherches sur les causes, la nature et le traitement des maladies constitutionnelles ou diathétiques… (1854)
“ Les états morbides constitutionnels se rencontrent à chaque pas dans la pratique médicale, et présentent les plus grandes difficultés dans le choix du traitement qui leur est propre. Les progrès de l'industrie, les raffinements de la civilisation, la corruption des moeurs, entrent pour une large part dans la dissémination de ces états morbides ; aussi leur étude offre-t-elle aujourd'hui plus que jamais un puissant attrait d'intérêt social, de philosophie médicale, d'hygiène et de thérapeutique générales. ”
Au citoyen Dr Fiaux,... (1881)
“ Mais n'en serait-il pas un peu de même des médecins, des avocats, fussent-ils petits comme celui d'Alger, grands comme celui de l'Elysée, gros et gras comme celui de la Chambre, qui s'occupent de politique, au risque de compromettre la santé et la vie des nations ! ”
Comte E. de Sartiges, Les Mœurs électorales aux États-Unis
“ TRIMSAIL. — En cela, je suis parfaitement de votre avis ; mais, hélas ! je crains que l’infection ne soit tellement répandue et ne soit si contagieuse que nous ne soyons les seuls membres de la législature qui puissent se vanter de leur indépendance. ”
Armand Boillot, Traité théorique et pratique de droit public et administratif… (1885-1894)
“ Le législateur doit donc avoir la prudence du médecin. En voulant faire intervenir l'autorité pour remédier à tel mal, vous risquez de produire sur un autre point un mal plus grand encore. En voulant favoriser telle partie du corps social, telle classe, tels individus, vous risquez de développer un membre de l'organisme aux dépens de tous. — En second lieu, si les sociétés sont des êtres naturels, non artificiels, n'en faut-il pas conclure le danger des réformes artificielles et brusques qui n'ont pas été amenées par une modification spontanée de la volonté générale? ”
Eugène Pierre, Traité de droit politique, électoral et parlementaire… (1914)
“ On ne voit donc pas bien comment la volonté du législateur pourrait se concilier avec un intérim durant pendant plusieurs mois d'une maladie grave ou pendant le temps nécessaire à la Haute Cour pour vider une accusation portée par la Chambre des députés. Les solutions diverses que nous venons d'examiner ont toutes le défaut grave d'entraîner une interprétation plus ou moins exacte des lois constitutionnelles. ”
Dominique Dufour Pradt, L'Europe et l'Amérique, depuis le congrès d'Aix-la-Chapelle… (1821)
“ Celles-ci, comme le corps humain , doivent s'entretenir par l'observation régulière de leur régime ordinaire : dès que les remèdes violens ou fréquens arrivent, la santé s'en va. Il en est de même ici : le retrait des lois ordinaires donne une secousse à tout le corps politique ”
Léon Duguit,
Traité de droit constitutionnel…
(1925)
“ S'il ne s'agissait que d'une question de bonnes moeurs, peut-être pourrions-nous faire l'expérience de la légalité. Mais il s'agit de bien autre chose... C'est... la préoccupation de la santé publique. Dès qu'une personne est suspecte, il importe de faire ce que fait la préfecture de policé... Le droit est ici avant tout dans la défense de l'intérêt social, et si les formes de la justice ne peuvent s'y prêter, il faut chercher en dehors de ces formes.. J'irai jusqu'à dire qu'ici le droit est, dans une certaine mesure, dans l'arbitraire. ”
P.-H. Millas, Des droits de l'hygiène vis-à-vis de la propriété bâtie et législation en vigueur en France et à… (1898)
“ Habitant une des villes où le mal est le plus grand, en rapport continuel avec ses victimes, témoin des stériles efforts que l'administration, la police, la charité elle-même font chaque jour pour combattre un pareil désordre, il a été évident pour moi que l'autorité seule de la loi pouvait le vaincre, et qu'il fallait avoir recours à son intervention puissante pour faire cesser un état de choses, qui, je ne crains pas de le dire, et je ne serai pas démenti dans cette enceinte, est une honte pour la civilisation et pour l'humanité. ”
Louis-François Bigeon, Le médecin des épidémies de l'arrondissement de Dinan… (1844)
“ Le joug n'est point aujourd'hui patiemment souffert. Sans doute, tous les hommes ne peuvent être également grands, également riches, également heureux, mais la législation doit tendre au bonheur de tous. Les gouvernements deviennent impopulaires, ils chancellent, ils tombent sous les lois d'exception, comme sous le poids des bastions et des armées ruineuses. Si toute justice nous est refusée, trouvons en nous-mêmes, dans l'exposition franche et publique de nos vœux et de nos droits, la force qu'il convient d'opposer aux coups que l'on nous porte. ”
