“ J’appelle enthymème [5] un syllogisme oratoire et exemple une induction oratoire. Tout le monde fait la preuve d’une assertion en avançant soit des exemples, soit des enthymèmes, et il n’y a rien en dehors de là. Aussi, comme il est absolument nécessaire que l’on ait recours soit au syllogisme, soit à l’induction pour faire une démonstration concernant un fait ou une personne (alternative que nous avons reconnue dans les Analytiques [6] , il s’ensuit que chacun de ces deux moyens (dans la rhétorique) est identique à chacun des moyens correspondants (de la dialectique) . ”
Citations sur “xyleme”
Jules Oppert,
Le peuple et la langue des Mèdes
(1879)
“ Je crois qu'il est l'idiome de ces « Scythes qui, avant d'être chassés par Cyaxarès, ont « régné sur la Médie pendant vingt-huit ans, et qui cer« tainement n'ont pas manqué de laisser quelques traces « de leur terrible domination. Je suppose, en outre, que « l'usage d'écrire en plusieurs langues est plus ancien « qu'on ne l'a cru, et qu'il date, non pas du grand Cyrus, « mais réellement de Cyaxarès. « Je remplace pour cela dorénavant le nom de texte ou « traduction médique par celui de scythique. » ”
“ Il y avait auprès du xyste un stade et des promenades plantées de platanes, avec des sièges en maçonnerie. Xyste vient du verbe ξύω polir, racler, parce que les athlètes se raclaient la peau avec des strigiles, et se frottaient d’huile. Chez les anciens Romains, un xyste était un parterre de fleurs et d’arbustes, au milieu d’un péristyle ; une allée droite et régulièrement plantée dans un jardin. ”
Eusèbe de Salle,
Histoire générale des races humaines…
(1849)
“ Les Scythes que nous réservons pour les derniers parce que leur histoire est la plus connue, mais aussi la plus longue et la plus concluante , les Scythes rapportent leur origine au midi et à l'orient. Les nègres n'ont pas d'annales et nous réduiront aux analogies tirées de leurs langues et de leur organisation. ”
“ Les Scythes reprochent aux Grecs leurs bacchanales, et pensent qu’il est contraire à la raison d’imaginer un dieu qui pousse les hommes à des extravagances. Lorsque Scylès eût été initié aux mystères de Bacchus, un habitant de Borysthène se rendit secrètement à l’armée des Scythes : « Vous vous moquez de nous, leur dit-il, parce qu’en célébrant les bacchanales, le dieu se rend maître de nous. Ce dieu s’est aussi emparé de votre roi ; Scylès célèbre Bacchus, et le dieu l’agite et trouble sa raison. Si vous ne voulez pas m’en croire, suivez-moi, et je vous le montrerai. » ”
Jules Oppert,
Rapport adressé à S. Ex. M. le ministre de l'Instruction publique…
(1856)
“ Cette dernière défaite a arrêté la civilisation que les Scythes s'étaient acquise, et plus tard refoulés dans des régions négligées par la nature, forcés à cette vie nomade qui les rendit complélement incapables d'occupations civilisatrices, ils n'apparaissent plus que comme ennemis, des sciences et des arts. répandu de la langue scythique en Médie, dont les premiers habitants touraniens furent soumis par une race arienne, parlant la langue perse. ”
Louis Binaut, Revue des Deux Mondes
“ Le drame, parlant à la foule, pouvait moins que toute autre poésie échapper à cette influence des choses ; Eschyle la reçoit tout entière, et de la l’unité et la concentration de sa pensée. Terminons par une dernière réflexion, pour achever d’éclaircir l’idée principale qui nous a inspiré cette étude. On a dû voir, ce nous semble, par cet exposé, que partout dans Eschyle se manifeste de la manière la plus éclatante l’énergie de la liberté humaine, telle qu’elle se développe dans la Grèce, avec ses plus hautes applications à l’état et à l’intelligence. ”
Charles Rollin,
Oeuvres complètes de Rollin. Tome 3
(1826)
“ Il y avoit anciennement des Scythes en Europe et en Asie, situés pour la plupart vers le septentrion. Il s'agit ici principalement des premiers, c'est-à-dire de ceux d'Europe. (I) Les historiens, dans les relations qu'ils nous ont laissées des mœurs et du caractère des Scythes, en disent des choses tout à fait opposées, et qui semblent absolument se contredire. D'un côté, ils les représentent comme les peuples du monde les plus justes et les plus modérés : de l'autre, ils en font une nation féroce et barbare, qui porte la cruauté à des excès qui font horreur à la nature. ”
Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort,
Fables de La Fontaine. Tome 2
(1825)
“ FABLE XX. Le Philosophe scythe. Un philosophe austère, et né dans la Scythie, Se proposant de suivre une plus douce vie, Voyagea chez les Grecs, et vit en certains lieux Un sage assez semblable au vieillard de Virgile 1, Homme égalant les rois, homme approchant des dieux, Et, comme ces derniers, satisfait et tranquille. Son bonheur consistoit aux beautés d'un jardin. Le Scythe l'y trouva qui, la serpe à la main, De ses arbres à fruit retranchoit l'inutile, Ebranchoit, émondoit, ôtoit ceci, cela, Corrigeant partout la nature Excessive à payer ses soins avec usure. ”
Ernest Zyromski, L'orgueil humain (1904)
“ Eschyle, qui pliait la légende à sa pensée si forte et capable de plonger dans le passé et dans l'avenir, semble esquisser, avec les tours brusques de son génie prophétique, l'évolution de l'œuvre humaine et la marche essentielle des choses, en montrant, avec Prométhée, l'éveil puissant et les ressources indéfinies de l'homme appuyé sur l'amour de la nature, et, avec Hercule, la maîtrise grandissante de l'homme appuyé sur la nature domptée, c'est-à- dire sur la science. ”
Adolf Erik Nordenskjöld, Voyage de la "Vega" autour de l'Asie et de l'Europe… (1883-1885)
“ Ils n'ont guère de troupeaux, le pays manquant de pâturages. - Jusqu'à cette peuplade chauve, on connaît actuellement assez bien la contrée et les nations qui l'habitent, car quelques Scythes les jréquentent, et il n'est pas difficile d'obtenir des informations, soit d'eux, soit des Grecs du port du Borysthène et des autres ports du Pont-Euxin. Ceux des Scythes qui se rendent chez les Grecs ont besoin pour leurs affaires de sept interprètes, parlant sept langues différentes. Jusque-là on sait quelque chose; plus loin personne n'est en état de rien dire avec certitude. ”
Gottfried Wilhelm Leibniz,
Nouveaux Essais sur l’entendement humain
“ Or toutes ces langues de la Scythie ont beaucoup de racines communes entre elles et avec les nôtres, et il se trouve que même l’arabique (sous laquelle l’hébraïque, l’ancienne punique, la chaldéenne, la syriaque et l’éthiopique des Abyssins doivent être comprises) en a d’un si grand nombre et d’une convenance si manifeste avec les nôtres qu’on ne le saurait attribuer au seul hasard, ni même au seul commerce, mais plutôt aux migrations des peuples. ”
Jules Berger de Xivrey, Essais d'appréciations historiques… (1837)
“ Mais qui nous dit qu'un aussi riche héritage de sciences et d'observations, exploité aujourd'hui par un peuple comme étaient les anciens Égyptiens, n'aurait pas étendu bien davantage ce domaine intellectuel de notre époque ? Quoi qu'il en soit, l'art si important de l'écriture , en passant de l'Égypte aux Hébreux, aux Phéniciens, apporta à ces peuples une direction d'idées toute différente, qui caractérisa ensuite un pays alors nouveau, cette Europe aujourd'hui vieille, et où les Phéniciens semèrent le germe fécond des arts. ”
Alfred Gilly, La science du langage (1865)
“ Ici il n'y a que des nuances tenant plutôt à la diversité des lieux où vécurent des peuples frères, qu'à une constitution intellectuelle différente. Elles se fondent dans une individualité unique, image de l'unité divine que proclame la conscience des Sémites. Si de l'extérieur de cette forme de langage nous pénétrons à l'intérieur, l'organisme des mots et des phrases nous apparaît comme moulé sur les opérations d'une intelligence essentiellement monothéiste. La manifestation la plus vraie comme la plus éclatante du génie qui a présidé à la formation des mots, se produit dans le verbe. ”
G. Perrot, Revue des Deux Mondes
“ Comme d’ailleurs, parmi les gens mêmes qui passent pour instruits, il n’y en a qu’un très petit nombre qui soient en état de lire Eschyle dans le texte grec, c’est rendre service à sa gloire que de mettre, au moyen de fidèles traductions, le grand poète athénien à la portée du public français. ”
Ernest Renan,
Histoire générale et système comparé des langues sémitiques…
(1855)
