Foyer

Définition et enjeux

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Œuvres complètes de Lamartine

Premier rayon du ciel vu dans des yeux de femmes,
Premier foyer d’une âme où s’allument nos âmes,
Premiers bruits de baisers au cœur retentissants !
Adieux, retours, départs pour de lointaines rives,
Mémoire qui revient pendant les nuits pensives
À ce foyer des cœurs, univers des absents !
Ah ! que tout fils dise anathème
À l’insensé qui vous blasphème !
Rêveur du groupe universel,
Qu’il embrasse, au lieu de sa mère,
Sa froide et stoïque chimère
Qui n’a ni cœur, ni lait, ni sel !
Du foyer proscrit volontaire,
Qu’il cherche en vain sur cette terre
Un père au visage attendri
Source : Wikisource

Charles Alexandre Souvenirs de Lamartine : fragment lu dans la séance publique de l'Académie de Mâcon… (1876)

Ici et là, des canapés, de vieux fauteuils
en désordre, dérangés par des visites récentes d'amis, des meubles vivants, non ces meubles rangés et morts des salons toujours vides des familles froides et sans amitiés. Les murs animés, colorés de tableaux, les statuettes brillant dans leur blancheur de cygne sur les couleurs sombres des toiles et des rideaux, le clair obscur du crépuscule, la cheminée illuminée des flammes de la bûche de Noël toujours allumée, le foyer chaud d'hospitalité, la poésie d'intérieur, tout charmait les yeux et le cœur; ce foyer avait une âme.
Source : Gallica

Victor Giraud  Revue des Deux Mondes

Le sens premier, originel, du mot foyer, demeure le sens vrai, à travers toute la France, ou au moins la véritable et permanente origine des sentimens qu’il enferme maintenant, de manière si abondante. C’est la cheminée, la pierre du foyer, — le centre de la vie domestique, autour duquel la famille se groupe, formant un tout, distinct de tout autre groupe, dans ce monde confus et bruyant, complet en chacun, et qui vous libère, lorsqu’on y réside, de tout le reste de l’humanité.
Source : Wikisource

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