Nécrobiose

Définition et enjeux

Portrait de Albert Dastre Albert Dastre La vie et la mort (1907)

Nécrobiose. — Atrophie. — Dégénérescence. — Le processus, suivant les circonstances, peut être abrégé ou allongé. Lorsque la mort est le résultat d'une action brutale, les événements se précipitent. Les transformations physiques et chimiques de la matière vivante constituent une sorte d'altération aiguë que Schultze et Wirchow ont appelée nécrobiose. Les pathologistes en ont distingué deux espèces : la nécrobiose par destruction, par atrophie simple, qui fait disparaître graduellement les éléments anatomiques sans leur faire subir de modifications appréciables
Source : Gallica

Daniel Monfallet L'examen des viandes (1904)

A un degré le plus avancé de l'évolution régressive se place un processus qui aboutit fréquemment à la mort graduelle des éléments histologiques. Nous avons ici affaire à une mortification locale et partielle des tissus, c'est-à-dire à la nécrose, nécrobiose ou gangrène.
Toutes les perturbations profondes, de longue durée, peuvent avoir pour conséquence la dégénérescence nécrobiotique.
Source : Gallica

Portrait de Georges Hayem Georges Hayem Clinique de l'hôpital Saint-Antoine… (1900)

Faisons remarquer, en outre, que le terme de nécrobiose pourrait faire croire à un état de mort fonctionnelle des éléments. Or, il est de toute évidence que si les globules rouges des chlorotiques, pâles, déformés, amincis, sont atteints de modification structurale, il ne saurait être question d'un état de destruction. On ne doit pas perdre de vue que dans les cas de chlorose un peu accentuée, tous les globules rouges sont anormaux, presque sans exception. La vie serait impossible si l'altération en question était de nature nécrobiotique.
Source : Gallica

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