“ Souvent même on rapporte à ces hordes de Sémites errants l'invasion de l'Egypte par les Hyksos 2. Ce sont là, je l'avoue, des hardiesses qu'il ne me paraît pas bon d'imiter. Quand on voit des hommes aussi habiles que MM. Hitzig, Movers, Quatremère soutenir, le premier, l'origine arienne; le second, l'origine sémitique; le troisième, l'origine africaine des Philistins, et expliquer le petit nombre de mots qui nous restent de leur langue par le sanscrit, l'hébreu, le berber, la défiance est naturellement commandée. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ Les Scythes paraissent être la même race que les Tchoudes ou Finnois ; on y comprenait aussi des Turcs et des Tartares. scythie (petite-) , nom donné : 1o à une partie de la Chersonèse Taurique et au pays situé plus au N. jusqu’au Borysthène (gouvt russe de Tauride) : 2o à une partie de la Thrace entre le Pont-Euxin à l’E., le Danube au N. et à l’O., et l’Hémus au S. (auj. la Dobroudcha) ; elle forma, sous l’empire romain, une province de Scythie, qui était comprise dans la préfecture d’Orient et le diocèse de Thrace, et qui avait pour ch.-l. Tomes. SCYTHOPOLIS, d’abord Bethsan, auj. ”
Eugène Nageotte, Histoire de la littérature grecque depuis ses origines jusqu'au VIe siècle de notre ère… (1889)
“ Quant à la langue, elle est en parfaite harmonie avec la grandeur et la sévérité des pensées que le poète veut exprimer. Riche de couleur et d'images, elle va, dans sa hardiesse, jusqu'aux dernières limites de l'expression poétique. L'imagination d'Eschyle a chaussé elle-même le cothurne que le poète avait donné à ses acteurs. On ne peut faire à ce style qu'un reproche, c'est que quelquefois il pèche par un excès même de poésie et qu'il lui arrive à force de se hausser, de se grandir, de paraître exagéré et même enflé. ”
Francis Wey,
Histoire des révolutions du langage en France
(1848)
“ Rien de semblable n'aurait eu lieu, si Eschyle, Aristote et Démosthène eussent écrit et parlé en sanskrit, ou si Virgile, Cicéron, Sénèque et Lucrèce avaient apporté au Forum et dans les écoles la langue de l'ancienne Grèce. Tant que le langage d'un peuple n'est pas devenu littéraire et classique, ce peuple n'est pas constitué, parce que l'esprit public est encore à naître. ”
Ernest Renan,
Histoire générale et système comparé des langues sémitiques…
(1855)
“ Est-ce à dire que tous les dialectes eussent dès l'origine leur existence individuelle, qu'il y en eût un qui fût le syriaque, un autre qui fût l'hébreu, un autre qui fût l'arabee Non, sans doute: c'est à une époque bien postérieure que telles et telles propriétés grammaticales sont devenues, en se groupant, le trait distinctif de tel et tel idiome. Ces propriétés existaient d'abord dans un mélange qu'on a pu prendre pour la synthèse, mais qui n'était que la confusion. L'esprit humain ne débute ni par la synthèse ni par l'analyse, mais par le syncrétisme. ”
Jules Berger de Xivrey, Essais d'appréciations historiques… (1837)
“ Les Phéniciens reçurent de l'Égypte son caractère démotique, qui, appliqué à leur langue, devint réellement pour la première fois, chez eux ou chez les Hébreux , purement phonétique. Car les Égyptiens, par cette chaîne non interrompue de leurs trois écritures, voyaient à la fois des sons et des idées dans les signes phonétiques de leur écriture populaire. ”
Carl Joseph Hefele,
Le Cardinal Ximenès et l'Église d'Espagne…
(1856)
“ A mesure que les travaux d'Athias, de Buxtorf, du juif Norzi de Mantoue, de J.-H. Michaëlis de Halle, du professeur Kennicott d'Oxford, du professeur de Rossi de Parme, répandent la lumière sur le texte primitif et réparent les injures du temps, le grand ouvrage de Ximénès sort peu à peu d'entre les mains des savants pour être relégué dans l'ombre des bibliothèques. Tel est le sort des œuvres humaines les meilleures et les plus admirées, d'être surpassées dans la suite par des œuvres plus parfaites encore. ”
“ Ainsi donc, comme les enthymèmes sont des syllogismes qui portent sur telle ou telle chose, presque toujours les conclusions des enthymèmes et leurs points de départ, abstraction faite du syllogisme, sont des sentences. Exemple : Un homme qui a du bon sens ne doit jamais enseigner à ses enfants une science superflue. Cela est une sentence. Si l’on y ajoute la cause et la raison, le tout formera un enthymème. ”
Conrad Malte-Brun,
Géographie complète et universelle…
(1856)
“ Tous les écrivains postérieurs, qui mettent de l'exactitude dans leurs expressions, ne nomment plus dans ces régions que les Sarmates, dont les RllOxolani, les Jazyges, les Jaxamates et autres paraissent faire partie. Si les poëtes et les orateurs continuèrent à à désigner sous le nom de Scythes les nations au nord de l'Ister et du PontEuxin, c'est un effet de l'habitude et de l'imitation. Les historiens byzantins surtout ont fait revivre le nom de Scythes; mais ils l'appliquent vaguement à tous les peuples venus du nord-est de l'Europe et de l'Asie. ”
Honoré Chavée,
Revue de linguistique et de philologie comparée
“ Cette branche curieuse de l’anatomie du langage rend surtout de grands services lorsqu’on se propose de comparer entre eux les monosyllabes premiers ou irréductibles de chaque système de langues. Le corps du mot sémitique, par exemple, ne naît pas et ne se développe pas de la même manière que le corps du vocable aryaque, et la forme chinoise, pour prendre un autre exemple, diffère autant de la forme syro-arabe que de la forme indo-européenne. Dès l’année 1855, dans Moïse et les langues, j’essayai démontrer de quelle haute valeur scientifique peut être la morphologie comparative ”
Joseph Halévy,
Mélanges de critique et d'histoire relatifs aux peuples sémitiques…
(1883)
“ Les langues isolantes, au contraire, ne disposant que de la racine nue, sont obligées de restreindre autant que possible les équivoques résultant de la diversité de sens ; et, d'ordinaire, elles obvient à cet inconvénient, soit en juxtaposant deux ou trois racines l'une à l'autre, soit en précisant le sens des syllabes homophones au moyen de diverses intonations ou de signes déterminatifs. Ce. dernier procédé est, comme on sait, très fréquemment mis; en oeuvre dans l'écriture hiéroglyphique des Égyptiens. ”
Joseph Halévy,
Mélanges de critique et d'histoire relatifs aux peuples sémitiques…
(1883)
“ « ils ont fait (= on a fait) accomplir ou exécuter mes ordres dans (m. à m. au milieu) ces pays ». A côté de se, le syllabaire assyrien possède encore un signe si « corne » qui comme verbe signifie « remplir » (malû) et qui doit venir de la même racine. Si je ne me trompe, le phonème zi (53 c) = nasahu « enlever, écarter », se rattache à la racine sémitique mt ou ;mt malgré le complément gi, car il y a lieu de croire que les compléments phonétiques n'indiquent la terminaison du thème sacerdotal que d'une façon sommaire. ”
Joseph Halévy,
Mélanges de critique et d'histoire relatifs aux peuples sémitiques…
(1883)
“ C'est d'ailleurs une supposition toute gratuite et. un subterfuge tellement désespéré qu'il est inutile de le combattre. La seule solution raisonnable qui s'impose dans ces circonstances, c'est celle de voir dans les textes sui generis rédigés par des Sémites assyriens, l'expression de la langue sémitique assyrienne figurée au moyen d'un système différent du système phonétique vulgaire, et nous arrivons ainsi à l'hypothèse de l'allographie hiératique qui rend compte de tout et concorde avec tous les faits établis. ”
“ Je leur demandai s’il était préférable de laisser périr tous les hommes ou d’en sacrifier une partie ; je leur démontrai qu’en dix ans la contrée zahelale serait envahie par les Formes, et en vingt ans le pays des Khaldes, des Sahrs, des Pjarvanns et des Xisoastres ; puis, ayant ainsi éveillé leur conscience, je leur fis reconnaître que déjà un sixième du redoutable territoire était revenu aux hommes, que par trois côtés l’ennemi était refoulé dans la forêt. ”
“ Il est impossible à l’Homme de ne pas frissonner en lisant cette monographie des êtres que Bakhoûn nomme les Xipéhuz, ces détails désintéressés, jamais poussés au merveilleux systématique, que l’antique scribe révèle sur leurs actes, leur mode de progression, de combat, de génération, et qui démontrent que la race humaine a été au bord, du Néant, que la Terre a failli être le patrimoine d’un Règne dont nous avons perdu jusqu’à la conception. ”
Étienne Bonnot de Condillac,
Oeuvres de Condillac. Vol. 10…
(1798)
“ Des opinions des Scythes et de celles des Celtes. PAR la Scythie les Grecs entendoient les régions septentrionales de l'Asie et de l'Europe, et quelquefois seulement celles de l'Asie. Selon eux, les peuples de ces contrées ont été par la nature ce que les autres n'avoient pu devenir par l'étude. C'est que la nature, qui donne aux Barbares moins de besoins, leur donne aussi moins de vices ; au lieu que les nations policées ont plus de vices, parce qu'elles s'étudient à multiplier leurs besoins. ”
